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numéro 70 - printemps 2013

Et si nous explorions l'axe Nord-Sud davantage? Peut-être y trouverions-nous des liens insoupçonnés, des racines communes et des regards similaires ou encore, qui nous bousculent? Ainsi, le dossier du numéro 70, préparé, traduit et présenté par Étienne Lalonde, dévoile un échantillon de la nouvelle poésie états-unienne : Matthew Zapruder, Noelle Kocot, Matthew Rohrer, Lara Glenum, Joshua Beckman, Craig Dworkin, Rebecca Wolff et Anthony McCann. Dans la section régulière de la revue, trois poètes de talent : Christophe Pairoux, Belge vivant à Montréal depuis à peine plus d'un an, Antonio D'Alfonso, Montréalais aux origines italiennes ayant vécu aussi à Toronto, et Christine Germain, Montréalaise qui est aussi dramaturge et artiste de la voix.

numéro 69 - hiver 2012-2013

« Arpenter l’éphémère » est le thème de ce numéro hivernal d’Exit qui prend comme point de départ les notions de territoires et d’identité. « Si on dit parfois de certains poètes qu’ils sont des poèmes vivants, on peut certainement croire que l’écrivain est lui-même un territoire » nous dit Stéphane Despatie en présentation. La section Dialogue, préparée par Jean-Marc Desgent en collaboration avec le Festival de la poésie de Montréal, rassemble les voix de poètes se prononçant sur le thème Poésie, territorialité et identité : Denis Brassard, François Paré, Pierre-Yves Soucy et Philippe Delaveau. Puis, dans la section régulière de la revue, les textes de quatre poètes de talent : François Godin, Catherine Harton, Henri Chassé et Monique Deland.

numéro 68 - automne 2012

Dans un dossier intitulé Incitation à la révolte, François Guerrette a rassemblé huit poètes qui, loin d’être indifférents aux événements qui se sont déroulés au Québec et ailleurs dans le monde depuis le printemps dernier, prennent la parole, réagissent, se questionnent et nous questionnent. Parmi eux, Paul Chamberland, Danny Plourde, Jean-Paul Daoust et Hélène Monette. Dans sa section régulière, Exit nous invite à lire les textes de sept poètes de talent, entre autres, Jours d’atelier d’Étienne Lalonde, Sur les chiens et d’autres animaux de Kenia Cano, Petites chutes dans le noir, de Dominique Olivier, de même qu’une longue suite sans titre de nouveaux textes d’Émile Martel.

numéro 67 - été 2012

Dans ce numéro printanier, on pourra lire les poètes Nancy R. Lange (La femme scarifiée) et Caroline Rivest (21 mars); Francis Catalano qui, avec Particules de Lima, partage ses récents textes écrits au Pérou; Benoit Jutras (Les auréoles) qui impose un je des plus intéressants; Dominique Lauzin qui, avec Lettre du cœur et autres paysages, présente les derniers extraits de son prochain livre. En outre, Exit ouvre ses pages à deux grands poètes étrangers, l’Italien Carlo Bordini et le Mexicain Efraín Bartolomé. Enfin, dans la section «Invitation», Jean-Paul Daoust offre une belle suite intitulée Livre intemporel.

numéro 66 - printemps 2012

Dans ce numéro, vous pourrez lire Une scène de Dominique Lauzon; vous découvrirez Jonathan Charrette qui, avec Volts à main armée présente ses couleurs, comme éclaboussées sur une scène de crime; et vous pourrez vous abonner aux mots de Jean-Philippe Bergeron qui, avec Sur une table, des étoiles, offre un monde sur une carte noire. Dans la section «Dialogue», Isabelle Forest a préparé un choix de textes du Printemps des poètes de Québec, qui fête cette année son cinquième anniversaire. Près d’une cinquantaine de poètes de différentes tendances et de différentes générations est donc représentée dans l’échantillon.

numéro 65 - hiver 2012

Dans ce numéro, Exit donne à lire de nouvelles voix comme celle d’Hugue Blier avec «Ce que j’ai voulu dire», de Jérôme Hazin qui offre «Monochrome gris», et celle de François Godin avec «Pour détourner ma mémoire de toi». Aussi, grâce aux importantes contributions des traducteurs et poètes Odelin Cruz Salmeron et Francis Catalano, on peut lire les textes de Claudio Pozzani et d’Ernesto Lumbreras. Enfin, à l’invitation de l’équipe de la revue, le poète François Charron s’entretient avec Stéphane Despatie au sujet de ses textes rassemblés sous le titre «Offrandes corrompues».

numéro 64 - automne 2011

Ce numéro 64 réunit les textes des poètes Sylvain Campeau, Stéphane Despatie, Madeleine Monette et Dominique Sorrente. De plus, dans la section Dialogue, un dossier intitulé Belges, en vers et contre tous, dirigé par Pierre Schroven, dessine un croquis du paysage poétique actuel belge et donne à lire certains auteurs dont on connaît la réputation et certains autres à découvrir: Véronique Daine, Marc Dugardin, Paul Mathieu, André Romus, Marie-Clotilde Roose, Monique Thomassettie et Alexandre Valassidis.

numéro 63 - été 2011

Qu’avions-nous lu au moment où nous avons personnellement découvert le sonnet, qu’avions-nous écrit? Que connaissions-nous alors? Est-ce important de maîtriser les techniques de peinture avant de se lancer dans l’abstraction? Dans la section «Dialogue» de ce numéro, Corinne Chevarier réunit vingt-cinq poètes qui ont expérimenté la forme du sonnet tout en tentant de respecter leur univers habituel et leur modernité. Certains ont obéi à toutes les règles du genre, d’autres ont délinqué, commenté, justifié leurs choix. Enfin, certains se sont totalement abandonnés dans le sonnet soit en maîtrisant le genre, soit en l’oubliant volontairement, emportés par les mots.

