Lieu de réflexion sur l’avenir et le cheminement du Québec. L'Action nationale exerce, depuis 1917, une influence déterminante sur la vie intellectuelle au Québec. Fondée pour défendre la langue française, L’Action nationale a très tôt élargi son champ d’action à l’économie, à la politique et à tous les aspects de la culture nationale. Toujours effervescente après quatre-vingt-dix ans d’existence, la revue reste plus que jamais un carrefour majeur où se construisent des débats essentiels pour la vitalité et le rayonnement de la culture, pour l’organisation de la société et pour tout ce qui peut contribuer à l’épanouissement de la nation.
Cent ans se sont écoulés depuis la création de la Ligue de défense des droits du français, organisation fondatrice de L’Action française, elle-même ancêtre de L’Action nationale. Quelques milliers de pages plus tard, le français est toujours « au cœur de la cible », car le projet indépendantiste reste « la condition essentielle de l’épanouissement de notre peuple dans sa langue et sa culture. » Ce dossier sur le français au Québec est amorcé par un texte de Gaston Miron intitulé « Le bilingue de naissance », se poursuit par « Le français langue commune », un mémoire présenté dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 14, puis se termine par une étude de Pierre Serré qui, appuyée de tableaux et de statistiques, décrit la « minuscule communauté anglo-québécoise ». Trois essais touchant les enjeux de la langue sont aussi analysés dans ce numéro, dont Voyage en Mironie de Jean Royer et Québec cherche Québécois pour relation à long terme : comprendre les enjeux de l’immigration de Tania Longpré.