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Dossiers de candidature | Prix Revue de l’année Le Devoir 2020

Le prix Revue de l’année Le Devoir sera octroyé dans le cadre de la remise des Prix d’excellence de la SODEP 2020. Présenté par Le Devoir, avec qui nous collaborons pour la première fois, ce prix vise à encourager les éditrices et les éditeurs à prendre le temps de découvrir le travail de leurs pairs et de souligner l’excellence d’une revue ! La revue lauréate recevra l’équivalent de 10 000 $ sous la forme d’un publicourriel dédié.

Vous trouverez ci-dessous les onze dossiers de candidature composés d’un texte et de pièces justificatives à consulter. Vous avez jusqu’au 3 mars 2020, 17 h pour voter en cliquant sur le lien ci-dessous.

Notez que chaque revue détient un seul droit de vote et qu’une éditrice ou un éditeur ne peut pas voter pour sa propre revue. Consulter la version complète des règlements.

VOTER POUR LA REVUE DE L’ANNÉE

24 IMAGES | CIRCUIT, MUSIQUES CONTEMPORAINES | ESPACE | ESSE ARTS + OPINIONS | ÉTUDES LITTÉRAIRES | LE SABORD | LIBERTÉ | L’INCONVÉNIENT | MAGAZINE GASPÉSIE | NOUVEAU PROJET | VIE DES ARTS

24 images

Comment redéfinir le rôle d’une revue de cinéma en 2019? C’est le défi que s’est lancé le comité de rédaction de 24 images. Depuis le milieu des années 2000, la revue s’est distinguée par sa capacité à se déployer sur plusieurs plateformes afin de rejoindre le plus grand nombre de cinéphiles et de proposer des textes complémentaires et diversifiés.

En quelque sorte, 2019 a marqué l’aboutissement d’années de réflexion sur le mandat de la revue. En proposant désormais quatre fois par an une revue papier (conçue comme un croisement entre le livre et la revue traditionnelle) qui se déploie sur plus de 160 pages, 24 images se concentre plus que jamais sur des dossiers de fond (La sériephilie (no. 190) ; Les nouveaux territoires du cinéma québécois (no 191) ; L’horreur politique (no 192) ; Le cinéma des années 2010 (no 193)) qui ancrent l’actualité esthétique et politique du cinéma dans une réflexion plus large sur son présent et son avenir. Fruit d’un travail plus collectif que jamais, chaque numéro comporte en outre d’imposants index de films, qui rassemblent parfois plus de 70 notices. Les dossiers forment donc le cœur de la revue et cherchent, tout comme l’indique son nouveau format hybride, à allier la rigueur de l’analyse, l’accessibilité et la pertinence contemporaine que vise une revue culturelle non académique. Pour chaque numéro, des articles spécifiques sur la création canadienne et québécoise permettent de mieux distinguer notre cinématographie au niveau mondial. En outre, chaque numéro comporte le DVD d’un film canadien ou québécois, produit spécialement pour l’occasion et accompagné d’un long entretien avec le/la cinéaste.

En complément de ce recul indispensable par rapport à l’instantanéité des médias actuels, le site Internet de la revue se distingue par son dynamisme et sa capacité à prendre en compte l’actualité en publiant chaque semaine critiques exclusives, blogues et textes personnels de cinéastes invités. Cette intense activité de publication est reflétée par l’intérêt que suscite la page Facebook de la revue, qui publie deux nouvelles par jour pour ses 5351 abonnés.

La participation de cinéastes au site de la revue témoigne d’une volonté d’ancrage dans la communauté qui s’est concrétisée en 2019 à travers un partenariat avec le Cinéma Moderne, qui nous a permis d’inviter 10 cinéastes internationaux pour des rétrospectives inédites : plus de 40 projections, 2850 spectateurs, une dizaine d’ateliers, des rencontres entre ces cinéastes et des créateurs québécois, de même que des entretiens, vidéos, et textes sur le site, ont résulté de cette initiative.

Plus que jamais, 24 images s’affirme comme une revue de cinéma indispensable au Québec, et comme un organisme qui cherche constamment à se renouveler à travers sa prise en compte de l’évolution des médias. Ainsi, après avoir été la première revue à avoir créé une balado, nous avons pris le temps de repenser à nouveau ce médium afin de proposer désormais deux émissions d’une heure par mois qui privilégient la réflexion de fond sur des films spécifiques à de courtes chroniques. Une autre façon de réfléchir le cinéma… en attendant le prochain projet.

