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Dossiers de candidature | Prix Revue de l’année 2019

Le Prix Revue de l’année sera octroyé dans le cadre de la remise des Prix d’excellence de la SODEP 2019. Il vise à encourager les éditrices et éditeurs à prendre le temps de découvrir le travail des revues membres, en plus de souligner une très belle année d’une revue.

Vous trouverez ci-dessous les treize dossiers de candidature composés d’un texte et de pièces justificatives à consulter. La période de vote se déroulera du 23 avril au 10 mai 2019. Cliquez sur le lien ci-dessous pour voter pour la revue qui, selon vous, mérite de remporter le Prix Revue de l’année.

VOTER POUR LA REVUE DE L’ANNÉE

Notez que chaque revue détient un seul droit de vote et qu’une éditrice ou un éditeur ne peut pas voter pour sa propre revue.

Consulter la version complète des règlements.

24 IMAGES | CINÉ-BULLES | CONTINUITÉ | ENTREVOUS | HISTOIRE QUÉBEC | JEU, REVUE DE THÉÂTRE | L’ACTION NATIONALE | LE SABORD | LES ÉCRITS | LETTRES QUÉBÉCOISES | LIBERTÉ | L’INCONVÉNIENT | NOUVEAU PROJET


24 images

Pour répondre aux difficultés que rencontrent les revues (fermeture des kiosques, migration vers internet), 24 images a souhaité repenser le format physique de la revue afin que celle-ci puisse conserver les atouts d’un magazine (illustrations, lisibilité, rapport au présent) tout en incorporant la profondeur additionnelle et l’aspect permanent d’un livre. L’objectif était de réintégrer les bibliothèques personnelles, d’affirmer son rôle de référence notamment par la pertinence et le sérieux de ses dossiers, et, bien sûr, de pénétrer le marché des librairies.

L’étude de ces objectifs nous a amenés à proposer les changements suivants : adopter un format entre revue et livre (6 ½ x 10 au lieu de 8 ½ x 11), augmenter le contenu (et l’épaisseur) de chaque revue-livre (168 pages au lieu de 64 pages), changer de fréquence de parution pour respecter notre cadre financier (4 numéros par année au lieu de 5). Dans un premier temps, l’idée est donc de faire 5 revues par année en 4, c’est-à-dire de concentrer quantitativement le contenu de 5 numéros en 4 numéros. Qualitativement, l’accent a été mis sur le dossier. Chaque numéro de 24 images traite d’un dossier spécifique. Si nous voulons « rivaliser » en librairie ou dans les bibliothèques, ce dossier se devait d’être plus étoffé, plus riche et plus fort visuellement. Cela supposait donc la mise en place d’une nouvelle maquette graphique afin de réfléchir plus particulièrement à la mise en valeur des photos et des illustrations. Nous croyons également que ce changement bénéficiera à l’application pour tablette puisque les numéros, pensés plus comme une collection, seront individuellement plus forts.

À noter que nous n’abandonnons pas le reste de notre mission qui consiste à mettre en perspective l’actualité et les mutations du cinéma. Cette partie, constituée de chroniques (art vidéo, séries télévisées, cinéma et jeu vidéo), d’entretiens, de critiques, d’hommages, etc. est là pour rester. À noter également que l’économie faite en impression (imprimer 4 numéros, même plus gros, coûtera un peu moins cher qu’imprimer 5 numéros) ainsi qu’en frais postaux a permis de valoriser les cachets d’auteur.

Quatre numéros ont donc été édités sous ce nouveau format, trois en 2018 (« 1968… et après ? »; « Les masques du réel » sur le cinéma aux frontières du documentaire et de la fiction; « Cinéma et littérature ») et un en 2019 (« Sériphilie »). Nous en sommes particulièrement satisfaits !


Ciné-Bulles

Au cours de la dernière année, la revue Ciné-Bulles a publié quatre numéros et réalisé plusieurs activités complémentaires. Trois couvertures de ces éditions ont été consacrées à des films d’auteur québécois : La Maison des Syriens de Nadine Beaudet et Christian Mathieu Fournier (un documentaire sur le parrainage d’immigrants, sujet d’une grande actualité), Les Salopes ou le sucre naturel de la peau de Renée Beaulieu (fiction tout autant d’actualité en cette ère du mouvement #metoo) et Une colonie (premier long métrage de fiction d’une jeune réalisatrice fort prometteuse, Geneviève Dulude-De Celles). La publication a donc été des plus fidèles à son mandat : le cinéma d’auteur (québécois) avant tout! Et cela sans compter la centaine d’autres textes publiés (analyses, portraits, entretiens, critiques, dossiers, etc.).