numéro 62 - printemps 2011

Comme l’écrit Stéphane Despatie, directeur d’Exit, au sujet de ce numéro: «Une revue, c’est une boîte à charnière(s) où les auteurs permettent une entrée dans leurs œuvres. Ils nous offrent un instantané de leur écriture entre deux livres, deux démarches, deux projets, deux boulots, deux saisons. On marche souvent sur la lisière entre deux mondes qui se détachent ou tentent de solidifier la jonction.» Ici, les poètes se demandent, à leur manière, où ils cesseront d’être de passage. Également dans ce numéro, un dossier tout aussi pertinent qu’intrigant, dirigé par Rosalie Lessard et intitulé «Art poétique S.B.L.» auquel a participé une génération de poètes nés entre 1970 et 1985.

numéro 61 - hiver 2011

La poésie québécoise est jeune, certes, mais son évolution en un seul siècle est remarquable, et la production des dernières années est aussi foisonnante qu’intéressante. Dans ce numéro sont justement présentées des voix émergentes, celles d’Annie Lafleur, d’Audrey-Anne Marchand, de Cristina Montescu et de Fredric Gary Comeau. Dans la section «Dialogue», Carole David, en collaboration avec Krassimir Kavaldjiev, a dirigé un volet sur la poésie bulgare écrite par des femmes. Le plus ancien pays slave est le bassin d’une littérature riche, pourtant mal connue au Québec. Voilà ici l’occasion de pénétrer dans les univers de sept femmes, de s’abandonner à leur poésie.

numéro 60 - automne 2010

Exit a maintenant 15 ans. «Ne l’oublions pas, un des plus grands plaisirs de travailler à ce genre d’entreprise est bien celui de faire partie des premiers lecteurs d’œuvres en construction», écrit son directeur Stéphane Despatie. Dans ce soixantième numéro, on peut lire les textes d’Olivier Bourque, Daniel Leblanc-Poirier, Alain Fisette, Hélène Monette, Jack Hirschman (poète beatnik traduit par Nadine Ltaif), Serge Patrice Thibodeau, Danielle Fournier et Pierre Ouellet. À la suite de la Rencontre des poètes du monde latin, Bernard Pozier et Ana Cristina Zúniga proposent un dossier intitulé Prix et nouvelles voix de la latinité. Tous les poèmes présentés sont traduits en français au Québec pour la première fois.

numéro 59 - été 2010

« Tous les pays qui n’ont pas de légende / sont condamnés à mourir de froid », disait Patrice de La Tour du Pin, mais les poètes de ce numéro, non seulement ne renoncent-ils pas à tout rapport à l’avenir, mais ils sont dans sa construction, surveillent les signes de vie, vont à sa rencontre, composent et recomposent avec la réalité, avec nos mythes, avec le climat. On pourra lire, dans la partie régulière du numéro, les poèmes d’Andrea Moorhead, de Luc LaRochelle, de Nathalie Noël et de François Charron. Dans la section « Dialogue », un dossier préparé par Jean-François Létourneau concernant la poésie amérindienne.

numéro 58 - printemps 2010

Communauté autonome d’Espagne, la Catalogne est depuis 2006 reconnue comme « réalité nationale ». Ce dossier, intitulé « Poésie catalane : les voix ne dorment jamais », a été préparé par Francis Catalano avec la collaboration d’Àngels Gregori Parra. Dans une traduction assurée par Elisabet Ràfols-Sagués, il regroupe de jeunes poètes qui se démarquent actuellement au pays des quatre provinces. Au-delà des comparaisons culturelles, c’est le souffle d’une génération qui est donnée à lire. On propose ici une manière d’entrer dans la poésie d’un pays par le rythme d’aujourd’hui. La partie régulière du numéro est aussi portée par un vent frais qui amène plusieurs nouveaux auteurs.

numéro 57 - hiver 2010

Ce numéro d’Exit rassemble des voix bien distinctes qui viennent d’univers bien différents. Le poème La Tempête à venir de Goh Poh Seng, l’auteur invité de la section « Passage », a inspiré l’illustration de la couverture. Né en Malaisie, Goh Poh Seng fait la navette entre la Colombie-Britannique, le Québec et l’île de Terre-Neuve. La rencontre des esthétiques asiatique et nord-américaine, telle qu’elle se lit chez ce poète, souffle à l’imaginaire le désir de « prendre le thé au Labrador ». Elle transcende le quotidien évoqué et rejoint la poésie des auteurs qui ouvrent le numéro.

numéro 56 - automne 2009

Le dossier de cette livraison porte sur la lecture à voix haute. Il regroupe vingt-cinq poètes qui ont tous un lien important et différent avec le sujet. François Charron, Jean-Marc Desgent, Carole David, Paul Bélanger, Francis Catalano, Germaine Beaulieu, Claude Beausoleil, Corinne Chevarier, Danny Plourde, Louise Dupré, Tristan Malavoy-Racine, Bernard Pozier, Danielle Fournier, Serge Mongrain, Diane Régimbald, Pierre Nepveu, Denise Desautels, Anthony Phelps, Yolande Villemaire, José Acquelin, Stéphane Despatie, Jean-Paul Daoust, France Mongeau, Antonio D’Alfonso, Normand de Bellefeuille et Paul Chamberland ont tous collaboré au dossier avec pertinence, en quelques mots seulement. En première partie, on peut aussi lire des textes d’Étienne Lalonde, de Luc LaRochelle, de Cécile Cloutier et d’Yves Boisvert.

numéro 55 - été 2009

Ce numéro présente plus de textes provenant de l’étranger que de textes écrits sur notre territoire : Dominic Marcil, Québécois étant à ses premières publications; Françoise Roy, Québécoise vivant depuis longtemps au Mexique, présentement en résidence à Buenos Aires; Benoît Gréan, Français vivant à Rome; Angéline Neveu, Française vivant au Québec; ou encore Bertrand Laverdure, Québécois ayant envoyé ses textes de Belgique. Et comme pour appuyer cet état de fait, le dossier de cette livraison, intitulé Variations Lescarbot, s’est inspiré d’un poète venu d’ailleurs et considéré comme le premier poète d’ici! Enfin, histoire d’ajouter une touche ludique, on a invité 36 poètes à se livrer à un petit jeu : écrire avec les mots d’un autre sans en connaître la source. Fascinant de croiser ces mêmes mots qui changent d’univers…

numéro 54 - printemps 2009

Les poètes réunis dans ce numéro nous surprennent par leur capacité à allier instinctivement et délibérément les qualités qui font qu’un texte peut être significatif pour le temps, en ce sens qu’il y collabore par une avancée toute personnelle et rayonnante. On peut donc lire des textes d’Andrea Moorhead, de Louis-Martin Savard, de Marie-Hélène Montpetit, de Madeleine Monette et de Valerio Magrelli. Dans la section « Dialogue », intitulée Jeunes femmes : un carrefour, on découvre ou retrouve les voix plurielles de Gabrielle Giasson-Dulude, Mélisa Gagné, Mylène Durand, Ariane Audet, Rosalie Lessard, Julia Musté et Annick Chauvette. Les auteures de cette section nous donnent une idée, évidemment parcellaire, de ce qui se fait actuellement chez les écrivaines et, surtout, nous donnent envie d’être attentif à leur écriture.

