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Contre-jour Essai littéraire et création

Numéro 44 - hiver 2018

Numéro 44 – hiver 2018

Le numéro d’hiver de Contre-jour se consacre en grande partie au poète Benoit Jutras, dont « la voix brisée […] s’énonce à partir d’un monde profondément fragmenté qui cherche dans les éclats éparpillés un reflet de quelque chose de supérieur, on n’ose dire d’une forme de transcendance tant cet univers poétique se compose avec des débris de poèmes qu’il serait étrange de ramener à ce qui nie le morcellement. […][Dans les recueils les plus récents, on remarque] un recyclage de thèmes empruntés au lexique religieux : la nuit noire familière à Jutras se change en une scène où se déroule un tout autre Golgotha, où s’énonce une prière somptueuse, où des apparitions et même des miracles transforment le visible en une puissance évocatoire qui appelle un autre monde à venir. » (Contre-jour) Benoit Jutras, Étienne Beaulieu, Hugo Beauchemin-Lachapelle, Sarah-Louise Pelletier-Morin, Thierry Dimanche, Marie-Hélène Constant et Roxane Desjardins ont contribués au dossier.

Numéro 43 - automne 2017

Numéro 43 – automne 2017

Contre-jour, dans son numéro d’automne, invite à réfléchir aux îlots où survivent les naufragés spirituels de la pensée. Depuis que l’ensemble des institutions postsecondaires ont emprunté à pleine vitesse le cul-de-sac de l’économie du savoir, elles ont du même coup travesti leurs fondements humanistes en folklore. La production du savoir se traduit alors par une équation qui fait découler sa valeur d’une multiplication entre la quantité d’articles et de communications scientifiques et le prestige des revues savantes et conférences les ayant reçus. Le savoir semble ainsi s’être détourné du registre qualitatif. Contre-jour considère qu’il y a urgence de réfléchir à ce qui advient de la pensée dans cette économie du savoir qui ne rapporte à personne. La pensée, créatrice, nécessaire, trouve inévitablement de nouveaux lieux où se pratiquer. Quels sont ces îlots et ces communautés utopiques aujourd’hui? Comment esprit critique et élan existentiel se manifestent-ils dans la pensée?

Numéro 42 - printemps-été 2017

Numéro 42 – printemps-été 2017

Qu’est-ce que la recherche-création en lettres? Qu’est-ce qui se cache derrière cette expression-valise un peu étrange? Contre-jour veut dans son numéro de printemps-été questionner la fertilité ou les tensions qui régissent les rapports entre la création littéraire, la réflexion intellectuelle et l’enseignement. De façon plus large, ce numéro interroge la situation de l’écrivain, ébranlé par une dévalorisation de la culture et du rôle des humanités au sein d’une société de moins en moins humaniste. Comment concilier écritures, réflexion et enseignement dans ce contexte? Comment se met en œuvre la résistance de l’écriture au sein de l’institution et du politique? Comment trouver au cœur du brouhaha généralisé de notre époque la chambre à soi qui permet la création?

Numéro 41 - hiver 2017

Numéro 41 – hiver 2017

Les cahiers littéraires Contre-jour d’hiver se consacrent à une figure singulière de la littérature française, Violette Leduc (1907-1972). Enfant illégitime, bisexuelle, aux prises avec de nombreux démons, elle a fréquenté tout le gratin de l’avant-garde de son temps et fut entre autres l’auteure de L’Affamée, poème en prose et journal de sa passion pour Simone de Beauvoir, et de l’autobiographie romanesque La Bâtarde. Sa correspondance avec Nathalie Sarraute, son rapport à la beauté/laideur, des lectures à la fois critiques et intimes de son œuvre, des essais libres et sensibles, voici ce que nous proposent les quatorze auteurs de ce dossier. Les photographies abstraites qui accompagnent les textes sont quant à elles signées Yves Laroche. Et pour donner une nouvelle visibilité à un genre florissant, le comité de rédaction de Contre-jour annonce également la création de son prix de l’essai littéraire, qui sera attribué pour la première fois à l’automne 2018.