Ciné-Bulles a de plus poursuivi la présentation de conférences sur le cinéma destinées au grand public (lieux culturels, bibliothèques) et aux étudiants (écoles secondaires, cégeps). Plus de 700 personnes ont assisté aux 17 conférences offertes dans une dizaine de villes (Boucherville, Montmagny, Montréal, Notre-Dame-du-Laus, Saguenay, Saint-Jean-sur-Richelieu, Sherbrooke, Sorel-Tracy et Varennes). Ces conférences sur le parcours d’un film québécois de son financement à sa diffusion et sur les défis de l’adaptation d’œuvres littéraires au cinéma ont obtenu un taux de satisfaction moyen de 94 %. Ces activités ont permis de mieux faire comprendre la réalité de la création cinématographique québécoise à des jeunes, pour la plupart, qui ne sont pas naturellement portés à aller vers les œuvres d’ici.

De plus, Ciné-Bulles a ajouté un nouveau volet à son grand objectif « d’éducation cinématographique », toujours dans un esprit critique bien entendu, avec la création du Balado de Ciné-Bulles. Entièrement réalisé par l’équipe de la rédaction et produit par l’éditeur de la revue, l’Association des cinémas parallèles du Québec, ce balado mensuel compte déjà 8 épisodes de 60 minutes sur SoundCloud. Les premiers commentaires laissent croire que les contenus sont appréciés et l’audience est en croissance. Cette nouvelle activité, en plus d’apporter du dynamisme au sein de l’équipe de collaborateurs, permet d’ouvrir les frontières, de faire connaître davantage Ciné-Bulles et d’ajouter du discours critique au grand magma promotionnel dans lequel baigne le cinéma…

Pour tout ce travail et pour son esprit novateur, nous pensons que l’équipe de notre périodique culturel mérite une bonne tape dans le dos, que Ciné-Bulles pourrait bien être la revue de l’année 😉

Pièces justificatives


CONTINUITÉ

En 2018, Continuité s’est démarqué en publiant des dossiers thématiques engagés, qui ont abordé le patrimoine sous l’angle des changements climatiques, de la participation citoyenne et de la diversité. En plus de s’ancrer dans l’actualité, le magazine a ainsi fait preuve d’audace, car ces sujets demeurent peu explorés dans le domaine. Il a donc joué un rôle de défricheur, tout en attirant l’attention du public sur des questions essentielles.

Au printemps, l’équipe de Continuité s’est demandé : dans un contexte où on entend beaucoup parler des changements climatiques, quels impacts ont-ils sur le patrimoine ? On pense aussitôt à des sites mythiques (statue de la Liberté, monuments de l’île de Pâques, Stonehenge, Venise, etc.), menacés par l’intensification des sécheresses, la multiplication des inondations, la hausse des températures ou la fonte des glaciers, mais qu’en est-il de l’héritage culturel québécois ? Alors qu’on se prépare à faire face à ces phénomènes extrêmes dans divers milieux, est-ce aussi le cas dans celui du patrimoine québécois ? Si le dossier a fourni certaines réponses, il a aussi mis en lumière le fait qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour être en mesure de composer adéquatement avec cette nouvelle réalité. Il a également été l’occasion de présenter des initiatives inspirantes et de rappeler que, dans une perspective du développement durable, le patrimoine peut faire partie de la solution.

Dans un autre ordre d’idées, l’équipe de Continuité a aussi cru qu’il était temps, à l’heure de l’urbanisme participatif et tactique, de s’intéresser à la participation citoyenne en patrimoine. Cela l’a amenée à aborder des questions concernant non seulement la protection de l’héritage architectural québécois, mais également l’aménagement du territoire et la préservation, voire l’amélioration de la qualité des milieux de vie. Le dossier du numéro d’automne du magazine a exploré les différentes formes que peut prendre la participation citoyenne, donné la parole à des spécialistes en consultation publique, montré comment l’aménagement de places temporaires ou l’occupation de lieux vacants peut se mettre au service du patrimoine, rappelé l’importance de l’acceptabilité sociale des projets de développement du territoire, etc.

