Quelques lignes qui résument un scénario, quelques étoiles décernées par un critique peuvent suffire lorsque se prend la décision d'une sortie au cinéma. Lire ensuite Ciné-Bulles, c'est s’ouvrir aux oeuvres, pousser sa réflexion, approfondir sa pensée. C’est aussi découvrir les motivations de cinéastes grâce à de longs entretiens, des parcours de réalisateurs par l’étude de leur filmographie. La revue se démarque également par les portraits d’organismes ou d’institutions, mettant ainsi en lumière les coulisses du cinéma. Des textes étoffés, mais accessibles, permettent de se familiariser avec un cinéma de qualité, québécois ou étranger.
En couverture de ce nouveau Ciné-Bulles, nous découvrons le jeune personnage d’Enfance clandestine, un film autobiographique qui prend ancrage dans la période d’intense répression étatique de la fin des années ’70 en Argentine. Avec ce premier long métrage de fiction, Benjamín Ávila signe « une œuvre douce-amère, sous le signe de la sincérité » et réussit, en privilégiant l’histoire intime d’un jeune garçon et sa famille dissidente, à toucher à l’universel. À lire également dans ce numéro, des entretiens avec François Delisle, scénariste et réalisateur de Météore, Marc Béland pour son rôle dans La cicatrice de Jimmy Larouche, et Marie-Geneviève Chabot pour son documentaire En attendant le printemps. Puis, la section « En perspective » observe le cinéma de Steven Sodenberg et « Du livre au film » s’attarde sur l’adaptation à l’écran d’Anna Karénine.