numéro 53 - hiver 2009

Poésie militante, engagée, poésie de la conscience, poésie de l’inconscient, de l’amour disparu : les poètes de ce numéro nous ouvrent leurs carnets généreusement et laissent entendre « leur voix comme un exil voilée ». On découvre donc les vers imprégnés de l’urgence et de la quête de justice de Faiha Abdulhadi, féministe et militante bien connue du Proche-Orient, et ceux d’Antoine Boisclair, qui aborde une autre facette de l’engagement. Suivent les poèmes plus intimistes d’Antonio D’Alfonso, et cette traversée des temps et des cultures dont est empreint un projet littéraire que Yolande Villemaire porte depuis des années. Claude Beausoleil fait ici paraître Les Fleurs du Blues, hommage à la chanteuse Billie Holiday. Enfin, dans la section « Invitation », on peut lire Sommeil, soleil noir de Louis-Philippe Hébert.

numéro 52 - automne 2008

Le choix des poèmes publiés dans ce numéro témoigne de la vigueur de la poésie québécoise actuelle. On peut y lire, dans un premier temps, des textes signés par Jonathan Lamy, François Charron, Serge Patrice Thibodeau et Stéphane Despatie. En seconde partie, pour la section Dialogue, France Mongeau a eu l’idée de lancer un défi à des duos d’écrivains qui ont accepté de « construire dans la parole de l’autre ». La lecture des cinq duos, composés respectivement de Danny Plourde et Jean-Philippe Tremblay, Kim Doré et Jean-François Poupart, Sylvestre Clancier et Benoît Doucey, Carole David et Jean-Marc Desgent, ainsi que Diane Régimbald et Monique Deland, montre que les auteurs ont réussi à créer des textes qui contiennent les couleurs de chacun et les traces de cette rencontre littéraire.

numéro 51 - été 2008

Les paroles venues d’ailleurs ne peuvent que nous interpeller comme poète québécois, comme elles remettent sur la table ces cycliques interrogations sur la littérature et, par ricochet, sur la notion de pays. Pour ces ponts, ces questionnements, ces partages culturels, ce numéro fait place à la poésie étrangère. On peut y lire huit poètes d’origine haïtienne : Gary Klang, Franz Benjamin, Emmelie Prophète, James Noël, Makenzy Orcel, Jobnel Pierre, Joël Des Rosiers et Rodney Saint-Éloi. Ils proviennent de différentes générations et abordent tous les thèmes, écrivent dans tous les styles. Précédant ces Résonances haïtiennes, on trouve les inédits d’Annick Chauvette, de Dominique Robert et d’Alain Fisette; s’y côtoient les thèmes de l’état limite, de la réalité, de la rupture, de l’amour et de la résonance littéraire dans le monde.

numéro 50 - printemps 2008

La mémoire, le présent, la proximité... Ce numéro rend tout d’abord hommage à Louise Blouin, une artisane importante de la poésie québécoise, qui continue de nous habiter par le truchement d’un texte de Jean Royer sur ses écrits. On peut lire également une suite de Luc LaRochelle, un écrivain québécois qui témoigne d’une expérience vécue à des kilomètres d’ici, et une suite de Daniele Pieroni, un Romain traduit par plusieurs poètes québécois. Enfin, avec les poèmes de Margaret Michèle Cook, Lélia Young, Gabrielle Poulin, Eileen Lohka, Angèle Bassolé et Andrée Lacelle, regroupés sous le titre «Femmes de l’ouest», nous avons la chance de lire des femmes qui participent à un corpus dont le développement est parallèle au nôtre : celui de la littérature canadienne qui s’écrit en français à l’ouest du Québec.

numéro 49 - hiver 2008

Cette livraison hivernale présente des textes de Franck Villain, un Français d’origine vivant au Japon et qui n’a jamais publié de livres de poésie, de Stéphane D’Amour, qui publiait récemment son premier recueil, et une longue suite de Serge Lamothe, surtout connu comme romancier. Dans la section «Dialogue», la parole est donnée à plusieurs poètes et intervenants du milieu de la poésie qui, de différentes façons, participent ou s’intéressent à la poésie émergeante. On y aborde notamment les questions suivantes : Peut-on parler d’orientations particulières dans la poésie québécoise contemporaine? Qu’est-ce qui distingue la poésie actuelle de celles qui l’ont précédée? Quel lien entretient-elle avec son propre passé et avec la poésie étrangère? Et enfin, la poésie joue-t-elle un rôle dans notre société?

numéro 48 - automne 2007

De tous temps, les ruelles ont fasciné. Elles forment la marge, ou encore la lisière entre deux univers. Et comme pour toutes marges, certains décident d’y écrire. Comme si les paroles y étaient plus libres, comme si, en marchant sur la bordure qui sépare des mondes, une confrontation avec le vertige procurerait une jouissance ou des retrouvailles avec l’urgence. Sont donc réunis ici quatorze écrivains autour du thème des ruelles. On y trouvera des poèmes de José Acquelin, Marcel Labine, Benoit Jutras, Denise Brassard, Laure Morali, Jean-Sébastien Huot, Serge Patrice Thibodeau, Jean Morisset, Hector Ruiz, Marie-Ève Desrochers-Hogue, Francis Catalano, André Carpentier, Renée Gagnon et Dyane Raymond. Précédant ce dossier, on trouvera trois suites de poèmes où l’on sent les limites du corps.

