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Estuaire Poésie

Numéro 175 – hiver 2018

Numéro 175 – hiver 2018

Le numéro hivernal de la revue Estuaire rassemble Pascale Bérubé, Marie Darsigny, Simon Dumas, Frédéric Dumont, Mélanie Jannard, Isabelle Lamarre, Daniel Leblanc-Poirier, Steve Savage, Nicolas Tardy et Maude Veilleux autour du thème Internet. « Qu’on le veuille ou non, l’Internet est fait de nous qui l’avons créé, nourri, parasité, cassé, réanimé. […] On ne s’étonne plus de réfléchir sous forme de statut Facebook, encore moins de tweeter à l’avance dans notre imagination, ni de voir notre mère à travers un filtre Instagram. On repense à ce statut chien qu’on n’écrira jamais, à cette photo qu’on ne publiera pas à moins d’être feeling, car ce serait la fin de soi, ou de l’autre, ou des deux. L’Internet a une temporalité zéro, il a toutes les temporalités […] » (extrait du liminaire Pomme toute). La couverture est une photographie de Yan Giguère.

Numéro 174 – automne 2018

Numéro 174 – automne 2018

L’édition automnale de la revue Estuaire explore la notion de dégagement. « On peut chercher à se dégager d’un objet, d’un lieu, d’une relation, d’une situation dont il faut s’éloigner pour reprendre vie. On peut aussi chercher à se dégager d’une histoire, d’une filiation, d’une généalogie. Peut-être même du passé ou de l’avenir. En ce sens, le dégagement est une ligne brisée. C’est un mouvement, un déplacement, quelque chose qui met fin à l’immobilité, au surplace, au statu quo. Quelque chose qui redonne son élan à ce qui ne semblait plus capable de bouger. Au fond, de quoi se dégage-t-on ? ( extrait du liminaire “Appel d’air” ) ». Avec la contribution poétique de Simon Brown, Sarah Brunet Dragon, Jonathan Charrette, Emmanuel Deraps, Chloé LaDuchesse, France Mongeau, Pierre Ouellet, Noémie Pomerleau-Cloutier et Emmanuelle Riendeau, le regard critique de Monique Deland, Gabrielle Giasson-Dulude, Roxane Nadeau et François Rioux et « Sept proses sur la poésie » de Daniel Canty.

Numéro 173 – été 2018

Numéro 173 – été 2018

« Un portrait est un visage. » C’est aussi le thème du numéro estival de la revue Estuaire. « Un portrait est un visage. Voilà une affirmation qui semble banale. Un portrait ne figure pas nécessairement un visage. Il en revêt plutôt la même ambiguïté, la même distance intime. » Ariane Audet, Daphné B., Anne-Renée Caillé, Monique Deland, Clémence Dumas-Côté, Annie Lafleur, Maude Pilon, Diane Régimbald, Karianne Trudeau Beaunoyer et Laurence Veilleux y signent chacune un poème explorant une des facettes de ce visage multiple, toujours à recomposer. Lisez-y aussi des critiques de quatre recueils de poésie : Toutou tango de Baron Marc-André Lévesque, Ciel de nuit blessé par balles d’Ocean Vuong, Nous rêvions de robots d’Isabelle Gaudet-Labine et L’avion est un réflexe court de Catherine Cormier-Larose. Retrouvez aussi Annie Lafleur et Jonathan Lamy qui « déjeunent sur l’herbe » et les « Sept proses sur la poésie » de Daniel Canty. La couverture est une photographie de Yan Giguère, Portrait de MCB no 54, Baie-Saint-Paul.

Numéro 172 – printemps 2018

Numéro 172 – printemps 2018

« Imaginons une maison. Imaginons un abri, un refuge. Imaginons le contraire : un lieu qui ne permet aucun arrêt, aucun repli. Puis le contraire encore : un lieu dont on ne peut sortir. Imaginons la pluie qui tombe, les intempéries, le vent qui brasse la tôle et les feuilles. Les murs qui existent à peine. Imaginons une fenêtre ici, une porte là. Imaginons qui peut bien habiter un tel lieu. » (extrait du liminaire) L’Estuaire du printemps vous convie dans ces « Lieux de vie » avec les vers de Philippe Chagnon, Philippe Charron, Catherine Côté, Anne-Marie Desmeules, Sara Dignard, Jean-Guy Forget, Jonathan Lamy, Baron Marc-André Lévesque, Laurence Olivier et Aimée Verret. Ce numéro marque aussi le retour de la rubrique « Planches ». Yan Giguère est l’artiste invité pour l’année et Daniel Cantly y poursuit ses « proses sur la poésie ».