Circuit, musiques contemporaines

L’année 2019 a été exceptionnelle pour la revue Circuit ! Le premier numéro de l’année, consacré au compositeur d’envergure internationale Pascal Dusapin, s’est retrouvé en vitrine de la librairie montréalaise Le Port de tête et mis en valeurs à Paris par la Médiathèque de l’Ircam. Ce numéro – illustré par le compositeur lui-même et incluant un manuscrit de la célèbre chanteuse Barbara Hannigan – a de plus été présenté dans trois conférences du rédacteur en chef Maxime McKinley en Belgique, en marge de la création du huitième opéra de Dusapin à la Monnaie de Bruxelles. Le second numéro de 2019, codirigé par Robert Hasegawa et le secrétaire de rédaction et coordonnateur administratif de la revue, Paul Bazin, a aussi bénéficié d’une belle visibilité internationale par le truchement de la Fondation Ivan Wyschnegradsky, qui l’a annoncé avec éloges à ses membres. Ce numéro fut en outre l’occasion de souligner les 80e et 90e anniversaires de deux compositeurs majeurs de la scène montréalaise, également fort estimés à l’étranger : respectivement Bruce Mather et alcides lanza (avec minuscules, comme il se doit). Enfin, le troisième numéro, codirigé par le rédacteur en chef et Emanuelle Majeau-Bettez, membre de notre comité de rédaction et figure montante de la relève musicologique à Montréal, a été l’occasion de célébrer trois ensembles de chambre indispensables à Montréal : les quatuors Bozzini, Molinari et Quasar. De plus, la rubrique Actualités y est entièrement consacrée à Katia Makdissi-Warren, compositrice dont l’ensemble OktoÉcho vient de recevoir le prix Opus « Inclusion et diversité », remis par le Conseil québécois de la musique et le Conseil des arts de Montréal. Ainsi, ce dossier inclut un poème de la poète innue Joséphine Bacon, aborde la question du chant inuit et l’enjeu de la cohérence des métissages musicaux, entre autres. Cette année fut donc ponctuée de publications ouvertes sur le monde, engagées dans leur milieu, et sensibles aux enjeux d’aujourd’hui.

Présente en ligne via les médias sociaux (près de 1 250 personnes suivent la revue sur Facebook) et les suppléments web de son site Internet, Circuit a également attiré beaucoup d’attention avec sa vidéo consacrée au Trésor de la langue de René Lussier, en collaboration avec La Fabrique culturelle et la SODEP. Tout au long de l’année, la revue a été présente en librairie ainsi que lors de plusieurs kiosques en marges de concerts, non seulement à Montréal mais aussi dans d’autres villes telles que Québec, Toronto ou San Francisco. Par le truchement d’entrevues, le rédacteur en chef a contribué à la visibilité à la revue dans des médias largement consultés comme La Scena Musicale au Québec ou le site Internet ResMusica en Europe. Il a aussi été présent avec constance sur le terrain, tant dans les milieux musicaux spécialisés que lors d’évènements s’adressant à un plus large public (participant par exemple à une table ronde au Salon du livre de Montréal). Enfin, dans la foulée du rayonnement international de la revue en 2019, Circuit est maintenant disponible en Europe grâce à la Librairie Monnier à Paris et la plateforme en ligne La Flûte de Pan.

espace

2019 marque une année importante pour la revue ESPACE art actuel. Soulignant les cinq ans de la refonte de notre publication, le bilan nous offre un horizon des plus optimistes. Depuis 2014, la revue s’est engagée dans un chapitre inédit, impliquant non seulement une nouvelle direction éditoriale, mais aussi une révision de son mandat. Ainsi, en phase avec les enjeux culturels actuels, c’est dorénavant la notion de spatialité qui dirige notre contenu, lequel est dédié aux arts visuels et aux théories qui s’y arriment. À cela s’ajoute notre présence à la fois pérenne et croissante dans les foires d’art contemporain telles que PAPIER (Montréal), mais aussi dans des prestigieuses foires spécialisées en édition, comme Volume Mtl, Edition Toronto Art Book Fair et Offprint Paris.