numéro 47 - été 2007

Si tous les poètes rassemblés ici proposent des univers poétiques et langagiers différents, chacun parvient à dire une vérité qui traverse la banalité du quotidien et son lot de petites ou grandes douleurs comme ses pointes de bonheur. Daniel Leblanc-Poirier porte un regard délinquant sur ce qui compose son espace intérieur. Si, pour lui, l’intimité doit peut-être se frayer un chemin vers l’extérieur, il en va tout autrement pour July Giguère qui, elle, dépeint un espace privé de manière clinique, avec un regard capable à la fois de distance et de projection. Francis Catalano nous parle des Premières nations, et c’est en empruntant un langage marginal du lexique de la poésie qu’il révèle l’intimité du territoire et sa propre part d’intimité. Enfin, Corinne Chevarier nous invite à visiter des terrains fragiles, des frontières mouvantes.

numéro 46 - printemps 2007

Ce numéro réunit des textes des poètes Bruno Lemieux, Étienne Lalonde, Carlo Bordini et André Roy. La section Dialogue propose, en outre, une sélection de poètes contemporains issus du monde latin. On y retrouve les témoignages de Claude Beausoleil, Jean-Marc Desgent et Paul Bélanger sur la Rencontre des poètes du monde latin (Encuentro de poetas del mundo latino) qui se tenait dans les villes de Mexico, Morelia et Paztcuaro à l’automne 2006, ainsi que les poèmes d’auteurs ayant participé à l’événement : Jacques Ancet (France), Maria Baranda (Mexique), Luis Bravo (Uruguay), Marco Antonio Campos (Mexique), Elsa Cross (Mexique), Susy Delgado (Paraguay), Vanessa Droz (Puerto Rico), Elva Macias (Mexique), Fabio Scotto (Italie) et Cecilia Romana (Argentine).

numéro 45 - hiver 2007

Sommes-nous pris avec la poésie comme avec une maladie incurable? Pourquoi notre regard, notre pensée, notre absorption de l’espace, des événements, se traduisent-ils ainsi? Si, pour Paul Bélanger, « tout poème ne sort que de son enracinement à la terre », pour Marie-Hélène Sarrasin, « des souterrains émergent les projets un peu froissés ». L’attachement est manifeste. À ces voix se joignent celles de Geneviève Gravel-Renaud, Henri Chassé, Diane Régimbald, Luc LaRochelle et Roger Des Roches, dont le texte exprime on ne peut plus clairement ce besoin d’écrire et la transformation des gens face au changement, face à la mort. La section Dialogue présente ce qui compose pratiquement une génération de poètes français, pour la plupart dans la cinquantaine et qui ont un parcours imposant.

numéro 44 - automne 2006

On trouvera dans cette livraison une suite assez distincte, quoique complémentaire, au travail habituel de Dominique Robert. Les poèmes d’Isabelle Thériault ou ceux de Stéphane D’Amour semblent, sinon y répondre directement, du moins résonner dans le même espace. Les poèmes d’Emmanuelle Merlet-Caron et ceux de Geneviève Blais y font également écho. Vient ensuite Monique Deland qui, avec ses magnifiques vers, rencontre le lexique et la tonalité des autres. Sa suite donne l’effet d’une parenthèse, d’un îlot essentiel. Finalement, Jean-François Poupart manipule comme un orfèvre le lexique urbain et le langage de la révolte. Enfin, Serge Patrice Thibodeau présente les nouveaux visages de la poésie acadienne que sont Georgette LeBlanc, Brigitte Harrison, Mathieu Gallant, Glen Charles Landry et la formation Jacobus et Maleco.

numéro 43 - été 2006

Si, selon les poèmes de Serge Lamothe, « le soleil préfère ne pas voir ce qu’il éclaire à peine », les mots de Pierre Barrette, qui parlent aussi du soleil, nous ramènent quant à eux à la faille : « La faille où s’enlisent les voix fruitées ». La faille, un thème qu’a également exploité Valerio Magrelli – dont Francis Catalano, son traducteur québécois, lui consacre ici un article dans la section Dialogue –, allant jusqu’à intituler l’un de ses livres Le vase brisé. La faille, la fêlure, un thème cher aux poètes autant fascinés par la fissure, la cassure, que par la lumière qui y pénètre. Et si avec la lumière vient la clarté, les poètes n’hésitent pourtant pas à s’abandonner à un genre qui, au-delà du sujet abordé, du questionnement ou du message livré, regroupe les mots et rassemble les sens de manière plutôt abstraite.

numéro 42 - printemps 2006

Dans le concret des choses. Dans les textes de ce numéro, il est stupéfiant de voir comment le concret alimente les poèmes des auteurs. Que ce soit sous forme de référents, d’expressions communes, ou simplement, en écho à une situation extérieure, le poème se positionne par rapport au concret, qui devient un moteur d’écriture, sinon un rouage important de ce qu’on donne à lire. Des textes de Catherine Lalonde, Olivier Bourque, Dominique Lauzon, Corrinne Chevarier, Louise Desjardins, Yves Préfontaine, Bruno Roy, Danielle Fournier et Pierre Nepveu. Et dans la section Dialogue, un entretien avec Nadine Ltaif mené par Antoine Sassine.

numéro 41 - hiver 2006

Les onze poètes ayant collaboré à ce numéro ont été attentifs, sinon disponibles, au désordre extérieur. Ils prennent appui sur des bases qu’ils trouvent ça et là, ou qu’ils cherchent dans les mots et les souvenirs, dans l’espoir, les souhaits ou les rêves. En somme, ils puisent en eux, comme si cet univers intérieur devenait un îlot de sens, un espace moins chaotique où il serait possible de souffler, d’organiser, de reconstruire. À l’heure où le monde se tiraille et atteint des sommets de complexité, écrire devient une contestation et un geste collectif important. C’est dans cette optique que sont réunis ici les poètes Linda Bonin, Benoit Jutras, Denise Brassard, Serge Patrice Thibodeau, Martine Audet, Pascale Hermann, Bertrand Laverdure, Jean-Paul Daoust, Jean-Sébastien Huot, Marie-Hélène Montpetit et Mathieu Boily.

