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Études littéraires Théories, analyses et débats

Vol. 46, numéro 3 - automne 2015

Vol. 46, numéro 3 – automne 2015

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Le dossier préparé par François-Emmanuel Boucher, Sylvain David et Maxime Prévost est à la fois inquiétant et excitant. Espionnage, complots, secrets d’État sont à l’honneur de ce numéro d’Études littéraires, qui nous propose une exploration de « l’imaginaire de la terreur ». Très finement, les auteurs soulignent que cette terreur peut être aussi publique que privée : ainsi pour exemple le totalitarisme du quotidien et de l’espace familial dans le très célèbre 1984 de George Orwell, mais aussi au sein de la littérature argentine (qui fait écho à la dictature militaire), et dans plusieurs œuvres à tendances paranoïaques de la production contemporaine. D’autres textes reviennent sur l’âge d’or du roman d’espionnage, de Paul Féval à Ian Fleming en passant par Jules Verne et la culture pop des années 1960. Un numéro qui tombe à point dans notre ère où les démocraties occidentales ont remplacé la raison d’État par la « raison de sécurité ».

Vol. 46, numéro 2 - été 2015

Vol. 46, numéro 2 – été 2015

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Au cœur de ce numéro, tout d’abord un grand dossier préparé sous la direction de Nicholas Dion et s’interrogeant sur les livres anciens en sol québécois. Ces écrits du Moyen-Âge, de la Renaissance et des quelques siècles suivants constituent notre patrimoine lettré. Leur importance est capitale : « De fait, au-delà de leur contenu ou de leur valeur intrinsèque, ces imprimés anciens permettent de mieux comprendre la dynamique des transferts des savoirs entre l’Ancien et le Nouveau Monde, de manière à retracer la formation, au Québec, d’une culture à la fois littéraire et philosophique ». Quels sont-ils, et où sont-ils aujourd’hui conservés? Principalement dans les différentes institutions d’enseignement, bien entendu. Études littéraires nous dresse donc plusieurs portraits de joyaux du patrimoine livresque : bibliothèques universitaires (McGill, Sherbrooke), religieuses (Séminaire de Québec), manuscrits d’époque reculées (XVe et XVIe siècles… La revue propose également des analyses littéraires ainsi qu’une section débats où dialoguent Maxime Decout et Jean-Paul Sermain.

Vol. 46, numéro 1 - hiver 2015

Vol. 46, numéro 1 – hiver 2015

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Ce numéro de la revue Études littéraires est entièrement consacré à un grand dossier, préparé sous la direction de Mbaye Diouf et et Antje Ziethen, et intitulé Géographies transnationales du texte africain et caribéen. Les problématiques du transnationalisme, étude des modes de vie de personnes ou de groupes entretenant des liens avec plusieurs lieux en même temps, relèvent généralement du domaine des sciences sociales. C’est pourtant par le biais de la critique littéraire qu’elles seront ici abordées. Le numéro propose des perspectives littéraires, des écritures de la traversée et plusieurs analyses de romans, entre autres L’Étoile noire de Michelle Maillet, La Fabrique de cérémonies de Kossi Efoui et La Saison de l’ombre de Léonora Miano. Comment la littérature africaine et caribéenne exprime-t-elle la transcendance du cadre national comme principal point de repère identitaire et socioculturel? Le transnationalisme est envisagé comme un champ foisonnant et un puissant moteur de création, il s’agit maintenant d’en cerner les représentations littéraires.

Vol. 45, numéro 3 - automne 2014

Vol. 45, numéro 3 – automne 2014

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Si l’on a longuement disserté sur le passage du littéraire au cinématographique, qu’en est-il exactement du passage du théâtre au cinéma? Avec pour objectif de mieux comprendre les processus d’appropriation et de recréation caractéristiques de l’adaptation de procédés théâtraux au cinéma, cette nouvelle parution d’Études littéraires transporte le lecteur dans des univers diversifiés, dévoilant toute la diversité des rapports entre les arts théâtral et cinématographique.  Parmi les œuvres à l’étude : L’esquive d’Abdellatif Kechiche dont le processus de scénarisation s’inspire d’une pièce de Marivaux; les films que Jean Cocteau a produits à partir de ses propres pièces de théâtre; Opening Night de John Cassavetes, qui « remédiatise » le fait dramatique; Dogville de Lars Von Trier, qui en appelle au genre théâtral sur le plan de la représentation spatio-temporelle et de l’intrigue;  et plusieurs autres.

Vol. 45, numéro 2 - été 2014

Vol. 45, numéro 2 – été 2014

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Les études composant ce numéro se donnent comme terrain de jeux les textes narratifs et les films qui, depuis une trentaine d’années, ont traité de trois villes particulières : Montréal, Paris et Marseille. Le but de l’ensemble est de mieux comprendre comment les textes et les productions cinématographiques donnent sens aux profondes mutations en cours, comment ils interagissent avec l’imaginaire social contemporain, comment ils lisent le devenir de ces trois villes et, quelques fois, parviennent à leur inventer des réserves d’avenir. Au terme de ce volume, le lecteur pourra se faire une idée de la façon dont ces trois villes abordent l’idée du « vivre-ensemble » à l’heure contemporaine. Et c’est bien à la fois le rôle de l’art et de la critique que de faire miroiter cette possibilité.

Vol. 45, numéro 1 - hiver 2014

Vol. 45, numéro 1 – hiver 2014

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Ce dossier d’Études littéraires veut faire ressortir les principaux axes de la réflexion sur le roman menée par Aragon tout au long de sa vie, en l’abordant fondamentalement comme celle d’un théoricien/praticien. Ses écrits sur le roman prennent des formes diverses (essais, préfaces, entretiens, correspondances, articles, conférences) et sont consacrés aussi bien aux romans des autres qu’aux siens propres. L’analyse de ces textes permet d’apprécier les constantes et les invariants de la « pensée romanesque » d’Aragon, d’identifier certaines lignes de force de sa réflexion. C’est bien là l’objectif de ce dossier : faciliter la circulation dans le vaste ensemble des textes où se développe la conception aragonienne du roman.