Au-delà des foires, le développement à l’international d’ESPACE implique également une participation de l’équipe de la revue à des colloques au Québec (L’art dans l’espace public, Université Laval/Ville de Québec; Art actuel, vie quotidienne et nature, Manif d’art/MNBAQ) et en France (Transparence/Transparaître II, Centre de recherche en arts et esthétique/Université de Picardie Jules Vernes), cela afin de consolider nos échanges avec les sphères académiques et scientifiques.

À la lumière de ces précisions, 2019 apparaît non seulement comme une année de bilans positifs, mais aussi comme le début d’un nouveau chapitre. En effet, comme en témoignent les trois dossiers thématiques publiés durant l’année (Point de vue animal, De la destruction et Transparence), la revue articule avec une force renouvelée sa volonté de faire écho aux enjeux sociétaux les plus urgents. Cette visée prend forme à travers les textes analytiques et les essais critiques qui sont au cœur de notre publication, mais elle se manifeste également à travers nos activités satellites, notamment les soirées espace_discussion. Suivant une formule de panels conviviaux, ces soirées réunissent des historien.ne.s de l’art, des artistes et des spécialistes de disciplines connexes en lien avec le dossier thématique abordé. À cela s’ajoute le fait que 2019 fut une année particulièrement riche en termes de partenariats, à l’exemple de nos collaborations fécondes avec la Manif d’art, MOMENTA | Biennale de l’image, ELEKTRA, Mois Multi, ainsi que le Festival TransAmériques (FTA), qui en plus d’un échange de visibilité nous accueillit pour un événement espace_discussion à même leur quartier général durant la tenue du festival. Si les partenariats médias sont nombreux et inhérents à la volonté de la revue de rejoindre un public diversifié, nous constatons aujourd’hui le fruit de cette approche dialogique, puisque l’attrait de la revue est de plus en plus affirmé auprès des organismes avec qui nous collaborons, parfois depuis plus d’une décennie, comme par exemple le Festival des films sur l’art (FIFA).

Pour conclure, la fin de l’année 2019 fut ponctuée d’un projet particulièrement stimulant, soit l’amorce d’un dialogue avec la communauté artistique de la Martinique, ce qui nous permet d’envisager le développement de collaborations ciblées dans l’axe de la francophonie dans les Amériques pour les années à venir.

esse arts + opinions

La revue Esse soulignait en 2019 ses 35 ans d’existence. Or, plutôt que de marquer l’événement par des activités festives, nous avons choisi de renforcer notre engagement social en publiant des dossiers thématiques (95 Empathie, 96 Conflits et 97 Appropriation) mettant de l’avant des réflexions qui correspondent à notre volonté, en tant qu’éditeurs, de prendre part aux débats de société. Le dossier Appropriation a été le point culminant de cette série et nous en avons fait l’objet d’une table ronde que nous avons présentée à la foire Papier en avril 2019. Plus posés que les discours polarisés qui dominent habituellement les médias, les propos de cette rencontre ont permis d’observer sous un angle différent les questions de l’appropriation artistique et culturelle. L’entretien a été diffusé intégralement sur viméo, jetant les bases du dossier de notre numéro de septembre, dont l’éditorial a aussi été publié dans la chronique Des idées en revues du journal Le Devoir.

En mai 2019, Esse a reçu, pour une deuxième fois chacun, le prix Meilleur magazine : art, littérature et culture du Canadian Magazines Awards et le prix Silver : Print Magazines – Art, Architecture, Design and Music du International Creative Media Award. Le déploiement international de la revue a également été foisonnant avec la participation à de nombreuses foires d’art et d’éditions (dont Untitled à San Francisco ; Armory Show à New York ; Expo Chicago ; Frieze à Londres ; OffPrint, Paris Photo et FIAC à Paris) ainsi qu’à plusieurs événements au Canada, incluant la Vancouver Art Book Fair, la foire Edition à Toronto. Nous avons aussi lancé nos numéros à l’extérieur de Montréal, notamment à l’Esker Fondation à Calgary et lors de l’exposition Le cabinet des censuré.e.s présentée par Folie Culture à Québec.

La publication du livre Le désordre des choses. L’art et l’épreuve du politique est venue renforcer notre mandat d’éditeur engagé. Cette publication spéciale propose, dans un judicieux mélange des genres allant de la poésie à l’analyse critique, de réfléchir plus en profondeur sur le sens que prend le désordre lorsque l’art et le politique se chevauchent.