Numéro 171 – hiver 2017

Numéro 171 – hiver 2017

Que faire quand le péril nous guette? C’est ce à quoi répondent dix poètes dans les pages de l’édition hivernale d’Estuaire. Le péril dit le danger, la menace qui peut frapper ce à quoi nous tenons — des êtres, des choses, le monde tel que nous le connaissons. C’est une inquiétude, un trouble, une épreuve même, dans la mesure où le péril sonne l’alarme et appelle une réaction, quelle qu’elle soit. Il indique une situation de crise : quelque chose décidément ne va pas, l’alerte est lancée, la détresse nommée. Il faut prendre des précautions, se protéger ou se défendre, résister ou s’opposer, en tous les cas il faut agir, [que ce soit par l’énergie de la contestation […] ou bien au contraire par la rhétorique de la torpeur, […]] ou périr.[…] (Extrait du liminaire « Le feu et le feu »)

Numéro 170 – automne 2017

Numéro 170 – automne 2017

Pour son numéro d’automne, Estuaire a invité des poètes à percer l’orée du bois et à raconter la forêt, chacun à leur façon, pour sa faune ou sa flore, sa mythologie, ses symboles, ses moments de sérénité ou encore d’absence. Parce que la forêt, refuge ou cauchemar, « est un lieu qui nous habite comme on l’habite. Quelque chose qui nous dépasse. » La forêt « nous rappelle à chaque pas combien nous sommes fragiles — fragiles et vivants. » En poésie, lisez des suites de poèmes de Geneviève Blais, Sonia Cotten, Véronique Cyr, Hélène Dorion, toino dumas, Hélène Frédérick, Isabelle Gaudet-Labine, Roseline Lambert, Dominic Langlois et Rosalie Lessard. En critique, des recensions d’Antoine Boisclair et de François Rioux, un déjeuner sur l’herbe d’Annie Lafleur avec Steve Savage et les Sept proses sur la poésie de Daniel Canty. Le tout superbement illustré par l’artiste Balint Zsako.

Numéro 169 – été 2017

Numéro 169 – été 2017

« Quel rapport entre écrire et ne pas (savoir) parler? Le rapprochement en est un de la création d’un monde imaginaire, à soi. Une expression silencieuse, aussi singulière que notre propre enfance. Entre l’écriture et l’enfance se conclut un pacte que l’absence (ou le manque) de langage ne peut écarter d’un cycle fécond, le tout premier de la vie, celui qui fait la première personne : “je”. » (Annie Lafleur). Dans ce numéro estival sur le thème pluriel, Enfances, les huit poètes invités ont favorisé les points de vue par bribes et stridulations recréant ainsi comme une imagerie de l’enfance et de son souvenir. Avec la poésie de Paul Kawczak, Daphnée Azoulay, François Turcot, Judy Quinn, Jean-Sébastien Huot, Valérie Forgues, Vanessa Bell et Alexandre Faustino, la prose de Daniel Canty et un entretien d’Annie Lafleur avec Georgette LeBlanc.

Numéro 168 - printemps 2017

Numéro 168 – printemps 2017

Une fois par année, Estuaire constitue un numéro à partir d’un appel de textes libres afin de célébrer la bouillonnante relève de la poésie québécoise. Les textes de dix auteurs (dont cinq nouvelles plumes) « offrent la possibilité d’une rencontre entre plusieurs imaginaires reliés par des fils conducteurs, sous le signe du hasard et de l’improbable ». Au lecteur de découvrir ces voix originales, réunies cependant par des vases communicants : la question de l’identité, la figure de la jeune fille, la matière du langage… Puis, Annie Lafleur nous propose un « Déjeuner sur l’herbe » sous forme d’entretien avec la poète Chantal Neveu. Les derniers recueils de Charles Dionne, Bronwen Wallace, Maude Veilleux et Laurence Veilleux occupent les pages de la section critique. Un numéro de printemps qui va à la rencontre de nouvelles formes, exigences et manifestations, à l’image de la magnifique œuvre de couverture signée Balint Zsako qui inaugure ainsi sa résidence d’artiste au sein d’Estuaire pour 2017.