numéro 40 - automne 2005

Le présent numéro nous emmène en Italie en nous faisant traverser quelques générations de poètes italiens, certains ayant appartenu au Gruppo 63 ou au Gruppo 93, et d’autres s’étant imposés comme incontournables sans appartenir à un courant particulier. En outre, quelques nouvelles voix s’ajoutent à cette anthologie composée de poètes prestigieux. Les auteurs québécois qui se retrouvent dans ces pages forment quant à eux un échantillon du groupe de poètes présenté à la revue L’immaginazione, qui publiera cet automne un numéro entièrement consacré à la poésie québécoise. Entre autres signataires : Claude Beausoleil, André Roy, Yolande Villemaire, Stéphane Despatie, Hélène Dorion, Francis Catalano, Hélène Monette, Jean-Marc Desgent, Nicole Brossard, Paul Chamberland et Yves Préfontaine.

numéro 39 - été 2005

Le présent numéro s’ouvre d’abord sur des poèmes indépendants de toute thématique. On peut y lire des poètes bien connus du paysage québécois, comme Bernard Pozier et Dominique Lauzon, ou José Acquelin et Martine Audet, mais on peut aussi y découvrir Philip Chamberland et la poésie du romancier Michael Delisle. Enfin, le fait que Montréal ait été nommée Capitale mondiale du livre pour 2005 sert de prétexte pour consacrer la section Dialogue à la métropole. Photographes et poètes sont réunis autour de la thématique des escaliers extérieurs, si singuliers à Montréal. Sans s’être consultés, les poètes regroupés dans cette section ont écrit des textes porteurs, non pas d’une nostalgie, mais d’un questionnement sur la perte. Ce sont des poèmes marqués par la mémoire photographique, par l’empreinte.

numéro 38 - printemps 2005

Ce numéro offre des poèmes frais et solides qui nous arrivent comme une brise aussi chaleureuse qu’envoûtante, gardant en son souffle ce qu’il faut de mystères pour nous secouer et nous emmener sur les territoires de l’imprévisible. Avec le printemps se découvrent les racines, et c’est pourquoi Francis Catalano a invité les poètes Fulvio Caccia (né en Italie), Serge Patrice Thibodeau (né au Nouveau-Brunswick), Michel van Schendel (né en France), Mona Latif-Ghattas (née au Caire) et Antonio D’Alfonso (né à Montréal, mais dont les parents sont italiens) à nous faire part de leurs réflexions sur le déracinement. Avec ces invités, on voit plus que jamais que les racines sont toujours plus mouvantes qu’on pourrait le croire, qu’elles prennent autant de directions que le mot ailleurs peut en prendre.

numéro 37 - hiver 2005

Ce numéro s’articule autour du thème de la filiation. Yolande Villemaire ouvre le bal avec un magnifique poème où l’on retrouve « l’hiver de force ». Henri Chassé marche lui aussi un bout dans l’hiver, mais sans ignorer le feu. Jonathan Lamy ramène à la surface ces blessures et combats qui ont ravagé les territoires intimes; un texte écrit sur le dos des ruines et vestiges du cœur. Marie Douve enchaîne avec un poème réaliste et dur où les « antécédents attirent les mouches ». On assiste ensuite au baptême littéraire de Charles-Philippe Laperrière, qui nous offre un poème frais dans lequel s’affirme déjà une écriture réfléchie. Enfin, Hélène Dorion nous propose un poème narratif alliant recherche formelle et questionnement, et Jean-Paul Daoust nous donne à lire une longue suite où « le cœur discute avec l’hiver ».

numéro 36 - automne 2004

Ce numéro est constitué presque exclusivement de jeunes poètes. Du lyrisme à l’imaginaire éclaté d’Olivier Bourque au périmètre d’intimité de Serge Lamothe, en passant par les observations cliniques d’un mal être d’Audrey Lemieux, et par le réalisme d’Emmanuelle Merlet-Caron ou les mémoires réelles et inventées de Camille Allaire, il donne le pouls de ce qui se fait présentement au Québec. Ces cinq poètes ne prétendent pas révolutionner le genre, mais ils apportent la qualité et une couleur actuelle faisant écho aux interrogations reliées au contexte artistique et social d’aujourd’hui. On peut lire par ailleurs un dossier sur la ruine et le vestige, qui exprime la volonté de la revue d’allier la poésie et la réflexion. Benoît Jutras, Denise Brassard et Jean-Sébastien Huot se sont totalement abandonnés à leur sujet.

numéro 35 - été 2004

« Le reste et le rebut » : voilà le cadre proposé aux collaborateurs de ce numéro, qui présente le troisième volet d’une réflexion sur l’écriture et le deuil. Ce qui reste, ce peut être les vestiges de l’enfance, ce qui survit de nos rêves, nos méditations, nos projets, nos traversées, ou encore l’absence, le vide comme générateur de sens, ainsi que nous en parlent Dyane Raymond et Johanne Jarry. Ce peut être également ce qu’on trimballe avec soi, ce qu’il reste de nos influences et qu’on transpose d’un médium à un autre, ce rapport sensuel au monde qui donne une couleur particulière à l’écriture, ainsi que nous en parle Herménégilde Chiasson. À partir d’un « objet trouvé », Hélène Monette, Martine Audet, Joël Pourbaix, José Acquelin et Francine Alepin ont quant à eux réfléchi sur la vie et ce qu’il en reste dans l’écriture.

numéro 34 - printemps 2004

L’écriture, l’art, qui, comme le suggère Fernand Ouellette, permettent de « regarder en face », auraient la possibilité de révéler une part de cet inconnu au voisinage duquel la lumière s’éteint : la mort. Le poème offrirait un peu de luminosité et de chaleur dans cette relation qui nous lie au mystère. C’est cet esprit lucide devant l’éphémère – et attentif à la lumière de la nuit – qui anime les textes réunis dans ce numéro. D’abord les poèmes de Gabriel Landry, Ian Lauda, Geneviève Blais, Danny Plourde, Robbert Fortin et Isabelle Forest. Puis les essais, entretien et poèmes de Fernand Ouellette, Linda Bonin, Denise Desautels et Paul Chanel Malenfant sont rassemblés dans la section Dialogue. Présentée par Jean-Sébastien Huot, cette suite de réflexions sur la mort constitue le deuxième volet d’un cycle de publications sur l’écriture et le deuil.