Numéro 40 - automne 2016

Numéro 40 – automne 2016

2016 est l’année du centenaire de la naissance d’Anne Hébert (1916-2000), et les célébrations se succèdent. Les cahiers littéraires Contre-jour rendent ainsi hommage à l’une des écrivaines québécoises les plus célébrées avec un magnifique numéro intitulé Anne Hébert en images. C’est à la poésie de l’auteure que la publication s’attache, une voie d’expression qui fut quelque peu occultée par le grand succès de ses romans. Une poésie envoûtante « dont l’intensité tient aussi bien à une redoutable pénétration sensible qu’à un arrière-plan symbolique et mythique, faits de noirceur et de lumière ». Plus de vingt-cinq collaborateurs et collaboratrices participent à ce numéro d’automne. Chacun a proposé un texte de deux à quatre pages inspiré d’un vers, d’un rythme ou d’une image, pour faire rayonner l’art poétique d’Anne Hébert. Ces textes sont joliment accompagnés des œuvres visuelles d’Andréanne Gagnon, tirages numériques évocateurs et abstraits, en noir et blanc.

Numéro 39 - été 2016

Numéro 39 – été 2016

Tout lecteur doit un jour ou l'autre se rendre à l'évidence : il y a des livres qu'il ne lira jamais. Ces livres, on peut les traîner depuis des décennies dans des déménagements successifs sans pourtant les avoir ouverts une seule fois, comme on peut les reluquer chaque fois qu'on fréquente la librairie sans jamais se résoudre à les acheter. Bien qu'ils ne nous apportent, à nous non-lecteurs, aucune connaissance supplémentaire, les livres qu'on ne lira jamais peuplent néanmoins notre imaginaire, comme la route des Indes occupait celui des explorateurs, c'est-à-dire en tant que terra incognita et virtualité d'un savoir qui toujours se dérobe ou auquel on résiste. Dans ce numéro d'été, Contre-jour s'interroge : quelles sont les raisons qui nous poussent à conserver des livres qui ne font qu'accumuler la poussière? De quoi et comment parleraient les livres qu'on espère? Avec les contributions de Daniel Letendre, Catherine Lemieux, Claire Legendre, Clara Dupuis-Morency, Laurence Côté-Fournier, Thomas Mainguy, entre autres.

Numéro 38 - hiver 2016

Numéro 38 – hiver 2016

Grâce à un précurseur comme Henry David Thoreau, le nature writing est un genre bien implanté dans la tradition anglo-saxonne. Au Québec, même si de nombreux écrivains se sont appliqués à « écrire la nature », cette tradition attend toujours les narrateurs qui lui donneront un sens. Peut-être ne sommes-nous pas tout à fait parvenus à oublier la signification idéologique autrefois assignée aux paysages de la Laurentie. Mais qui, quand le dehors se manifeste à lui, entend vraiment la voix de prêtre et de femme à la fois qui a touché Maria Chapdelaine? Ce dossier invite à découvrir la nature telle qu’elle est appréciée par ceux qui en ont fait leur séjour privilégié, espace où les êtres et les choses éveillent des sentiments aussi profonds que simples : l’appartenance au monde, le miracle des apparences, la féerie du vivant, l’équanimité des choses, la symétrie de l’ordre et du désordre…

Numéro 37 - automne 2015

Numéro 37 – automne 2015

Quelles sont les dix notes de bas de page les plus sulfureuses de l’histoire de la philosophie? Les audaces grammaticales les plus discrètes de la tradition romanesque? Les métaphores sur la mer les plus saisissantes de la poésie occidentale? Les insultes les plus mémorables à avoir été crachées par des pamphlétaires? Éclairant de la lueur flageolante d’une lanterne les vieux siècles, les œuvres confidentielles, les ombres d’innombrables contenus boudés par les palmarès habituels, Contre-jour mène l’enquête, envers et contre-tout. Aussi dans ce numéro, un entretien de Kiev Renaud et Sarah Rocheville avec Bernard Émond, les œuvres picturales de Luce Meunier et les notes de lecture d'Étienne Beaulieu qui lit Perrine Leblanc.