Numéro 167 - hiver 2016

Numéro 167 – hiver 2016

Le numéro 167 de la revue Estuaire a pour titre Chorégraphies. Danse et poésie, une association surprenante. La première est l’art du mouvement, de l’instantanéité, de l’expérience sensible, de l’espace et du moment; la seconde est celle du temps, de la pérennité, et peut-être même d’une certaine immobilité. Et pourtant : « La danse […] permet d’envisager la littérature comme une façon de vivre et de concevoir les poèmes non plus comme des objets inanimés, mais comme des expériences au sens le plus fort du terme ». En invitant douze poètes à écrire sur la danse, Estuaire nous propose un catalogue de rencontres uniques. Les écrivains ont chacun assisté à un spectacle à l’affiche du dernier Festival Trans-Amériques au printemps dernier. Martine Audet, Laurence Olivier, Michaël Trahan, Patrick Lafontaine ou Catherine Harton ont ensuite recherché, chacun dans leur forme privilégiée, à prolonger l’émotion des interprètes et chorégraphes. Gestes et traces, empreintes poétiques et instants fugitifs : un rendez-vous de toute beauté.

Numéro 166 - automne 2016

Numéro 166 – automne 2016

Le numéro 166 de la revue de poésie Estuaire se pare d’une œuvre de Sophie Jodoin, collage de plusieurs oreillers superposés. Les collections : nous nous souvenons tous de celles de notre enfance. Entre exigence et obsession, certains les cultivent toute leur vie. Mais qu’en est-il de la création littéraire? Estuaire explore cette saison les formes d’écriture issues du phénomène de la collection. Le comité de rédaction de la revue affirme d’emblée : « Écrire ou collectionner : deux gestes à la recherche de la rareté et de l’exception ». Petit florilège du contenu du numéro : Charles Sagalane et Marc-Antoine K. Phaneuf proposent une liste infinie de convoitises et de frénésies, Élisabeth Recurt nous offre des notes d’une créativité folle, Alexandre L’Archevêque s’essaie au name dropping tandis que Renée Gagnon partage l’inventaire exhaustif du contenu de sa maison. L’écriture de la collection, ou « écriture du désir »…

Numéro 165 - été 2016

Numéro 165 – été 2016

1976 est l’année de naissance d’Estuaire. À l’instar de plusieurs périodiques littéraires québécois actifs à ce moment, la revue a participé de près à cette effervescence littéraire en offrant une tribune à des poètes qui ont considérablement influencé l’histoire récente de la poésie québécoise. Pour souligner le quarantième anniversaire de la revue, le comité de rédaction a souhaité rendre hommage aux courants, aux voix et aux imaginaires qui se sont déployés lors de cette année charnière. Pour ce numéro, dix poètes québécois de générations et d’approches diverses ont eu la mission de faire surgir, par le moyen du poème, des configurations qui permettraient de revisiter les préoccupations de l’époque. Avec les textes de Nicole Brossard, Marie-Ève Comtois, Marie-Andrée Gill, Annie Lafleur, Catherine Lalonde, Tania Langlais, Dominique Robert, Hector Ruiz, Emmanuel Simard et Yolande Villemaire.

Numéro 164 - printemps 2016

Numéro 164 – printemps 2016

Le cent soixante-quatrième numéro d’Estuaire se propose de montrer à quel point le poème est le lieu des métamorphoses. En effet, dans leur façon singulière de porter des voix et des images, les textes poétiques brouillent sans cesse les repères qui nous permettent de reconnaître avec clarté les figures qu’ils mettent en scène. En renouvelant sans relâche notre expérience du monde, la métamorphose met à mal l’arrogance de ceux qui en refusent l’étrangeté radicale. Et, puisque c’est l’altérité qui la définit ou la caractérise d’abord, on pourrait avancer l’idée que le verbe de la métamorphose, c’est devenir. Parce que devenir, c’est au premier chef changer, transformer, altérer, modifier, bouleverser, déranger… ces verbes qui disent la vie des formes et refusent la fixation du sens en relançant chaque fois les dés quand ils arrêtent de rouler pour nous montrer une seule de leurs faces.

