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numéro 29 - hiver 2012-2013

Dans notre modernité avancée, il semble que le fait même d’habiter n’aille plus de soi, et que la maison ancestrale n’est désormais plus le moyen de s’enraciner dans le temps. Peut-être existe-t-il d’autres façons de penser l’habitation? Si les murs de nos maisons ne cernent plus notre identité privée, peut-être est-ce ainsi parce que la domestication en cours a fait de la société mondialisée une gigantesque maison mobile. Quels imaginaires de la maison peuvent aujourd’hui être mobilisés? Cette parution de Contre-jour réunit, entre autres, les textes d’Étienne Beaulieu, Frédérique Bernier, Guillaume Asselin, Yvon Rivard et Dominique Scarfone, deux entretiens avec le poète Frankétienne et le cinéaste Philippe Lesage ainsi que les oeuvres photographiques de Yan Giguère.

numéro 28 - automne 2012

À son œuvre de poète, Louise Warren a donné un important prolongement dans le monde de l’essai. Une fois complétée la trilogie des Archives, elle aborde l’univers de la création sous un angle original dans Apparitions. Inventaire de l’atelier. Tel est l’objectif constant de cette entreprise: renouveler les formes, au plus profond. Et, loin de tout formalisme, donner un sens personnel aux mots et aux objets, en prise directe sur les mutations de l’écriture et de la matière. Contre-jour propose ici des regards neufs sur la poésie de Louise Warren, une poésie unique par sa constance dans l’interrogation de l’instant et la recherche de la forme juste.

numéro 27 - printemps 2012

Échapper à la voracité des moteurs de recherche, des archives, des classements, de tous les moyens par lesquels notre époque obsédée de mémoire cherche à rapatrier les discours vers un nom qui leur sert d’asile. Voilà quelques souhaits qui ont mené à ce numéro intitulé «À bas la signature!» Il s’agissait ici, l’espace d’un dossier, d’accueillir toute voix désireuse de se départir de cette cristallisation infiniment légère qu’est une signature pour écrire sur l’anonyme et à partir de celui-ci. Aux lecteurs de deviner qui sont les auteurs et d’apprécier l’illustration anonyme du dossier, des photographies tirées de la série Vigil, 2009-2012.

numéro 26 - hiver 2011-2012

Loin de se borner à l’adaptation ou à la scénarisation, le rapport entre la littérature et le cinéma convoque un imaginaire qui traverse les frontières des médias, mais implique aussi des manières de dire, de voir, de raconter ou même de lire. Qu’est-ce que la littérature peut avoir à dire de l’expérience cinématographique? En quoi tel film, telle scène, mobilisent-ils l’écriture? La diversité des textes et des approches réunis ici montre que, si le dialogue entre la littérature et le cinéma n’est pas neuf, nous n’avons pas fini d’en épuiser la potentialité. Avec les photographies de Michel Lamothe.

numéro 25 - automne 2011

Se pourrait-il que nous assistions aujourd’hui à la disparition progressive de l’essai littéraire? Bouté hors de l’université, se cantonnant dans des zones peu fréquentées de «lecteurs amateurs», l’essai proprement littéraire, celui qui coupe à travers les champs des savoirs et spécule sur des possibilités plutôt que sur des faits, se fait rare de nos jours. Quelle en est la raison? En faisant justement de cette question un appel à ne pas répondre aux sempiternels appels de textes, il s’agit surtout ici de tenter de relancer le goût et la nécessité de l’essai littéraire, de susciter une liberté de ton qui décidément se perd.

numéro 24 - été 2011

Depuis quelques décennies, la littérature latino-américaine s’est considérablement réinventée, passant au tamis d’une rigueur nouvelle l’inventivité de formes dont l’apanage ne revient pas à Borges, et faisant rayonner autrement l’ardeur narrative et poétique déjà explorée par Cortázar, Onetti, les poètes du milieu du 20e siècle et les romanciers archiconnus. Contre-jour donne à parcourir une partie du nouveau paysage littéraire qui se dessine en ces contrées, à partir surtout des écrivains d’Argentine et d’Uruguay. Si l’on écoute de près, on pourra déceler qu’à travers ces textes, l’historicité acquiert une tessiture si intense, si fine ou si intérieure qu’elle irradie sombrement sous la chair des mots.

numéro 23 - hiver 2010-2011

À l’heure où l’économie n’est plus discutée que pour parler de taux d’intérêt et de rendement financier, la pauvreté refait surface d’une manière inattendue dans la littérature contemporaine. Apparemment has been, fleurant la contestation d’un autre âge ou tout simplement out, la figure du pauvre se découvre une nouvelle vigueur aujourd’hui, non plus exhibée en signe de réprobation sociale («voyez cet homme symbole de notre ignominie»), mais plutôt comme signe autrement plus ambigu d’une surprenante culture contemporaine de la pauvreté littéraire. Pourquoi ce fantôme du pauvre hante-t-il les imaginaires contemporains?