En 2019, nous avons aussi amorcé une restructuration complète de notre image de marque pour mieux l’arrimer avec la ligne graphique de la revue en revoyant l’ensemble de nos outils de communication, réseaux sociaux, autopromotion, etc. Nous en avons profité pour renouveler le logo de notre encan-bénéfice Vendu–Sold, dont la onzième édition, toujours au MBAM, a accueilli plus de 300 personnes. Le rebranding nous a permis d’augmenter notre impact sur nos réseaux sociaux qui rejoignent une importante communauté d’amateurs et amatrices d’art. Nous avons également publié de nombreux textes inédits sur le site esse.ca, incluant un important entretien avec le duo d’artistes Cozic pour souligner leur rétrospective au MNBAQ. Ces textes suivent de près l’actualité et participent à la vitalité de la communauté artistique.

Études littéraires

Revue scientifique avec comité de lecture, dont le rayonnement est international, Études littéraires, fondée en 1968, est une revue de littérature générale et comparée financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC).

Dans la dernière année, la revue Études littéraires s’est illustrée par le caractère novateur et la richesse des thèmes proposés. Paru au printemps 2019, le volume 48, 1-2 présente un double dossier, intitulé « Le carnet pour lui-même ». Dirigé par François Dumont (U. Laval), il analyse un bel ensemble de carnets d’écrivains – que ce soient ceux d’auteurs précurseurs ou plus contemporains. Ce faisant, il déplace les cadres habituels de lecture et invite à reconsidérer la conception que nous nous faisons de la littérature même dans son processus. S’intéressant à un objet de recherche rare et peu exploré jusqu’à présent sous cet angle – moins génétique qu’esthétique – le numéro se distingue par la nouveauté radicale de sa réflexion sur l’acte d’écrire.

Consacré aux « Approches écopoétiques des littératures française et québécoise de l’extrême contemporain », le dossier suivant (48,3, juillet 2019) est dirigé par J. Defraeye et É. Lepage (U. de Waterloo). Se donnant pour aire d’analyse les littératures française et québécoise de l’extrême contemporain (début du XXIe siècle), les articles réunis dans cette publication explorent et renouvellent entièrement les relations au paysage et à la nature en donnant notamment à lire des analyses de textes autochtones. Le numéro démontre, s’il le fallait encore, à quel point l’étude des questions environnementales en contexte littéraire fournit aujourd’hui à la recherche en littérature une de ses perspectives les plus fertiles.

La plus récente livraison d’Études littéraires (vol. 49,1), dirigée par M.-A. Beaudet et M. Bédard (U. Laval), porte sur « Jeanne Lapointe ». Première femme professeure de littérature de la Faculté des lettres de l’Université Laval, elle a joué un rôle majeur dans la modernisation des perspectives critiques en enseignement et en recherche universitaires au Québec. Elle demeure toutefois trop peu connue et ce dossier modifie à jamais le relief d’une époque qui est celle de Cité libre pour montrer l’émergence de la figure de l’intellectuelle féministe qu’est Jeanne Lapointe, et faire entendre sa voix dans tous les secteurs – public et privé – où elle aura œuvré et laissé son empreinte indélébile.

Au cours de la dernière année, la revue Études littéraires a donc publié trois numéros diversifiés, riches et à l’avant-garde de la recherche. Elle s’est démarquée par ses thèmes qui rejoignent un vaste public, touchant à des enjeux actuels majeurs tels que la définition même de l’œuvre littéraire, les liens entre l’écologie et la littérature, et la place des femmes au sein de la société québécoise.

Pièces justificatives

Études littéraire Approches écopoétiques

Études littéraires Le carnet pour lui-même

Études littéraires Jeanne Lapointe


LE SABORD

Depuis 36 ans, Le Sabord se démarque parmi les périodiques culturels en se présentant comme la seule et unique revue offrant une vitrine tant à la création littéraire qu’à la création visuelle contemporaine. En effet, depuis sa création en 1983, l’équipe de cette revue basée à Trois-Rivières rassemble en ses pages des textes appartenant à différents genres littéraires (poésie, nouvelles, récits et autres) et des œuvres issues de diverses disciplines artistiques (peinture, photographie, sculpture, installation, performances, etc.) autour d’un thème évocateur, pour une expérience de lecture inspirante et intemporelle. Le cahier « création », qui contient les textes d’une dizaine d’auteurs et d’autrices et les œuvres de 6 artistes, est suivi d’une partie «chroniques et entretiens » qui ancre le magazine dans l’actualité littéraire et artistique avec des entrevues dans ces deux champs d’expertise et des comptes rendus sur des parutions récentes.