Numéro 163 - hiver 2016

Numéro 163 – hiver 2016

Hélène Monette s’est éteinte, après un courageux combat contre le cancer, en juin 2015. Cette mort prématurée a profondément bouleversé la communauté littéraire. Son œuvre, audacieuse et engagée, reste d’une actualité criante. Estuaire, avec ce 163e numéro, souligne son inestimable apport à la poésie québécoise. À la fois solitaires et unies dans la procession, les voix des collaborateurs réunies ici sont à la fois rieuses et indignées; elles soulignent la beauté, la grâce et la révolte qui traversent tout entière son écriture.

Numéro 162 - automne 2015

Numéro 162 – automne 2015

L’écriture du désir en est résolument une du corps, du nerf et du regard. Tous les signes qui, dans la vie du passionné, organisent un système bien précis dans la construction ou la déconstruction de l’amour deviennent, dans le poème, prétexte à l’affolement ou à l’économie dans la fonction du dire. Cette forêt d’indices installe distance et rapprochement; elle est tantôt hâte pudique, tantôt violence nommée. L’état amoureux est une traversée des apparences et le poème qui en témoigne convoque la grâce et les déchirements, au plus intime de la voix. Avec les textes de Denise Brassard, Sébastien Dulude, Frédéric Dumont, Violaine Forest, Aimée Lévesque, Franc Mongeau, Claudine Vachon, et plusieurs autres.

Numéro 161 - été 2015

Numéro 161 – été 2015

On dit souvent que la violence laisse sans voix. Les formes de parole sont pourtant nombreuses qui cherchent à dire la violence du monde. La question se pose de savoir comment la poésie doit y répondre. Doit-elle en rendre compte? Pour qui et pour quoi? Quelle place occupent la colère et l’indignation dans l’expérience poétique? Après tout, la violence impose sa propre logique de mise en récit : il y a un « avant », un « pendant » et un « après » à toute scène de crime, et le poème pourra trouver un appui substantiel dans l’une ou l’autre de ces postures. Avec les voix, entre autres, de Véronique Cyr, Patrice Desbiens, Roxane Desjardins, Marcel Labine, Andrea Moorhead, et de Catherine Cormier-Larose et Jean-Simon DesRochers dans la section critique.

Numéro 160 - printemps 2015

Numéro 160 – printemps 2015

Liberté décadente, personnages lumineux et torturés, le « cinéma de poésie », baptisé par Pier Paolo Pasolini, en est un viscéral. En amorçant ce cent-soixantième numéro sur le cinéma de poésie, la revue Estuaire a voulu créer un ricochet sur les pages des poètes d'ici dont l'art bifurque plus naturellement vers le théâtre, les arts visuels, la danse et la musique. Chaque auteur a accepté d'éclairer de l'intérieur sa « petite boîte noire ». Des textes originaux émergent de grands poèmes cinématographiques, et inversement, avec ce désir de voir se projeter à l'écran la chair et l'os des mots. Le vers passe du rythme à la trame sonore, du poème au tableau vivant, de l'œil à la caméra.

Numéro 159 - hiver 2014-2015

Numéro 159 – hiver 2014-2015

Comment et pourquoi en vient-on à écrire des poèmes? En demandant à sept auteurs de livrer quelques extraits d’un projet en chantier accompagnés de quelques réflexions sur le processus en cours, plusieurs questions essentielles ont émergé, nous offrant un miroir de plus à travers lequel lire leurs œuvres. Ramifications, panique, saisissements, renoncements, reprise de la respiration nécessaire à la poursuite des poèmes; tels sont peut-être les éléments constitutifs de ces « fils conducteurs » que nous voyons à l’œuvre dans ce recueil. Avec les textes de François Rioux, Thierry Dimanche, Ouanessa Youri, Danny Plourde, Laurie Bédard, Carl Lacharité et Jonathan Harnois, ainsi que Catherine Cormier-Larose dans la section critique.

Numéro 158 - automne 2014

Numéro 158 – automne 2014

Avec ce nouveau numéro, le comité de rédaction d’Estuaire se donnait le mandat de provoquer l’étonnement, de susciter la création et la réflexion. En plein mois de juillet, il a proposé à dix poètes d’écrire en 336 heures une suite poétique à partir d’une image, d’un lieu, d’une géométrie brisée, d’un trompe-l’œil, d’une ouverture, en forçant l’idée de l’urgence d’écrire. Chacun des poèmes de ce numéro trace donc à sa façon la possibilité d’un projet d’écriture en devenir, en installe les fondations malgré le doute et les hachures de respires qu’une telle démarche implique.