numéro 33 - hiver 2003

Le poème est ascèse, long travail de coupe, effort de renoncement. Il procède toujours d’une rupture, raconte l’odyssée d’un détachement, d’un arrachement. Le symbolique confine au deuil et le bout du rêve marque le début d’une autre vérité. C’est à cet ample parcours du sens que vous convient les textes de Fernand Ouellette, Linda Bonin, Roméo Savoie, Tamirace Fakhoury, Chantal Neveu et Serge Patrice Thibodeau. Par ailleurs, la rubrique Regard débute un cycle de publications sur L’écriture et le deuil, dont le premier volet porte sur L’éphémère. Que reste-t-il de la voix du poète dans son texte? Quelles marques porte-t-il de son rapport à la langue de la collectivité? Et lorsque le poème se dit, s’entend, s’agit-il encore de la voix de l’auteur?

numéro 32 - automne 2003

Dans les poèmes réunis ici, entre le silence et le cri, plus d’un ange passent. L’ange, c’est le silence. Puis vient le cri : la brèche. Entre les deux, la voix des poètes se fait entendre : celles d’Isabelle Courteau, d’Isabelle Livanos, de Sereine Berlottier, de Julie Bourcier, de Marc Landry, de Véronique Bessens et de Valeriu Stancu. Ils nous parlent de déchirure, de coupure, de distance, d’un manque, d’une trouée dans l’être, de cet abîme d’où le poème sourd comme une eau profonde, une source inespérée, une éclaircie dans la forêt des mots. Le présent numéro propose également une section préparée par François Rannou, où les essayistes et poètes Jean-Claude Schneider, Fabienne Courtade et François Rannou lui-même discutent autour du thème « Voix et poésie ».

numéro 31 - printemps 2003

Penser et écrire l’altérité : c’est un peu à quoi nous invitent les collaborateurs réunis dans ce numéro. Qu’il s’agisse de la distance nécessaire aux jeux qui préludent à l’étreinte, de celle que les amants doivent réapprendre quand leurs corps ne supportent plus la lumière, de l’espace et du temps parcourus, quand l’errance ou la mémoire se donnent comme lieux d’émergence de la parole, c’est toujours à partir de cette exil insoluble que parlent Martine Audet, Sylvain Boivin, Jeanine Baude, Christian Larouche, Hector Ruiz, Christine Palmiéri et Éric Brogniet. La section Passage se veut un prolongement de cette réflexion, avec des poèmes lus lors de l’événement Portage de toi, une création poétique présentée par la Maison de la poésie du Québec, à l’occasion de la semaine d’action contre le racisme.

numéro 30 - hiver 2003

C’est à une méditation sur l’acuité de notre présence au monde et sur notre ouverture aux forces de renouvellement que nous convie ce numéro. Quelle est la part d’illusion, de complaisance dans cette mort blanche que nous offre la saison? La fatigue, nous la connaissons tous, et l’usure, et même l’épuisement. Ce sont là des signes de notre éloignement, mais également autant de guides et de balises. Savons-nous les percevoir et les écouter? Voilà la question que nous posent Michel Pleau, François Rannou, Pascal Caron, Dominic Gagné, David Bergeron, Véronique Grenier et Maude Smith Gagnon. La section Entretien propose par ailleurs un entretien avec Antonio D’Alfonso, qui lui aussi, à sa façon, nous parle d’usure et de désillusion.

numéro 29 - automne 2002

Le souffle profond de l’écriture traverse les textes réunis en ces pages. Chacun des collaborateurs de ce numéro, par sa présence singulière, le convoque et ainsi nous rappelle que c’est de tout corps que nous écrivons. Écrire comme s’il s’agissait de respirer, voilà ce que disent encore Stefan Psenak, Mélissa Raymond, Patricia Nolan, Daniel Guimond, Béatrice Migneault, Paul Chanel Malenfant et Paul Chamberland. Respirer, tenir le rythme, coûte que coûte s’y prêter, le laisser s’installer en soi, risquer. Dans la section Regard, Bertrand Laverdure propose des extraits d’un journal poétique intitulé Rires. Le journal, comme le rire, est un mode de respiration. L’écrivain s’y exerce, s’y échauffe, s’y perd et s’y retrouve.

numéro 28 - été 2002

C’est une dérive du sens et des sens aux confins du vide et de l’unisson des êtres que nous proposent ici Dominic Gagné, Sylvain Janneteau, Sandra Fillion, Jonathan Lamy, Patrick Boulanger, Benoit Jutras, Isabelle Miron et Andrea Moorhead. Une dérive où s’entend le tremblement, l’ébranlement du poème par quoi la fragilité se révèle et tour à tour se fait chair, se fait chant. Ce numéro présente également un dossier qui se veut un prolongement de la discussion amorcée lors du troisième Marché de la poésie de Montréal, dont le thème était « Poésie et chanson : des mots pour le dire ». Deux pratiques issues d’une même origine, qui évoluent désormais de façon bien distincte, ayant chacune leur esthétique, leurs penseurs, leurs classiques, leurs maîtres, mais qui sans cesse s’entrecroisent et s’interpellent.

numéro 27 - printemps 2002

Sont réunis dans ce numéro des poèmes signés France Cayouette, Pierre DesRuisseaux, Nicolas Gilbert, Charles Gagnon, Éric Roberge et Rodney Saint-Éloi, où passe en filigrane un certain écho du passé, nous rappelant qu'au fond, nous souffrons toujours de la même blessure, jamais complètement cicatrisée, qu'au lieu d'avancer dans le temps, comme nos horaires affolants nous le font croire, nous ne faisons que nous déplacer, et encore à peine, dans l'espace. Dans la section Rencontre, on peut lire un entretien d'Éric Roberge avec Louis Jacob, suivi de trois poèmes inédits. Poète, romancier et musicien, Louis Jacob y aborde, entre autres, la question de la filiation entre poésie et chanson. Enfin, Denise Brassard nous propose un regard personnel sur la langue des poètes.