Enfin, le dossier du numéro d’hiver du magazine a permis de déboulonner l’idée voulant que les préoccupations patrimoniales visent à cristalliser le legs du passé et à figer l’identité. Il a montré qu’au contraire, elles permettent de souligner la dimension dynamique de l’héritage collectif québécois. À travers le temps, ce legs s’est constamment transformé en se nourrissant de l’apport des diverses communautés culturelles qui ont participé au développement de la province. L’équipe de Continuité a voulu célébrer cette contribution peu connue et reconnue. Elle souhaitait aussi présenter des projets qui créent des ponts entre les communautés afin de rappeler que si on a tous intérêt à en savoir plus sur l’héritage des immigrants, les nouveaux arrivants ont aussi tout à gagner à découvrir le patrimoine de leur société d’accueil.

Pièces justificatives

   


ENTREVOUS

En 2018, sans subvention à l’édition, la revue d’arts littéraires a réussi à poursuivre sa publication en format numérique de ses 3 numéros annuels. Son contenu est demeuré arrimé à la programmation des activités de la Société littéraire de Laval, aux partenariats avec des organismes professionnels et des artistes accueillant un volet littéraire, ainsi qu’à l’exploration de la vie culturelle de Laval et du Grand Montréal.

Les numéros 06, 07 et 08, de 60 pages chacun, en couleurs, ont publié 65 textes de 60 auteurs, dont 13 de la jeune relève et 10 de la diversité culturelle. La directrice artistique Danielle Shelton (bac en arts, infographiste) est également directrice littéraire avec Diane Landry (prix du récit de Radio-Canada 2018, photographe) et Leslie Piché (poète engagée dans la cocréation multidisciplinaire). Toutes trois sont membres de l’UNEQ.

La revue est largement participative, le «Laboratoire de création littéraire Troc-Paroles» l’alimentant en contenus. Les auteurs travaillent en «Ateliers CLIC» (Contraintes Littéraires Créatives) et au «Marché des mots» (micro libre enrichi d’échanges sur les processus de création). Ceux qui s’y démarquent bénéficient ensuite d’un accompagnement littéraire professionnel menant à la publication de leur texte dans la revue. Il arrive que des auteurs proposent une nouvelle création qui relance dans une autre direction un texte paru : il y a dialogue, émulation… Pour une autre section, «Mots sur Image», la revue reçoit des propositions non thématiques de textes accompagnés d’un visuel, sans aucune contrainte de thème, de genre ou de format.

Une autre encore met au jeu de l’interprétation un poème inédit avant que l’auteur ne révèle son intention. Le lecteur est touché ? L’auteur gagne. Il y aussi des rencontres d’écrivains qui partagent leur processus de création littéraire et offrent à la revue un inédit. Plusieurs s’arriment au calendrier culturel mondial (Mois de la poésie, Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, Journées de la culture, Rendez-vous de la Francophonie…) ou à des activités pour des groupes ciblées (diversité culturelle, nouveaux arrivants, jeunesse). Ce sont les «Rendez-vous avec…». Lorsque l’auteur est visité virtuellement ou dans son environnement, l’article est classé dans la section «Dans la tête de…». Là trouvent aussi leur place les textes des boursiers de la Fondation de soutien aux arts de Laval. La revue fait également une place aux lieux de mémoire littéraire.

Il y enfin «La littérature est partout». Nos chroniqueurs ont pour mandat de décrire dans leurs articles les sources littéraires des spectacles vus et les processus de transcréation contemporaine. On traque ainsi le littéraire au théâtre, à l’opéra, au concert, au cinéma, en danse ou en performance, voire dans le paysagisme et les jeux, etc. Plusieurs des spectacles multidisciplinaires sont créés en partenariat avec la Société littéraire de Laval, éditrice de la revue. Le principal partenaire est l’Orchestre symphonique de Laval.

ENTREVOUS est une revue vivante et mouvante, mobile dans son territoire et ouverte à tout partage exemplaire de processus de création littéraire.

Pièces justificatives

ENTREVOUS 06 (document PDF)

ENTREVOUS 07 (document PDF)

ENTREVOUS 08 (document PDF)


HISTOIRE QUÉBEC

Difficile de parler d’histoire sans que viennent à l’esprit ces images imprégnées de ce brun pittoresque imbibé de noir, qui mettent en scène les poses solennelles de nos grands-parents fixés à tout jamais sur des clichés sépia. À Histoire Québec, nous nous sommes donné le défi de parler d’histoire dans un contexte de modernité et d’actualités car « loin d’être passéiste, l’histoire se veut tête chercheuse, science et récit du changement, une discipline attentive à ce qui vient. » (L’histoire à venir, mai 2017)

À partir de là, le défi de la une s’est imposé.