numéro 22 - automne 2010

Une image renvoie à sa légende et réciproquement, dans un aller-retour fécond. Dans le jeu entre la photo et sa légende se découvre un intervalle propice à l’invention, à la dérive et à la présentation de soi. Contre-jour l’a investi pour offrir aux lecteurs un album à feuilleter autant qu’à lire, album dans lequel écrivains et artistes mettent en regard des photos et leurs légendes. Avec des textes de Denise Desautels, Christiane Lahaie, Bertrand Gervais, Guillaume Lafleur, Louise Dupré, Louise Warren, Marie-Pascale Huglo, Nicolas Goyer, Sophie Létourneau et Eugenia Owens, traduite par Véronique Bessens.

numéro 21 - été 2010

La fascination que suscite l’univers de W. G. Sebald (1944-2001) croît au rythme des traductions livrées au public francophone depuis la toute fin des années 1990. Entre son Allemagne natale, l’Italie, l’Autriche et l’Angleterre, où il s’exila très tôt et enseigna la littérature jusqu’à sa mort, Sebald erra inlassablement, colligeant des faits divers et des bouts de fiction, rapportant des épisodes historiques et des découvertes savantes, opérant d’étranges rapprochements entre des destins singuliers, marqués par la perte, la destruction et la folie. Contre-jour invite les lecteurs de cette grande œuvre à explorer les différents aspects du vertige littéraire sebaldien.

numéro 20 - hiver 2009-2010

Écrire la pulsion? Oscillant entre le débordement et la défaillance, la possession folle et l’inspiration maîtrisée, l’écriture est en prise avec des forces obscures, énigmatiques, propulsant l’être aux confins de lui-même. Mais qu’est-ce que la pulsion? En marge des discours connus et des théories accréditées, Contre-jour souhaite ici interroger la notion dans l’optique d’une fidélité proprement littéraire à ce qui, de la pulsion, ne peut précisément se dire et s’écrire que dans un langage poétique. Il s’agit d’une invitation à la profanation et au libre usage des mots les plus compromis par les systèmes et les normes.

numéro 19 - automne 2009

Parce que la poésie états-unienne semble aussi complexe que les États-Unis, le dossier du présent numéro repose sur un objectif modeste : faire découvrir des auteurs contemporains par le biais d’essais et de traductions, offrir un panorama orienté vers des poétiques particulières plutôt que vers des tendances générales – en bref : juger à la pièce au lieu d’imiter le mode de consommation américain, éviter les grandes surfaces au profit du cas par cas. On aborde ainsi les œuvres de Charles Wright, William S. Merwin, Lorine Niedecker, Charles Simic, James Galvin, Heather McHugh et Richard Wilbur. Hors dossier : des textes signés Paul Bélanger, Ying Chen, Éric Méchoulan, Martin Tailly, Rosalie Lessard, Sylveline Bourion et Gail Scott. Enfin, on se penche sur les plus récents ouvrages de Paul Auster, Georges Picard et François Paré.

numéro 18 - printemps 2009

Petits morceaux découpés avec soin, séparés de l’ensemble puis réinsérés selon une logique souvent rétrospective, les détails font basculer le récit, agissent comme fauteurs de troubles, égarent, contentent, font tiquer le lecteur tout autant que le raconteur. Le dossier de ce numéro explore les enjeux propres au détail en proposant des fictions et des essais suscités par le détail d’un récit, d’un tableau ou d’un film contemporains. Il s’agit de surprendre ce qui avait échappé à la vigilance, d’aménager un lieu où ce détail puisse enfin accaparer l’attention tout en demeurant un simple trait anodin, banal, tapisserie du réel dont les motifs miment l’insignifiant. Hors dossier : un entretien avec le cinéaste Arnaud Desplechin qui, depuis plus de quinze ans, crée des fictions de cinéma centrées sur la figure de l’acteur.

numéro 17 - hiver 2008-2009

Ce numéro présente des textes de prose et de poésie rassemblés sous un seul signe, celui de l’empreinte dont l’actualité ne cesse de surprendre. Toujours singulières, les empreintes laissent la trace de ce qui ne se réduit à aucune généralité. Gerbe, miscellanées, bouquet, panaché, mélanges, les singularités ainsi mises ensemble ne donnent pas un aperçu de la littérature d’aujourd’hui, ni un portrait d’une poétique qui serait propre à la revue. Ces empreintes sont autant de signatures d’auteurs dont les parcours se rassemblent l’instant d’un numéro, laissant les traces singulières qu’on nous donne à lire ici. Des textes, notamment, de Paul Chanel Malenfant, David Clerson, Stephanie Bolster, Étienne Beaulieu, Jean-Philippe Dupuis, René La Fleur, François Hébert et Jean-Marc Fréchette.

revue à l'honneur

Le dossier "Danse hybride" s’intéresse aux œuvres émergeant des collaborations entre danseurs, chorégraphes et artistes qui ont donné lieu à de nouvelles formes ou à de nouveaux objets.

Le printemps des revues