L’écriture poétique est un acte de foi, un engagement et un mystère. Éternelle remise en question de l’être, de l’appartenance à une société, à une tradition langagière. L’oeuvre du poète est sensible à toutes les révoltes comme à toutes les esthétiques, creuset d’émotions ou dépouillement du verbe dans l’invention d’une syntaxe qui trouve son sens dans une forte musicalité. À la fois témoin et partie prenante de la poésie actuelle d’ici et d’ailleurs, Estuaire ouvre ses pages aux poètes de toutes générations. Il offre aux lecteurs la découverte ou la réconciliation, les retrouvailles ou les révélations.
Dans son texte d’ouverture, André Roy écrit : « Grâce à L’Hexagone, la poésie ne sera plus un phénomène marginal, élitaire, mais une manifestation incontournable de la vie intellectuelle québécoise ». Les Éditions de L’Hexagone ont soixante ans cette année et le numéro de printemps d’Estuaire a voulu en souligner le succès et la renommée en réunissant des auteurs publiés sous leur égide. Sélectionnés avec l’aide de la directrice littéraire actuelle de la maison, Danielle Fournier, des poètes aguerris tels que Pierre Ouellet, Martine Audet, Jean Royer et Nicole Brossard côtoient des écrivains émergents comme Geneviève Morin, Louise Marois, Jean-Philippe Gagnon et Simon-Pier Labelle-Hogue dans une volonté de témoigner de la riche diversité des publications de L’Hexagone qui fait de cette maison un espace étonnant de dynamisme poétique.