À chaque numéro, la petite équipe, composée d’Ariane Gélinas à la direction littéraire et de Francine Paul à la direction artistique, déniche textes et oeuvres d’art, s’efforçant pour chaque parution d’offrir une grande variété, faisant se côtoyer auteurs, autrices et artistes aguerri.es et émergeant.es avec un souci de représenter une diversité de points de vue, d’origines et d’expériences.

Pour souligner ses 35 ans, en 2018, Le Sabord avait opéré une refonte de sa grille graphique. Réalisée par la talentueuse Dominique Mousseau, designer graphique, la nouvelle image de la revue se voulait rafraîchissante et actuelle tout en maintenant les standards de qualité et la finition soignée qui font de chaque numéro un véritable objet de collection. Le nouveau design de la revue lui a d’ailleurs valu le Prix d’excellence de la SODEP, catégorie Couverture, pour 2018. En 2019, la revue a poursuivi sa réforme en ajoutant deux chroniques littéraires aux quatre qu’elle publiait habituellement afin de couvrir davantage l’actualité littéraire. L’éditorial, qui était davantage un lieu de présentation et d’articulation des textes et des œuvres présentées, est devenu, à partir de l’automne 2019, un lieu de développement poétique du thème et de prise parole pour l’équipe, davantage centré sur la création qui demeure son leitmotiv.

Au niveau promotionnel, la revue a aussi innové cette année en présentant des capsules vidéos inusitées sur les réseaux sociaux afin de présenter les nouveaux numéros. Le Sabord est aussi très actif dans sa région en bâtissant des partenariats avec des acteurs locaux (Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières et Festival international de la poésie de Trois-Rivières – dont les auteurs phares, en l’honneur du 35e anniversaire de l’événement, ont été invités à écrire dans la revue).

Finalement, Le Sabord a entrepris en 2019 un progressif virage numérique en offrant désormais l’abonnement numérique via les plateformes Flipster et Biblimags. Nous espérons, de cette manière, pouvoir faire connaître plus aisément, et outremer, le magnifique travail réalisé par les auteurs, autrices et artistes d’ici.

Pièces justificatives

Le Sabord no 114 (document PDF)

Chroniques du no 112 (document PDF)

Vidéo promotionnelle du no 112


LIBERTÉ

En 2019, la revue Liberté fêtait son soixantième anniversaire. Pour l’occasion, l’équipe éditoriale a décidé de préparer deux numéros spéciaux, dans son calendrier habituel (septembre, novembre). Ces deux numéros spéciaux visaient à faire un bilan du débat d’idées au Québec – bilan nécessairement non-exhaustif et à l’image de l’esprit éditorial de Liberté aujourd’hui. Les deux numéros prenaient pour point de départ les questions suivantes : Qu’a-t-on gagné ? Qu’a-t-on perdu dans le débat d’idées au Québec, depuis 1959 ? La revue a ainsi proposé une variété de textes proposant des éléments de réponses à ces questions, sous diverses formes (essais, reportages, chroniques, création visuelle, etc.) Ces deux numéros ont été accueillis avec enthousiasme, ils ont bénéficié d’une bonne visibilité et ils ont stimulé plusieurs réflexions très riches. Selon nous, la revue s’est démarquée en produisant ces deux numéros spéciaux parce qu’ils mettent de l’avant des textes originaux, profonds et diversifiés. Ces numéros sont à la fois d’une grande actualité et ils constituent des objets d’une valeur certaine pour les archives.

De plus, la revue a profité de son soixantième anniversaire pour effectuer une refonte graphique. Dès la rentrée 2019, nous avons proposé une nouvelle maquette ainsi qu’un nouveau site web, tous deux conçus par notre directeur artistique, David Turgeon. Liberté a également accueilli deux nouveaux membres sur son comité éditorial : Philippe Néméh-Nombré et Lorrie Jean-Louis. Cela témoigne selon nous du dynamisme de cette publication, dont l’équipe comme le lectorat sont en pleine croissance.