Numéro 36 - été 2015

Numéro 36 – été 2015

Dans son essai littéraire Éloge de l’ombre, Jun’ichiro Tanizaki réprouve le monde trop lumineux de l’Occident et célèbre la richesse de la pénombre, source d’ambiguïté et de relief. Les lieux crûment éclairés sont trop propres, sans mystère et sans histoire, ce pourquoi Tanizaki insiste sur la jouissance et le calme de l’obscurité suivant une esthétique du sabi : l’attrait pour la patine, les couches du temps se déposant sur les surfaces. Ce numéro sur Éloge de l’ombre se veut une occasion pour les écrivains Guillaume Asselin, Jean-François Bourgeault, André Lamarre, Louise Warren, Valka Youth, Kiev Renaud, Marie-Pascale Huglo et Kaliane Ung de penser le monde sous cette lumière étrange et de tenter d’en saisir toute la portée pour notre époque à la fois sombre et trop éclairée.

Numéro 35 - hiver 2015

Numéro 35 – hiver 2015

Si les personnages de Mathieu Riboulet sont souvent affublés d’un déhanchement louche et de désirs obliques, la littérature s’y joue pourtant sur le mode d’une quête de grâce au détour de la violence ordinaire. Les récits exigeants de Riboulet cherchent à se mesurer avec douceur à la force invisible qui leur donne voix et ouvrent un espace hanté par les figures de la mère, du père, des frères disparus, des amants défunts, des vieilles tantes courbées sur un lit d’hôpital, que découvrent avec ravissement tous ceux qui écoutent cette phrase sèche et précise raconter la solitude et l’errance. Avec les contributions de Jean Kaempfer, Étienne Beaulieu, Martin Hervé, Francis Langevin, Isabelle Décarie, entre autres.

Numéro 34 - automne 2014

Numéro 34 – automne 2014

Gaétan Soucy laisse une œuvre romanesque rare, forte en contrastes. La tragédie emboîte la pas à la comédie, le drame cède à la farce, l’innocence et la faute se contemplent en miroir, les frontières de l’onirisme et du réalisme se brouillent, le corps et l’âme correspondent. Se réinventant de roman en roman, l’écriture de Gaétan Soucy crée un monde singulier et des personnages forts, non pacifiés, auxquels le lecteur croit sans venir à bout du mystère et de l’angoisse qui les anime ou les foudroie. Elle continue son chemin auprès des lecteurs qui la connaissent, et frappe de plein fouet ceux qui, pour une première fois, s’y confrontent. Contre-jour invite les lecteurs à explorer cette œuvre de longue portée tant dans ses aspects les plus saisissants que dans la part insaisissable qu’elle comporte.

Numéro 33 - été 2014

Numéro 33 – été 2014

Lorsque dominait la figure du romancier fictif, la littérature avait pour question d’ensemble quelque chose comme une mise en cause des rapports entre vivre et écrire. Le retour du romancier dans son œuvre déplace considérablement l’enjeu : vivre ou écrire, cela n’a plus tellement d’importance aujourd’hui que de savoir ou écrire, la littérature de création tentant de se dépatouiller dans le champ des savoirs auquel elle est désormais confrontée depuis son entrée dans les cursus d’enseignement. Et c’est ici que commencent les malentendus et les jeux de dupes entre écrire et savoir, l’écrivain se prenant malgré lui au jeu de son nouveau statut de professeur, mais en maintenant au cœur de son savoir l’ancienne valeur littéraire qui se mesure mal à l’aune universitaire.

Numéro 32 - hiver 2014

Numéro 32 – hiver 2014

Non, Fernand Ouellette n’est pas un chantre aveugle de l’Église, comme le veut un cliché tenace à son égard. Penseur de la littérature, du romantisme allemand, de la poésie, de la peinture et des arts, poète et essayiste lui-même, Ouellette a frayé un chemin très personnel dans la littérature québécoise. Dans ce dossier, les Cahiers littéraires Contre-jour voudraient penser avec Fernand Ouellette un esprit de la création qui échappe à la trop simple opposition entre croyance et incroyance. Avec les contributions de Pierre Nepveu, Nicolas Lévesque, Jean-Philippe Gagnon, Nathalie Watteyne, François Hébert, Georges Leroux, Guillaume Asselin et Étienne Beaulieu, accompagnées des œuvres visuelles de Jean-Michel Cropsal.