Première impression qui suscite ou non l’intérêt pour le contenu, initiatrice du geste d’achat et souvent, seul souvenir qui nous rattache à un article intéressant que l’on veut retrouver, la une se doit de faire tout ça et plus encore. La dernière année a vu notre couverture évoluer vers des propositions plus modernes, contemporaines, en dehors de notre zone de confort. Est-ce la fin des pages frontispices qui montrent des églises disparues ou du patrimoine bâti en danger ? L’histoire nous le dira. Mais pour le moment, nous avons fait appel à des visions de «&nbsproadtrippeuse », à des montages abstraits et d’autres plus figuratifs, qui ont insufflé un vent de fraîcheur et de nouveauté à l’allure d’Histoire Québec. Notre exploration se poursuivra cette année, alors que sur l’édition du printemps qui vient de sortir, trône une œuvre d’art contemporain d’une artiste autochtone émergente.

La recherche se poursuit et l’histoire s’écrit…

Pièces justificatives

  


JEU, REVUE DE THÉÂTRE

JEU, revue de théâtre est un média unique en son genre, consacré au théâtre et aux arts du spectacle vivant. Depuis 43 ans, JEU est le témoin, la chambre d’écho, l’accompagnatrice, voire l’initiatrice de certains mouvements et, toujours, l’analyste d’enjeux cruciaux pour les milieux de la création. En publiant, en 2018, les dossiers « Littérature et scènes », « Dans la tête de Christian Lapointe », «Arts de la scène et numérique » et « Formation de l’acteur et de l’actrice », JEU a montré une fois de plus la diversité des sujets qui l’intéressent et la pluralité des voix qui s’y expriment : journalistes, artistes, concepteurs et conceptrices ou chercheurs et chercheuses, JEU accueille tous les points de vue, fait place à la diversité, met en avant les valeurs d’inclusion, d’équité, d’ouverture à l’autre et à la différence, en adoptant notamment un protocole d’écriture épicène.

JEU 166, sous le thème « Littérature et scènes », explore les rapports multiples et persistants entre le monde littéraire et les arts de la scène : adaptations d’œuvres romanesques au théâtre et en danse, représentation de l’écrivain∙e comme personnage, spectacles consacrés à la poésie, édition de pièces, etc. JEU 167 donne la parole aux artistes et artisan∙es ayant travaillé avec le metteur en scène Christian Lapointe, dont les témoignages se révèlent fort pertinents. JEU 168, consacré au numérique, répond à un besoin urgent des milieux du théâtre et de la danse, en faisant le point sur les programmes de subvention et les moyens pouvant les aider à prendre le virage nécessaire. Enfin, JEU 169 dresse un portrait de l’offre des écoles de théâtre et de la formation à la carte dont peuvent bénéficier les interprètes. Ces quatre numéros ont suscité l’intérêt et demeurent des références durables. À partir du numéro 167, JEU s’est par ailleurs donné une signature visuelle forte en confiant ses photos de couverture à Julie Artacho, une portraitiste hors pair, avec qui la collaboration se poursuit en 2019.

À travers ses Chroniques (réservées aux membres de la rédaction) et ses rubriques Coup de gueule et Carte blanche (offertes à des artistes), Enjeux (articles de fond sur divers sujets d’intérêt, polémiques ou novateurs), Ailleurs (ouverture sur des expériences artistiques de l’étranger), Profils (entretiens ou portraits d’artistes émergent·es ou consacré·es), Autres scènes (consacrée à la danse, au cirque ou à d’autres disciplines artistiques) et Mémoire (un regard sur l’histoire), JEU fait rayonner toutes sortes de points de vue et d’auteur·es de divers horizons. Ajoutons l’inauguration récente d’une nouvelle rubrique Parutions, dédiée à la recension d’ouvrages importants.

Secouée par une crise des valeurs survenue dans la foulée de la controverse autour des spectacles SLĀV et Kanata, à l’été 2018, l’équipe de rédaction réduite de JEU a maintenu le cap et poursuivi la publication de numéros à la hauteur de ses exigences et de sa réputation. Pour cela, elle a dû mettre les bouchées doubles, portée par la passion de ses membres et la force de leur engagement. Pour toutes ces raisons, JEU mérite bien d’être nommée revue de l’année 2018.