Numéro 157 - été 2014

Numéro 157 – été 2014

L’identité et la hantise de l’autre ne font qu’un. André Breton le nomma parfaitement en liminaire de Nadja : « Qui suis-je? Si par exception je m’en rapportais à un adage : en effet, pourquoi tout ne reviendrait-il pas à savoir qui je “hante”? » Réunis sous la direction de Véronique Cyr, les poètes conviés ici se penchent sur une ou plusieurs figures de la hantise. Tantôt confessions audacieuses (Frédéric Marcotte, Alexandre Faustino, Michaël Trahan, Shawn Cotton), tantôt élaborés sur les stigmates de la hantise de la maladie et de la mort (Jean-Philippe Bergeron, Catherine Harton), tantôt articulés autour des figures de l’apparition (Patrick Brisebois, Carole David, Roger Des Roches, Annie Lafleur), les poèmes du présent numéro témoignent tous à leur façon d’une profonde habitation intime d’un ça dérangeant.

Numéro 156 - printemps 2014

Numéro 156 – printemps 2014

Dix poètes. Soixante-quatre poèmes qui sont là, tout près, à une page de vous, qui n’attendent qu’à être lus, relus, aimés, puis posés dans une bibliothèque ou le pêle-mêle de vos livres. (…) Vous tournerez une première page, puis une deuxième. Prenez-les. Certains ont pris du temps à éclore, d’autres sont venus fébrilement. Un frisson. Une joie. Une honte. Parce qu’aimée soit la honte, a écrit un poète. Lisez-les. Rapidement. Lentement. Peu importe. Certains dansent, d’autres murmurent : ils ne demandent qu’à vous éblouir. Et s’ils demandent la charité, donnez-la-leur. Vous découvrirez la poésie dont vous êtes faits. (Philippe Drouin)

Numéro 155 - hiver 2013-2014

Numéro 155 – hiver 2013-2014

« La Chine intrigue, impose le vertige aussi » nous dit Danny Plourde dans son introduction. Comment appréhender ce pays en échappant aux clichés diffusés par les miroirs journalistiques déformants de ce monde? Quoi de mieux que de se faire raconter la Chine par des poètes qui y vivent ou, du moins, qui y sont allés. Ce dossier nous rapprochera donc de la ville de Nanjing, ancienne capitale de l’empire du milieu, grâce aux voix de poètes nankinois, mais aussi grâce à des poètes chinois francophiles ainsi qu’à certains poètes d’ici. Des voix aux styles étonnamment diversifiés, bien loin de la langue de bois, qui témoignent du bourdonnement d'une culture poétique sans précédent.

Numéro 154 - automne 2013

Numéro 154 – automne 2013

Le poème « a une grande amitié / pour le réel », nous dit Normand de Bellefeuille dans la suite de poèmes qui amorcent ce recueil. Ces vers ont inspiré André Roy, directeur d’Estuaire, qui en a fait le thème de ce numéro d’automne. Les poètes ont le pouvoir d’évoquer le réel et de provoquer une émotion dans leur rencontre avec le réel. Car « à travers les images, les symboles, les dérives linguistiques, la poésie nous maintient en vie en nous alertant sur le monde ». Avec les mots de Monique Adam, Benoît Jutras, Maria Teresa Carbone, France Théoret, Lula Carballo et Christophe Lacasse, pour ne nommer que ceux-ci.

Numéro 153 - été 2013

Numéro 153 – été 2013

Intitulé « L’action la poésie (la docupoésie) », ce numéro dirigé par Carole David interroge les liens entre la poésie et l’histoire. Quels sont le statut et l’action propres au poème? Comment, loin de l’esprit militant, pédagogique ou utilitariste, la poésie peut-elle s’inscrire dans un contexte historique et social précis? Les mots de René Lapierre, Véronique Cyr, André Roy, Renée Gagnon, François Guerrette, Marie-Josée Charest, Hélène Monette, Élise Turcotte, Paul Bélanger, Nicole Brossard et Jean-Marc Desgent se font les échos de catastrophes humaines et d’événements violents par un imaginaire et une langue audacieuse, relevant le défi de transcender la réalité historique par l’invention poétique.