numéro 26 - hiver 2001

Un florilège de poèmes venus d'ici et d'ailleurs, signés Arno Loison-Cart, Sarah Cohen, Isabelle Courteau, Renaud Jean, Élaine Bégin, Marc Landry, Mario Cholette, Bernard Pozier, Alexandre X. Piché et Seyhmus Dagtekin. Consacrée au thème de la traduction de la poésie en Amérique du Nord, la section Regard présente les actes des conférences-débats tenues en mai 2000 dans le cadre de la deuxième édition du Marché francophone de la poésie de Montréal. Y ont participé : du Québec, Claude Beausoleil, poète et essayiste, et Donald Winkler, cinéaste et traducteur (il a traduit une série de poèmes de Roland Giguère et Romans-fleuves de Pierre Nepveu); du Mexique, Laura González Durán, poète et traductrice; de France, Rémy Hourcade, traducteur et directeur du programme Langues et Écritures de la fondation Royaumont.

numéro 25 - automne 2001

Aveuglement, distance, rêverie, invisible mouvement, transe lucide se retrouvent dans ce numéro, où les poèmes de Dominic Gagné, Marjolaine Deschênes, Linda Bonin et Stéphane Despatie sont autant d'invitations à danser, les yeux mi-clos, et dispensent un peu de cette sagesse de l'aveuglement. De même le fait Serge Patrice Thibodeau, dans une "Invitation" où il nous offre un avant-goût de Pluie noire, encre bleue, un livre qui réunira ses poèmes de Prague et dont la parution est prévue pour le printemps 2002. Enfin, dans un entretien accordé à Stéphane Despatie, Bruno Roy fait un retour sur son oeuvre poétique et trace un bilan de son évolution, à la lumière de ses engagements d'homme et d'écrivain.

numéro 24 - été 2001

Des poèmes, des gestes frayant dans la fragilité leur avancée discrète contre l'atonie de l'oeil, miroirs sans tain que l'on traverse et où l'on se perd pour mieux se retrouver, de l'autre côté - côté jardin - où Rosalie Lessard, Karen Ricard, Danielle Fournier, Robbert Fortin, Victor Kaltenbacher et Francis Catalano nous lancent une invitation à la lenteur. Nous sommes ensuite invités à faire un tour du côté de la Mauricie, sous le ciel en vrac de Yves Boisvert, un peu nuageux peut-être, mais porté par une langue toujours aiguisée. Cette "Rencontre", préparée par Éric Roberge et Gérald Gaudet, est constituée en partie de textes recueillis lors d'une journée tenue en hommage au poète, à Trois-Rivières en décembre dernier : on y trouve des regards portés sur l'oeuvre de Boisvert, des poèmes qui lui rendent hommage, un entretien et un inédit du poète lui-même.

numéro 23 - hiver 2001

Il n'est pas inutile de rappeler que la parole poétique a valeur de témoignage, qu'elle est une attention au langage et permet d'atteindre la dignité. Or, c'est cette parole qui, dans ce numéro, s'entend dans les textes de Lyne Richard, Jacques Gauthier, Daniel Dargis et Étienne Lafrenière-Lemieux. C'est aussi elle qui nous parle de la précarité de l'humain à travers la voix de José Acquelin, depuis le Mexique; le poète nous fait ainsi assister à un véritable Passage, celui d'une sensibilité qui se tourne vers un nouvel ailleurs, d'une écriture qui se cherche et se découvre autre, laissant présager, peut-être, un tournant dans le parcours de l'oeuvre. C'est encore elle qui pointe dans le Regard que pose Mario Cholette sur l'écriture et le rôle de la poésie dans sa vie. "D'un poème à l'autre", elle nous raconte une aventure exigeante, une aventure "faites d'actes d'humilité et de sincérité".

numéro 22 - hiver 2000

En lisant les poèmes réunis ici, on se dit que même en plein hiver, quand les jours transis se blottissent dans les bras de la mort, il reste autour de nous des îlots de feu. L'amour, qui est souvent le lieu de la blessure, cherche une façon nouvelle de dire le retour à soi que permet l'éveil à l'autre. Et cependant, qu'il s'agisse du regard avisé d'une mère sur sa fille, dont parle Ici ailleurs de Mireille Cliche, de l'oeil bienveillant de la terre ancestrale qui éclaire les "Scènes de Carthage" de Nadine Ltaif, ou encore des yeux embrasés de l'amant et de l'amante rencontrés dans les suites poétiques de Louis-Hervé Giguère, Salah El Khalfa Beddiari et Isabelle Forest, ce n'est que lorsque les anime un regard amoureux que les paroles cherchent encore et disent parfois le renouvellement du monde.

numéro 21 - automne 2000

La poésie crée un lien entre l'humain et le monde, et c'est ainsi qu'il est histoire, qu'il fait l'histoire et nous rend plus humain. Ni sacro-sainte, donc, ni dévoyée, mais vivante, mais pensante et offerte en partage. De l'attendrissement rieur à la complicité critique en passant par la contemplation et les jeux de la mémoire, vous pourrez lire dans ce numéro les textes de David Cheramie, Mélanie Gagné, Michel Pleau, Carole Huynh Guay, Jean-Éric Riopel et Denise Brassard. En Invitation, Hélène Monette nous rappelle pourquoi il importe de continuer à parler. La section Regard vous propose deux des quatre communications présentées lors de la journée de conférences-débats qui ouvrait le Marché de la poésie, le 1er juin dernier; il s'agit des textes de François Dumont et de Richard Millet, précédés d'un avant-propos d'Isabelle Courteau, instigatrice et directrice de cette première édition.

numéro 20 - été 2000

Les poèmes recueillis dans ce numéro affichent une parenté avec le feu de braise et le soleil qui sourd entre les feuilles des arbres en plein coeur de l'été. Dans l'éblouissement hypnotique la signifiance découpe ces trouées où la mort est une présence apprivoisée; elle dispense par éclairs la jouissance de l'infini dont parle Hermann Broch, arrachant mot à mot les êtres à l'empire du silence. Le poème force l'arrêt dans la course qui nous soustrait (illusoirement) à la solitude; il nous humanise de son savoir sans cesse renouvelé que "quelque part l'amour procède de l'absence". Nous vous invitons donc à prendre "la route où juillet se dépose" en compagnie de Gilles Devault, Porfirio Mamami Macedo, Yolande Villemaire, Jean-Éric Riopel, Joël Pourbaix et Élaine Bégin. Ensuite, Amadou Lamine Sall vous propose un regard sur la poésie sénégalaise et Stéphane Despatie, un entretien avec France Théoret.