Durant la dernière année, l’équipe de la revue a également posé les jalons de projets qui verront le jour en 2020. Nous prévoyons en effet lancer dans l’année à venir une collection de publications qui paraitront en marge de la revue. Cette collection sera inaugurée par la publication d’un recueil des reportages littéraires parus dans la revue depuis 2017.

Finalement, nous croyons que la revue s’est démarquée en 2019 par son dynamisme général. Nous observons une augmentation marquée tant des ventes que des abonnements. Notre cercle de collaborateurs s’élargit et notre lectorat se diversifie.

Pièces justificatives

Liberté numéro 325

Liberté numéro 326


L’INCONVÉNIENT

2019 a été une année spéciale pour L’Inconvénient : fondée en 2000, la revue vient de terminer sa 20e année de publication.

Depuis sa création, la revue a beaucoup évolué. Au début, il s’agissait d’une revue de format livre qui publiait une dizaine de textes par numéro. En 2014, L’Inconvénient est passé au format magazine illustré en diversifiant ses contenus : en plus de sa section thématique, la revue présente maintenant plusieurs chroniques, un cahier critique sur la littérature, les essais, le cinéma, le jazz, les séries télé, un portfolio d’artiste, des fictions et des poèmes. À la fin de 2018, nous avons revampé la maquette en aérant la mise en page pour rendre la lecture plus fluide et en introduisant des pages colorées pour personnaliser les sections. Un jeune maquettiste nous assiste maintenant dans la conception des couvertures, que nous imprimons sur un papier plus épais pour lui donner plus de corps. En 2019, nous avons recruté aussi deux nouveaux chroniqueurs : la talentueuse romancière Julie Mazzieri et l’essayiste bien connu Robert Lévesque s’ajoutent à notre équipe qui compte plusieurs autres collaborateurs aguerris (dont Georges Privet, Marie-Andrée Lamontagne, Stanley Péan, Geneviève Letarte, Michel Biron et Patrick Nicol). Chaque numéro compte maintenant une vingtaine de collaborations.

En 2019, nous avons publié quatre dossiers liés à notre mandat qui consiste à questionner notre époque et notre société au moyen de l’essai littéraire. Deux d’entre eux ont notamment retenu l’attention dans les médias :

– Publié dans le sillage des affaires SLAV et XYZ, le numéro 76, L’art doit-il être moral ?, s’interrogeait sur les rapports complexes et parfois tendus entre l’art et la morale. Les sept collaborateurs réunis dans ce dossier ont offert des analyses et des réponses nuancées à cette question difficile, qu’on ne peut régler à coups de slogans.

– Le numéro 79 présente un dossier étoffé sur Pierre Vadeboncoeur, sans doute l’essayiste québécois le plus important de la seconde moitié du 20e siècle. Le dossier compte 6 articles d’intellectuels familiers avec son œuvre, ainsi que plusieurs documents inédits : lettres, dessins et photographies, ainsi qu’un entretien avec son fils Alain Vadeboncoeur, médecin bien connu du public. Ce numéro visait à souligner le centenaire de naissance de l’essayiste et le dixième anniversaire de son décès.

– À l’automne 2019, nous avons également lancé une initiative spéciale en vue du numéro 80 qui paraîtra ce printemps et qui aura pour titre : Les 20 meilleurs romans québécois du nouveau siècle. Pour concevoir ce numéro, nous avons réuni un jury de 10 personnes, bien au fait de la littérature québécoise contemporaine, et lui avons donné pour mission de sélectionner collectivement les 20 titres qui se sont le plus démarqués au cours des 20 dernières années.

– Afin de souligner la parution de ce numéro qui marque les 20 ans d’existence de la revue, nous avons noué à l’automne 2019 un partenariat avec le festival Metropolis Bleu. L’un des événements du mois de mai réunira ainsi 6 écrivains qui liront et commenteront en public des extraits de leurs romans sélectionnés par la revue.

