Déjà perceptible par son format trapézoïdal, l'originalité de la revue Jet d’encre se remarque par le choix des nouvelles, poèmes, récits, traductions inédites et essais qui y sont publiés. Il s'agit essentiellement d'écrits qui étonnent par les jeux audacieux de la voix et qui s’éloignent du convenu par leur coloration particulière. C’est la diversité et le caractère hétérogène des textes qui flirtent avec le risque qui permet à la revue de maintenir ce qui fait sa marque : ses voix singulières. Jet d’encre ouvre ses pages à toutes les tendances, à tous les talents littéraires. Plaisir renouvelé de la lecture.
L’écriture de Josée Yvon fait mal, comme ses premiers mots. À la lire, on comprend que toute libération est impossible, sinon celle des pulsions les plus brutes. De fait, l’acte d’écrire peut incarner cette liberté. Ça, Josée Yvon, et d’autres, l’ont compris. Ce numéro a voulu prêter la voix à des auteurs qui osent la violence de l’écriture. Chacun des textes de ce recueil, tout en conservant son autonomie, construit sa propre relation à l’œuvre de Josée Yvon. Ainsi le lecteur, qu’il connaisse très bien ou très peu son écriture, y trouvera son compte. Une quinzaine d’auteurs ont participé à ce numéro dont France Théorêt, Bertrand Laverdure, Martine Delvaux, Mathieu Arsenault, Francine Déry, sous la direction d’Amélie Aubé Lanctôt et Jonathan Lamy.