Pièces justificatives

    


L’ACTION NATIONALE

L’Action nationale s’est résolument tournée vers l’évolution des nationalismes dans le monde en 2018 en analysant d’une part les nationalismes de plusieurs nations d’Europe dans un contexte difficile (Brexit, Pologne, Russie, Bulgarie, Pays-Bas) et, d’autre part, celui des petites nations (Écosse, Catalogne, Nouvelle-Calédonie) cherchant l’émancipation. Pour le Québec, le dossier « Le tournant », dans un colossal numéro de 360 pages, dressait sans complaisance le portrait de notre paysage politique actuel.

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LE SABORD

La revue culturelle le Sabord a eu 35 ans en 2018, un anniversaire qu’elle a pris soin de marquer par l’adoption d’une toute nouvelle grille graphique pour son numéro publié à l’automne (111 – Songes).

Réalisé par Dominique Mousseau, le nouveau design accorde, dès le premier regard, une plus grande place à l’aspect littéraire de la publication. Après avoir ouvert ce 2/3 de page cartonné affichant le nouveau logo sur un aplat coloré révélant les noms des artistes et des auteur.es au sommaire, le lecteur ou la lectrice pénètre dans l’univers qui s’échafaude autour de la thématique choisie. En effet, après la présentation des participant.es au numéro, le Sabord s’ouvre sur une oeuvre d’art en pleine page dont les couleurs et l’atmosphère donneront le ton à l’enchaînement des textes et des images qui suivront. Poèmes, peintures, nouvelles, photographies, récits, captations d’installations ou de sculptures se suivent ensuite afin de créer une expérience de lecture particulière en réponse à la thématique qui, au fil des images et des mots, révèle son potentiel évocateur.

Là ne s’arrête pas la refonte de ce numéro soulignant le 35e anniversaire de ce périodique unique au Canada. En effet, à l’intérieur de la revue, en plus de retrouver l’amalgame littérature et arts visuels qui fait sa spécificité dans l’écosystème littéraire, nous pouvons profiter de chroniques plus étayées et plus nombreuses sur des publications récentes (roman, poésie, roman graphique, essai) ainsi qu’une entrevue supplémentaire sur un.e artiste ou un.e auteur.e. Cette section nouvellement augmentée, qui se veut un complément à la présentation des créations choisies, est maintenant présentée sur un type de papier distinct de celui qui est utilisé pour la présentation des textes et des oeuvres d’art afin de marquer graphiquement le changement de ton qui s’opère. Tout comme pour la partie création, la partie dédiée aux chroniques présente tant des auteur.es et artistes de la relève que des créateurs plus aguerris, avec une attention particulière à la parité ainsi qu’à une représentativité régionale, un aspect préoccupant pour cette publication elle-même basée hors des grands centres que sont Montréal et Québec.

Ces changements s’inscrivent dans la volonté de l’équipe en place, composée d’Ariane Gélinas à la direction littéraire, de Francine Paul à la direction artistique, de Marie-Ève Francoeur à la coordination et de Luc Drapeau aux communications, de donner un nouveau souffle à cette publication tout en honorant l’héritage laissé par ses fondateurs. Né et poursuivant son cours à Trois-Rivières, ville de culture, d’histoire et de poésie, le Sabord, sous son nouvel aspect, poursuit sa mission : favoriser un dialogue entre les arts visuels et le littéraire afin d’explorer les infinies possibilités générées par leur hybridation.

Pièces justificatives


LES ÉCRITS

La revue Les écrits (auparavant intitulée Les écrits du Canada français) est la plus ancienne revue de littérature au Québec. Depuis sa fondation en 1954, elle a connu plusieurs directeurs (Jean-Louis Gagnon, Paul Beaulieu, Jean-Guy Pilon, Naïm Kattan et Pierre Ouellet), jusqu’en 2017 où, pour la première fois, une femme de lettres a pris en charge la revue. L’arrivée de la directrice Danielle Fournier a instauré un vent de changement à plusieurs égards. Il y a, d’une part, la mise en place d’une résidence d’un an durant laquelle un.e auteur.e est invité.e à collaborer aux trois numéros publiés dans l’année et la mise en place de partenariats d’écritures de la francophonie qui sortent du Québec. Bien qu’avec le numéro 153, David Desrosiers, adjoint et secrétaire de rédaction des écrits, signe son dernier numéro, le travail éditorial qu’il fait prend une plus grande importance qu’auparavant. L’accompagnement littéraire devient de plus en plus présent et se fait autant avec les auteur.e.s chevronné.e.s qu’avec la relève.