Magazine Gaspésie

Un changement majeur est survenu en 2019 : les 60 pages du Magazine Gaspésie sont maintenant toutes en couleurs! La publication en est d’autant plus vivante et attrayante. Depuis deux ans, le magazine a subi un véritable vent de fraîcheur! La trame graphique a été actualisée : nouvelle police, photographies à marges perdues, nouveau sommaire, etc. De leur côté, les textes ont été dynamisés et resserrés et leur ensemble a été harmonisé. De plus, l’iconographie a été bonifiée; un soin particulier est mis dans la recherche d’illustrations rarement diffusées. Dans sa structure, les chroniques sont devenues constantes et un photoreportage orne maintenant les pages centrales de la revue. Déjà présente, la variété des auteurs a été accentuée. Cette diversification dynamise la lecture, passant d’un texte historique à un récit par exemple, permettant ainsi de publier quelques secrets bien gardés, conservés dans la tradition orale. Pour ce faire, la collaboration des citoyens est aussi importante que celle des spécialistes. Une attention est mise pour solliciter la participation de tous, entre autres par des entrevues à la radio lors de l’appel de textes. Enfin, à la fin de plusieurs articles, une pastille extra Web invite désormais les lecteurs à poursuivre leur découverte sur le site Web, en proposant du contenu audio ou vidéo, un diaporama de photos complémentaires, un document d’archives, etc. En continuité avec le site Web, la page Facebook du Magazine offre ces « extras », tout en proposant des débuts d’articles et une question quiz chaque vendredi.

L’objectif principal est de traiter d’histoire de façon contemporaine, tant dans la forme que dans le contenu, d’être un magazine à la fois éducatif et divertissant; ce renouveau a été complété en 2019.

2019 marque également l’année d’un projet d’importance pour le Magazine Gaspésie : les quiz Ça fait l’tour! Ces questionnaires basés sur les numéros du magazine permettent de montrer la variété des thèmes abordés, tout en étant ludique et en faisant la promotion de la revue. Ces quiz ont pris diverses formes : pubs quiz, vox pop, quiz en ligne et même… à la radio! Pour les 90 ans du tour de la Gaspésie, Radio-Canada et Tourisme Gaspésie sont devenus partenaires du projet qui comprenait 6 quiz web sur Radio-Canada et 6 quiz radio à l’émission du retour Au cœur du monde. Des personnalités connues répondaient aux questions et la rédactrice en chef apportait un complément d’information. Le projet a été appuyé par un concours et une campagne publicitaire importante s’est déroulée sur les plateformes de Radio-Canada incluant la télévision et la radio dans l’Est du Québec, et sur le Web dans toutes les régions du Québec. Les quiz ont connu un vif succès et ont permis au Magazine Gaspésie de se démarquer et de joindre un grand nombre de gens.

L’année 2019 est donc empreinte de fraîcheur et d’audace pour le Magazine Gaspésie, tout en poursuivant son mandat de diffusion de la petite et grande histoire de la péninsule avec rigueur et originalité.

NOUVEAU PROJET

Comment mettre davantage en avant les créateurs et leurs œuvres? Cette question a été au centre de la refonte graphique et éditoriale de Nouveau Projet, après sept années d’existence.

En 2019, forte de son deuxième prix de Magazine de l’année au Canada, l’équipe a amélioré les espaces dédiés aux voix fortes du Québec nouveau dans une grille graphique repensée par notre directeur artistique, Jean-François Proulx.

Le recentrage de notre section Commentaires autour d’objets culturels marquants a permis de décortiquer en profondeur des œuvres, ou encore le travail d’artistes. La naissance des Recommandations de la rédaction a servi à mettre en lumière des productions culturelles que nous avons aimé et que nous voulions partager avec notre communauté de lecteurs. La rubrique Dialogue a invité des créatrices comme Caroline Monnet ou Ouanessa Younsi à réfléchir à l’identité et au patrimoine.

Le titre de «collaborateur associé» est lui aussi né avec la refonte. Véronique Côté, Samuel Archibald, Fanny Britt, Olivier Choinière, et Guillaume Corbeil sont désormais les cinq piliers de Nouveau Projet, qu’ils et elles enrichissent de leur parcours créatif respectif.

Valeurs sures

À chaque numéro depuis sa fondation, Nouveau Projet commande une fiction et un poème original à des plumes émergentes, et cette tradition s’est poursuivie en 2019 avec notamment Nelly Desmarais, ou encore Simon Brousseau.