Vol. 44, numéro 3 - automne 2013

Vol. 44, numéro 3 – automne 2013

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Si, aujourd’hui, il est unanimement reconnu que l’avant-garde est « morte » et que l’art ne rime plus avec révolution, quel sens peut-il encore y avoir à parler des manifestes? La fin du temps des avant-gardes n’a pas pour autant entraîné celle des manifestes artistiques qui, malgré un déclin net du genre, n’ont jamais cessé de paraître. Il importe dès lors de se demander en quels termes aborder ces écrits collectifs dans la société contemporaine, où les mouvements artistiques se font rares et où l’expression individuelle de l’artiste est de plus en plus mise en valeur. Le présent numéro d’Études littéraires aborde les évolutions les plus récentes du manifeste, plus précisément celles des manifestes artistiques produits depuis les années 1960.

Vol. 44, numéro 2 - été 2013

Vol. 44, numéro 2 – été 2013

Au tournant des années 1930, la représentation littéraire des classes populaires, lorsqu’elle n’était pas empreinte de clichés, cadrait peu avec la réalité sociale du peuple. En réaction à la littérature bourgeoise, Léon Lemonnier publia, en 1930, le Manifeste du roman populiste, texte fondateur du mouvement populiste dont l’ambition, apolitique, était de « faire vrai », de peindre la vie du peuple et d’étudier attentivement la réalité. Si le populisme connut une importance indéniable au cours des années 1930, il figure pourtant aujourd’hui au nombre des chapitres oubliés de l’histoire littéraire. Avec pour objectif de documenter ce mouvement, ses conditions d’écriture et ses présupposés esthétiques, ce volume d’Études littéraires propose un ensemble d’articles sur l’œuvre fort méconnue de romanciers dits populistes.

Vol. 44, numéro 1 - hiver 2013

Vol. 44, numéro 1 – hiver 2013

L’hypothèse que souhaite explorer le dossier de ce numéro est celle de la rencontre décisive et féconde, dans la première moitié du XXe siècle, entre la possibilité et l’aventure. Cette rencontre, survenant au moment où le roman – surtout en France - est traversé par de profondes remises en question, transforme la notion de possibilité en s’imposant non seulement comme un thème spéculatif de grand intérêt, mais comme un moyen inédit de comprendre l’existence humaine et de définir sa trajectoire. De Proust à Sartre, en passant par Musil, Gracq et Queneau, les romanciers ont la conviction que la réalité vécue ne recouvre pas la totalité de l’expérience, qu’un « supplément » d’existence se trouve à la portée de celui qui dispose de suffisamment de mobilité et d’imagination pour se lancer sur la voie de la plus belle des aventures : celle de la vie rêvée. (Mathieu Bélisle)

Vol. 43, numéro 3 - automne 2012

Vol. 43, numéro 3 – automne 2012

La sociocritique, attachée à la construction discursive des représentations sociales, n’a guère privilégié jusqu’à présent le domaine dramatique. Le théâtre, forme sociale par excellence, suscite peut-être trop spontanément une approche relevant de la sociologie de la création ou de la réception, et non de la sociocritique, laquelle étudie le social dans le texte et cerne la socialité des œuvres dans leur productivité symbolique. Une sociocritique du théâtre, en tant qu’herméneutique attachée au latent, au mouvant, à l’impensé des œuvres, doit envisager une « sociosémiotique » croisant les méthodes et les disciplines, dans une prise en compte du texte et de la représentation. Telle est la proposition de ce volume d’­Études littéraires­ à travers neuf études, entre XVIIIe siècle et scène contemporaine, en passant par le romantisme et le symbolisme.

Vol. 43, numéro 2 - été 2012

Vol. 43, numéro 2 – été 2012

Omniprésent et pérenne, le commentaire est pourtant de ces objets d’étude à la fois familiers et méconnus. L’objectif de ce numéro est de présenter diverses pratiques du commentaire et d’essayer de cerner, au fil du temps, la nature même de l’activité d’interprétation ou de lecture travaillée. Il vous propose en somme de partir de six expériences diverses du commentaire pour essayer de souligner convergences et divergences dans l’usage des formes et — peut-être — de résoudre en partie la question du lien entre sujet et forme exploitée, mais aussi entre commentateur et auteurs. Les analyses riches et variées des contributeurs de ce volume dessinent un parcours composite qui permettra au lecteur de cheminer à travers les siècles en visitant des auteurs et exégètes diversement intentionnés, mais tous liés cependant par leur amour du texte.

Vol. 43, numéro 1 - hiver 2012

Vol. 43, numéro 1 – hiver 2012

Intitulé « Pratiques romanesques francophones », les essais qui constituent ce numéro sont autant de lectures différentes des productions francophones d’Afrique, des Antilles et du Maghreb. Le seul point commun à ces diverses approches demeure leur attachement au langage. Ce numéro souligne la diversité des romans et des trajectoires des auteurs, la singularité des stratégies et des poétiques de chaque romancier, de son œuvre, de son texte, par rapport à d’autres textes du même écrivain ou d’autres écrivains. L’analyse des œuvres est plus soucieuse de leur fonctionnement que de leur contexte d’émergence. Elle contribue à montrer que les romanciers francophones ne peuvent pas être enfermés dans un seul modèle, ni dans un bloc homogène, l’œuvre de chacun constituant un monde différent.

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