Numéro 31 - automne 2013

Numéro 31 – automne 2013

Le processus de guérison, qu’il soit physique ou spirituel, est l’une des expériences humaines dont le pouvoir transformateur est le plus puissant. La vie d’avant la guérison ne sera plus jamais la même dans l’après. Le dossier de ce numéro de Contre-jour réunit des écrivains et artistes en arts visuels afin de leur permettre d’élaborer, dans le langage artistique qui leur est propre, un dialogue créateur explorant ce thème fécond. Parmi ceux-ci, les œuvres d’Élizabeth Picard se font l’écho de la poésie de Catherine Fortin, les installations de Nathalie Levasseur côtoient les mots d’Isabelle Miron et les acryliques de Mathieu Causse (en couverture) accompagnent la prose de Véronique Bessens.

Numéro 30 - été 2013

Numéro 30 – été 2013

Dix ans et trente numéros plus tard, les auteurs de Contre-jour ont choisi de publier, non pas un seul, mais trente manifestes qui se font l’écho des dissensions de ses membres autant que de leurs aspirations communes. Comme l’explique Étienne Beaulieu dans son introduction, « il existe de manière indéniable une identité de signature des auteurs qui publient à Contre-jour et l’animent ». Trente voix donc, celles de Jean-François Bourgeault, Yvon Rivard, Isabelle Miron, Catherine Mavrikakis, Nicolas Lévesque, Pierre Ouellet, Vincent Lambert, Guillaume Asselin, Isabelle Décarie, Véronique Bessens, pour ne nommer que celles-ci, qui maintiennent « ouvertes les écluses de la possibilité d’autre chose, d’une autre société et d’une autre vie ».

Numéro 29 - hiver 2012-2013

Numéro 29 – hiver 2012-2013

Dans notre modernité avancée, il semble que le fait même d’habiter n’aille plus de soi, et que la maison ancestrale n’est désormais plus le moyen de s’enraciner dans le temps. Peut-être existe-t-il d’autres façons de penser l’habitation? Si les murs de nos maisons ne cernent plus notre identité privée, peut-être est-ce ainsi parce que la domestication en cours a fait de la société mondialisée une gigantesque maison mobile. Quels imaginaires de la maison peuvent aujourd’hui être mobilisés? Cette parution de Contre-jour réunit, entre autres, les textes d’Étienne Beaulieu, Frédérique Bernier, Guillaume Asselin, Yvon Rivard et Dominique Scarfone, deux entretiens avec le poète Frankétienne et le cinéaste Philippe Lesage ainsi que les oeuvres photographiques de Yan Giguère.

Numéro 28 - automne 2012

Numéro 28 – automne 2012

À son œuvre de poète, Louise Warren a donné un important prolongement dans le monde de l’essai. Une fois complétée la trilogie des Archives, elle aborde l’univers de la création sous un angle original dans Apparitions. Inventaire de l’atelier. Tel est l’objectif constant de cette entreprise: renouveler les formes, au plus profond. Et, loin de tout formalisme, donner un sens personnel aux mots et aux objets, en prise directe sur les mutations de l’écriture et de la matière. Contre-jour propose ici des regards neufs sur la poésie de Louise Warren, une poésie unique par sa constance dans l’interrogation de l’instant et la recherche de la forme juste.

Numéro 27 - printemps 2012

Numéro 27 – printemps 2012

Échapper à la voracité des moteurs de recherche, des archives, des classements, de tous les moyens par lesquels notre époque obsédée de mémoire cherche à rapatrier les discours vers un nom qui leur sert d’asile. Voilà quelques souhaits qui ont mené à ce numéro intitulé «À bas la signature!» Il s’agissait ici, l’espace d’un dossier, d’accueillir toute voix désireuse de se départir de cette cristallisation infiniment légère qu’est une signature pour écrire sur l’anonyme et à partir de celui-ci. Aux lecteurs de deviner qui sont les auteurs et d’apprécier l’illustration anonyme du dossier, des photographies tirées de la série Vigil, 2009-2012.

Numéro 26 - hiver 2011-2012

Numéro 26 – hiver 2011-2012

Loin de se borner à l’adaptation ou à la scénarisation, le rapport entre la littérature et le cinéma convoque un imaginaire qui traverse les frontières des médias, mais implique aussi des manières de dire, de voir, de raconter ou même de lire. Qu’est-ce que la littérature peut avoir à dire de l’expérience cinématographique? En quoi tel film, telle scène, mobilisent-ils l’écriture? La diversité des textes et des approches réunis ici montre que, si le dialogue entre la littérature et le cinéma n’est pas neuf, nous n’avons pas fini d’en épuiser la potentialité. Avec les photographies de Michel Lamothe.

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