Nous avons aussi conservé l’espace dédié à la bédéreportage, où journalistes et illustrateurs ont l’occasion de travailler ensemble. C’est d’ailleurs l’une des incarnations concrètes du travail rassembleur que nous faisons.

L’objectif de Nouveau Projet est de faire vivre la culture dans la société, de la laisser informer nos choix. Les créateurs et leurs œuvres jouent un rôle incontournable dans l’émergence d’une société plus juste, démocratique et solidaire, respectueuse de la nature et de tous les individus qui peuplent son territoire.

À l’image de la couverture du dernier numéro de 2019, qui clôt également la décennie 2010, Nouveau Projet unit, tisse des liens entre tous les acteurs de changement de la société québécoise. Sur une seule photo, Will Prosper, Dominic Champagne, Safia Nolin et Marc Séguin côtoient Véronique Hivon, Françoise David et Anne-Élisabeth Bossé.

La revue est un carrefour où convergent les idées qui alimentent le Québec que l’on se souhaite. Dans cet espace commun de réflexion, les artistes ne parlent pas seulement d’art, et l’art ne parle pas seulement de lui-même. C’est cette convergence que nous avons continué de créer en 2019, et que nous nourrirons en 2020.

Pièces justificatives

NouveauProjet 15NouveauProjet 16


Vie des Arts

L’année 2019 de Vie des Arts a permis à la revue d’entamer une évolution majeure. Le renouveau de l’équipe qui a eu lieu a donné naissance à des projets de modernisation, dont une ambitieuse transition, tant papier que numérique. Si le chantier de notre site web est encore en cours, les effets de cette transition se font déjà sentir 1. dans la revue, 2. dans les contenus et 3. sur nos médias sociaux.

1. La revue : Numéro après numéro, nous avons cherché à la « spectaculariser », à accentuer sa dimension d’objet à posséder par les lecteurs, pour la démarquer, lui donner de la valeur aux yeux des lecteurs. Au moment où nous travaillons sur notre nouveau site, l’idée est en quelque sorte de replacer le papier dans un temps plus long, de préparer sa complémentarité avec notre future offre délinéarisée. L’évolution de notre charte graphique en 2019 s’est faite dans cet esprit. Progressivement, un travail de fond a été effectué sur la maquette afin de mieux mettre en valeur les oeuvres, l’actualité et les textes des critiques: changement de police, esthétique plus aérée, photos plus grandes, et une réflexion toujours plus approfondie sur le rythme de lecture de la revue. Le résultat est particulièrement perceptible dans les derniers numéros qui conjuguent couverture attrayante, contenus en accord avec notre mission, rythme visuel créé par des effets géométriques et colorés… L’oeil s’arrête, l’envie de lire est renforcée, les sujets couverts sont mieux mis en valeur.

2. Le contenu : Du fait du renouvellement de l’équipe, une réflexion a été menée sur le contenu, sa pertinence aujourd’hui et sa conformité aux attendus de notre mission à l’endroit des lecteurs. Il en est ressorti un besoin de renforcer les trois adjectifs historiques qui soutiennent notre mission vis-à-vis du public (pédagogique, pluraliste, généraliste), tout en actualisant les thèmes traités par davantage de transversalité et d’engagement dans notre manière de les aborder. L’importance que nous donnons à la compréhension des démarches artistiques s’est manifesté, par exemple, par une place de plus en plus importante attribuée à la parole des artistes. La démocratisation et la vulgarisation de l’art contemporain – notre mission première – ont également bénéficié d’une attention particulière. Un espace toujours plus important a enfin été attribué aux créateurs émergents et aux grands débats qui agitent actuellement le milieu des arts. Parce que nous croyons que les arts visuels sont aussi des arts vivants.

3. Les médias sociaux : en attendant de disposer d’un site web plus moderne afin de mieux relayer nos contenus, nous avons accru notre présence sociale. Les résultats ont été fulgurants. En redynamisant notre page Facebook et en se déployant sur Instagram, Vie des Arts a considérablement amélioré sa découvrabilité et rajeuni du même coup son lectorat. C’est d’ailleurs par ce biais que nous avons procédé à plusieurs appels de textes pour ouvrir nos colonnes à de nouvelles plumes et ainsi participer à la relève critique (une mission à laquelle le directeur et la rédactrice en chef sont particulièrement attachés).


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Le Devoir



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