Numéro 152 - printemps 2013

Numéro 152 – printemps 2013

Dans son texte d’ouverture, André Roy écrit : « Grâce à L’Hexagone, la poésie ne sera plus un phénomène marginal, élitaire, mais une manifestation incontournable de la vie intellectuelle québécoise ». Les Éditions de L’Hexagone ont soixante ans cette année et le numéro de printemps d’­Estuaire­ a voulu en souligner le succès et la renommée en réunissant des auteurs publiés sous leur égide. Sélectionnés avec l’aide de la directrice littéraire actuelle de la maison, Danielle Fournier, des poètes aguerris tels que Pierre Ouellet, Martine Audet, Jean Royer et Nicole Brossard côtoient des écrivains émergents comme Geneviève Morin, Louise Marois, Jean-Philippe Gagnon et Simon-Pier Labelle-Hogue dans une volonté de témoigner de la riche diversité des publications de L’Hexagone qui fait de cette maison un espace étonnant de dynamisme poétique.

Numéro 151 - hiver 2012-2013

Numéro 151 – hiver 2012-2013

Comment le langage de poésie peut-il transcrire ce que la mémoire suscite en nous? C’est la question sous-jacente à « La mémoire des sens », le seul numéro d’Estuaire de l’année au thème imposé. André Roy, membre de la rédaction et directeur de ce numéro, a demandé à une quinzaine de poètes d’utiliser ces « instruments de recherche » que sont la poésie et les mots pour évoquer les images du souvenir. Des odeurs et des mélodies surgissent des textes de Louise Desjardins, le contour d’événements marquants se détache du « Journal intime » de Geneviève Morin et les mots de Simon Dumas parle du flou de la réalité et de la disparition des images. Dans la section « Paroles de poètes », entre autres, Dominic Gagné nous livre ses Carnets de résonances III : apparitions et Jean Royer s’intéresse à deux poèmes de Julie Stanton.

Numéro 150 - automne 2012

Numéro 150 – automne 2012

«Comment vivre sans les cris, la révolte, la rage? Comment vivre si nous n’avons plus l’illumination de la parole des créateurs, l’éclat de la conscience de la poésie?» écrit André Roy en ouverture de ce numéro. Des questions qui font suite à l’appel qu’Estuaire lançait aux poètes le printemps dernier, alors qu’était adoptée la Loi 12. C’est dans ce mouvement d’affirmation que la revue publie le numéro «Heureusement qu’il y a les mots». On le constatera dans les Monodies de Paul Chamberland, dans les Épitaphes de Dany Boudreault, dans le Pardon aux amants de Corinne Larochelle et dans les Fragments d’outre-conte de Philippe More, entre autres.

Numéro 149 - été 2012

Numéro 149 – été 2012

La poésie western/country est partout. C’est du moins l’hypothèse du poète et romancier Bertrand Laverdure qui dirige ce numéro intitulé «Pleurer toute l’âme de mon cœur». Il a convié les poètes qui ont, un jour ou l’autre, assumé leur côté western/country, au premier, au deuxième, voire au troisième degré, et leur a demandé de témoigner de leur attachement pour le genre. Comme l’écrit Laverdure: «Ils m’ont offert (…) une intéressante variété de fenêtres sur ce langage de l’émotion simple, maladroite mais essentiellement sincère.» Avant les chapeaux Stetson et boucles de ceinturon du dossier western, Estuaire consacre ses vingt premières pages aux carrés rouges.

Numéro 148 - printemps 2012

Numéro 148 – printemps 2012

Le climat politique, social et économique actuel est morose. Quelle est la fonction de la poésie en ces temps incertains dans lesquels la raison ne semble plus avoir droit de cité? Dans ce numéro intitulé «Il nous faut des paradis», la section «Paroles de poètes» tente d’y répondre. Parmi les collaborateurs à ce numéro, on trouve des noms connus, comme celui de Louis-Philippe Hébert, et des nouveaux, comme celui de Christophe Lacasse. Aussi, un hommage est rendu à Jean-Pierre Guay, décédé en décembre 2011, l’un des cinq fondateurs d’Estuaire, et on rend compte de la biographie de Pierre Nepveu sur Gaston Miron.

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