2018 est, d’autre part, une année charnière pour la revue de création qui prend une nouvelle allure. Depuis le no.151, ce renouvellement est perceptible avec la couverture, qui présente l’une des œuvres artistiques de l’artiste visuel invité.e à publier son portfolio, et la diminution du nombre de pages, laquelle, d’ailleurs, contribue à la qualité et l’accessibilité de la revue. C’est toutefois avec le no.154 que la revue se démarque le plus. On y voit un nouveau format et une maquette graphique, repensée et conçue par Louise Marois. Ces changements esthétiques importants reflètent l’effort constant qu’opère la revue : s’actualiser en s’assurant de refléter, à son meilleur, la multidisciplinarité et la réalité artistique du Québec. Avec les numéros 151, 152, 153 et principalement le 154, la mission des écrits – celle d’interroger toutes les formes littéraires et d’innover par la création – s’incarne plus que jamais. Ainsi, à chaque numéro, la revue donne de plus en plus de place à la parole des artistes en arts visuels qui sont invité.e.s à présenter leur portfolio et développe, et ce à travers différents accents de la francophonie, les possibles de la littérature. En encourageant la publication de toutes les formes d’écriture, la revue fait dialoguer essais, poésie, fiction et critique littéraire, car sa seule contrainte est de faire paraître des créations inédites. Les écrits présentent donc un espace où les arts de la parole et les arts visuels œuvrent ensemble à façonner la vie commune et invitent à repenser les voix, l’espace de la parole, l’imaginaire collectif et la société. Bref, 2018 est une année importante pour la revue Les écrits qui voit son équipe renouvelée, accueillant une majorité de femmes, âgées de 27 à 60 ans, à toutes les étapes nécessaires à la production d’une revue : direction, graphisme, administration, édition et correction.

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LETTRES QUÉBÉCOISES

2018: L’année de la consécration
Pour LQ, l’année 2017 a été celle de la découverte : nouvelle équipe, maquette, partenaires, contributeurs, imprimeur et distributeur. Tout était nouveau et à implanter, expérimenter, améliorer. Puis, en 2018, la petite équipe a enfin pu récolter les fruits de son travail acharné et amorcer réellement la nouvelle ère du magazine fondé en 1976.

D’abord, nous avons reçu trois prix d’excellence de la SODEP sur un total de quatre nominations, une première dans la longue histoire du magazine. Ex aequo avec l’excellente revue esse – qui s’est également illustrée dans 3 catégories – nous sommes très fiers de ces prix remis à nos collaborateurs, en premier lieu, Fernand Durepos dans la catégorie « Création littéraire » et Catherine Ocelot dans la catégorie « Création visuelle », des sections qui n’existaient pas avant l’arrivée de la nouvelle équipe. De plus, la grande écrivaine Catherine Mavrikakis a été la lauréate de la catégorie « Portrait ou entrevue » pour un texte incroyable, « Je ne renierai jamais la femme qui me hante », son autoportrait littéraire. Autre prix d’importance remporté en 2018, un Grand prix du journalisme indépendant, catégorie « Opinion ou analyse » remis à notre chroniqueur Ralph Elawani pour son texte « La grosse hostie ». C’est la première fois que notre magazine reçoit un prix dans cette compétition rassemblant des journalistes indépendants de partout au Québec.

C’est le contenu du magazine qui a gagné en qualité en 2018. Avec ses quatre numéros annuels, LQ a su s’installer auprès des lecteurs littéraires québécois. Ainsi, nous avons augmenté en 2018 notre tirage et imprimons ainsi maintenant 2000 copies. Nos abonnés et nos ventes en kiosque et en librairie ont augmenté respectivement de plus de 20 % et 35 % pour cette période. D’ailleurs, l’un de nos numéros, celui de septembre 2018, consacré à Serge Bouchard, a écoulé presque tout le tirage, et nous en sommes très heureux, car le grand anthropologue et auteur s’est dévoilé comme jamais dans le dossier que nous lui avons consacré.

Le premier numéro de 2018, celui de mars, était dédié à Marie-Claire Blais. La très grande romancière s’est prêtée comme elle ne le fait jamais au jeu de LQ. C’est un exploit d’avoir pu la convaincre de participer et cette couverture toute noire est encore l’une des plus surprenantes de l’histoire de LQ et l’on nous en parle encore chaque semaine (nous avons d’ailleurs déposé notre candidature pour la meilleure couverture aux prix d’excellence de la SODEP).

À nouveau, en 2018, il y a eu plus de femmes que d’hommes (3 contre 1) en couverture des numéros de LQ. C’est d’une importance capitale pour notre équipe que de pratiquer une parité positive, mais aussi en termes d’âge. Nous ne valorisons pas seulement la jeunesse ou la nouveauté (Marie-Claire Blais [79 ans], Serge Bouchard [71 ans] et Dominique Demers [62 ans], mais aussi les auteurs et autrices plus établis. En fait, nous tentons de faire de la place autant aux nouvelles plumes que celles plus établies.

Pièces justificatives


LIBERTÉ

La revue Liberté s’est démarquée de plusieurs manières en 2018 ; elle a en effet joué un rôle de première importance dans la réflexion politique et sur la place des arts dans la société. En plus d’avoir réussi sa transition structurelle en passant à une codirection et d’avoir intégré trois nouveaux membres à son comité éditorial, Liberté a publié des numéros qui ont été fort remarqués et qui ont contribué à faire avancer le débat d’idées, notamment en ce qui concerne les questions autochtones. Notre numéro d’automne, en collaboration avec un comité spécial et premier numéro de la codirection, a été un succès inédit dans l’histoire de la revue, autant du point de vue de sa réception critique que de son succès commercial. Le numéro qui a suivi, sur l’hospitalité, en a été la suite logique, cohérente, venant creuser et approfondir les questions entourant le colonialisme et la place de l’autre dans notre société.

Par ailleurs, Liberté a su reconstruire son image grâce à sa forte présence sur les réseaux sociaux, présence qui se démarque à la fois par sa constance et par les réactions qu’elle suscite, renforçant ainsi son identité, sa voix, sa place au sein de la communauté. Nous pensons que, grâce au travail accompli cette année, Liberté est en train de devenir une référence incontournable, qui sait faire résonner des voix fortes et parfois méconnues autant que posées, essentielles pour faire monde.

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L’INCONVÉNIENT

2018 a été une année très spéciale pour L’Inconvénient : en novembre, la revue publiait son 75e numéro, lequel annonçait aussi la 20e année d’existence de la revue créée en 2000. Afin de souligner ce double anniversaire, nous avons réalisé une importante refonte graphique de la maquette pour la sortie du numéro 75. Nous avons aéré la mise en page des pages intérieures en utilisant une police de caractère un peu plus grande et des colonnes justifiées à gauche seulement, ce qui donne aux textes un caractère plus fluide. Nous avons introduit des pages colorées pour personnaliser chacune des chroniques et repensé les pages titres intérieures. Nous avons aussi imprimé la revue sur un papier plus épais, pour lui donner plus de corps et de « oumf ». Pour la création de la couverture du numéro 75, nous avons recruté le jeune maquettiste Zakari Thibodeau, qui nous assistera aussi dans la création des prochaines couvertures. Nous sommes très satisfaits de cette collaboration qui a porté fruit si on en juge par les commentaires enthousiastes que nous avons reçus sur les couvertures des numéros 75 et 76. Au moment d’écrire ces lignes, le tirage du no 75 est virtuellement épuisé, signe que la nouvelle maquette a été très bien accueillie.

En 2018, nous avons également augmenté notre équipe en recrutant plusieurs nouveaux collaborateurs : le bédéiste Patrice Reytier, le jeune essayiste Vincent Lambert, la romancière Julie Mazzieri et le chroniqueur bien connu Robert Lévesque. Le bédéiste Patrice Reytier illustrera, au cours des trois prochaines années, des aphorismes inédits du grand philosophe roumain Emil Cioran. Cette collaboration unique nous réjouit tout particulièrement, car l’un des ouvrages les plus connus de Cioran, «L’Inconvénient d’être né», n’est pas étranger au nom même de la revue… Nous sommes également très heureux d’avoir pu recruter Julie Mazzieri, sans nul doute l’une des écrivaines les plus douées de sa génération, que le public gagnera à connaître davantage.

Afin d’augmenter la visibilité et la diffusion de la revue, nous avons établi en 2018 une entente de partenariat avec le festival Metropolis Bleu auquel nous avons participé et participerons à l’occasion de tables rondes. Nous avons aussi commencé à vendre sur notre site la revue en format PDF (à l’unité ou sous forme d’abonnement). La majorité de nos lecteurs préfèrent le format papier, mais un nouveau segment préférant le format électronique se développe graduellement (chose intéressante, car les ventes PDF n’impliquent aucun frais de poste ni d’impression).

2018 représente donc un jalon important dans le parcours de L’Inconvénient. La revue a fait paraître son 75e numéro, revampé sa maquette, recruté de nouveaux collaborateurs et augmenté ses activités de diffusion. Mentionnons enfin que la revue a remporté le prix du meilleur essai au gala d’excellence de la Sodep en 2018 et a aussi été finaliste pour le meilleur texte d’opinion critique. L’Inconvénient s’est également distingué, avec 2 prix et une mention, aux Prix du magazine canadien, ce qui en faisait le magazine culturel québécois le plus primé à ce gala en 2018.

Pièces justificatives


NOUVEAU PROJET

En 2018, Nouveau Projet a consacré les dossiers thématiques centraux de ses deux numéros à des enjeux majeurs pour la société québécoise comme pour chacun de ses individus. «La qualité de vie», dans Nouveau Projet 13 et «Le Québec conscient», dans Nouveau Projet 14, prennent le parti de questionner notre époque avec des angles originaux et inattendus, qui confrontent nos interrogations intimes comme nos perspectives d’avenir en tant que société. De plus en plus engagé dans le débat public et intellectuel, Nouveau Projet multiple les possibilités de réponse à ces questions qu’il soulève, et a continué en 2018 d’ouvrir ses pages à une multitude de styles, de plumes, des formes littéraires et de tons, misant toujours sur l’intelligence et la curiosité de ses lecteurs.

À titre d’exemple, dans le numéro 13 portant sur «La qualité de vie», on a pu lire notamment un essai engagé du philosophe Alain Deneault, une réflexion sur nos choix en matière d’urbanisme menée par Jonathan Durand-Folco, mais aussi un extrait de la série télévisée «Like-moi», un texte d’opinion d’Aurélie Lanctôt sur le rythme effréné de nos existences, et de nombreux autres formats, afin d’envisager cette notion fondamentale sous tous les angles.

Fidèle à ses exigences intellectuelles et éditoriales, Nouveau Projet a porté ces deux projets sur la distance, et muri pendant plusieurs mois les essais, récits, reportages et modes d’emploi qui composent ses pages. Le soin porté à l’accompagnement de nos auteurs comme à l’édition de nos textes sont toujours notre marque de fabrique et nous ont permis, cette année encore, de nous assurer la collaboration de partenaires fidèles comme de nouvelles plumes, attirées par la liberté de ton et l’espace offert pour s’exprimer.

Par ailleurs, Nouveau Projet continue de mettre ses efforts dans son design élégant et soigné au service du plaisir de la lecture et dans ses couvertures conceptuelles et graphiques destinées à marquer durablement le paysage médiatique. Le journalisme illustré (avec des contributions notamment d’Isabelle Arsenault, de Thaïla Khampo ou de Gérard Dubois) et photographique (Renaud Philippe, Valérian Mazataud, Simon Beaudry, Adrienne Surprenant…) étaient une fois de plus à l’honneur et ont contribué à l’esthétique soignée et moderne de la revue.

En dehors de ses deux publications papier annuelles, la revue Nouveau Projet travaille toute l’année pour offrir du contenu de qualité varié à ses lecteurs à travers le web. En 2018, nous avons notamment diffusé plusieurs projets de balados et enrichi notre gamme d’infolettres thématiques, en plus de poursuivre notre travail de curation quotidien sur les réseaux sociaux.

Surtout, nous avons concrétisé en 2018 un désir qui nous tenait à cœur depuis toujours, à savoir multiplier les occasions de rencontre avec nos abonnés. En plus de nos traditionnels évènements de lancement destinés à accompagner chacune de nos publications, nous avons créé des tables rondes «Les rencontres Atelier 10», afin de débattre en petit groupe des sujets de nos publications en présence de leurs auteurs et de professionnels du sujet.

Pièces justificatives


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