numéro 19 - printemps 2000

Qu'est-ce qui fait donc écrire en notre temps de "catastrophes géantes"? Qu'est-ce qui nous porte à quitter le rivage des apparences et à miser nos vies sur la fragilité des mots? Qu'est-ce qui nous pousse à laisser s'étonner la voix et sourdre le poème? Peut-être ces questions elles-mêmes ouvrent-elles la voie au chant; insolubles, elles se profilent à l'horizon des textes réunis dans ce numéro. Vous êtes invités à prendre le large avec Carole David, Alexandre Trudel, Sainterose, Rodolfo Alonso, Mario Cholette, Guy Marchamps, Yves Préfontaine, Serge Mongrain et Maurice Cadet. En "Invitation", Fernand Durepos fait ses adieux au rock roll, qu'il abandonne pour les yeux d'une femme. Et pour terminer, Denise Brassard vous convie à une dérive aux frontières de la poésie et de la prose en compagnie de Jacques Brault.

numéro 18 - hiver 2000

Après avoir retouché son format et sa mise en page, Exit se refait un contenu pour entrer dans sa cinquième année d'existence. Dans ce numéro, vous pourrez lire les textes de Serge Patrice Thibodeau, Dominic Gagné, Anne Peyrouse, Isabelle Courteau et Karen Ricard. La section "Passage", préparée par Éric Roberge et inspirée du spécial "Œle de Gorée" (numéro 15), rassemble des textes de quatre auteurs de nationalités différentes : Bruno Roy, Tugrul Tanyol, Sada Weindé Ndiaye et Nadine Fidji. Éric Roberge signe aussi la section ´Regardª o il nous livre, en Cinq grenades, sa vision explosive de la poésie.

numéro 17 - automne 1999

Les textes réunis dans ce numéro parlent de la joie mystérieuse liée à la plénitude de l'être, des petites révélations de la présence à soi, aux autres et à l'espace. On y entre dans des univers discrets, et qui ont néanmoins la force d'envoûtement de la simplicité. Tous posent à leur façon la question de la présence, cette étrangère que chacun porte en soi, et racontent l'histoire d'une sagesse, celle d'accepter de tout refaire depuis les premiers jours du monde. Derrière leur apparente évidence, c'est peut-être bien la question de l'écriture poétique que recèlent ces petites énigmes de l'"être-là".

numéro 16 - été 1999

UNE RÉVOLUTION DE COEUR. Textes de Éric Roberge Les objets nous épuisent, Louis-Hervé Giguère L'été des cow-boys, Lucie Chéné À l'ombre de la nuit, Danièle Simpson Trois fois..., Bertrand Laverdure Informaticiens de Softimage, Martin Thibault Les rayons acides de l'évidence, Christophe Condello Les ombres enjouées..., Pascale Des Rosiers je me réveille dans l'aube tatouée..., Fabrice Charbit Présage nocturne, Ginette Desmarais Sexeville et Robbert Fortin Chair âme. Plus, un hommage à Alphonse Piché, décédé le 2 décembre 1998, avec la publication de ses quatre derniers textes : Hôpital, Novembre, Cauchemar et Ténèbres.

numéro 15 - printemps 1999

Si au Québec nous possédons la Grosse-Île, où sont décédés des milliers d'immigrants atteints de choléra et de typhus, le Sénégal possède l'ÎLE DE GORÉE où des millions d'hommes, de femmes et d'enfants sont passés dans des geôles afin d'être vendus à des négriers qui les transportaient de l'autre côté de l'Atlantique. Pendant "les premières rencontres poétiques internationales", c'est sur cette île que les poètes européens et québécois furent logés. Au cours de leur séjour, Éric Roberge a pensé réunir dans la revue EXIT les textes qui émergeraient de leur passage à Gorée, ainsi qu'un poème écrit par la sénégalaise Fatou Ndiaye Sow.

numéro 14 - hiver 1998

Pierre Demers Le Vieux Port, Steve Corbeil Solipsisme, Une cyborgue dans un gratte-ciel, Phò, Carl Poulin oeuvre en cours, déclaration de sentiment, début de ciel, Jean-Pierre Gaudreau Trottoirs d'écriture (fragments), Anne Peyrouse Dans l'âge du blé, Mathieu Croisetière Avant la chute, Patrick Boulanger Mes angoisses, Pas de vie, Alain Farah "Les os...", Christophe Manon "un sillon...", Anick Arsenault Premier sur les lieux du crime, Fernand Durepos Accoutumance, Champion, Content couché, Charles Leblanc une patch sur le ti-coeur, Robbert Fortin Ne réponds de rien, Poème, Jeux cruels, Rejets, Seuil, Cet indomptable parcours du bonheur, Élévation.

numéro 13 - automne 1998

Peut-on s'apprivoiser "au centre d'un été", se guérir de ses maux, se dire les mots qu'il faut pour que l'automne nous soit propice? Certes. Mais "vu l'angle d'égarement du monde", il faudra tout d'abord accepter de bonne grâce de se faire rouler par la langue, puis faire rouler sa langue pour qu'opère la magie. Les lieux habitables résonnent sur nos langues. Ils sonnent l'heure des véritables départs, ceux des déchirures de l'"amour bandit", ceux dont on revient avec cette gravité qui donne aux choses éphémères une valeur nouvelle : le goût que leurs noms laissent dans la bouche. (Sur invitation, Stéphane Despatie)

numéro 11 - printemps 1998

"C'est pour parler d'amour que nous écrivons, l'amour de l'Autre, ce "Jo" que chacun porte en soi et qui le salue du loin de son enfance. C'est pour rendre hommage à "la vie dans tous ses états" et à tous ceux qui avant nous ont eu le courage et l'art de la célébrer." "Nous serons mutants peut-être, bâtards certainement, mais jamais, au grand jamais ne nous tairons-nous devant la bêtise des diktats de l'Économie mondiale." (Denise Brassard). Des poèmes de Tony Tremblay, Francis Lamothe, Béatrice Migneault, Jean-Éric Riopel, Stéphane Picher, Danielle Fournier, Edgard Gousse, Marc Landry, Daniel Guimond, Serge Patrice Thibodeau, Alain Cormier...

numéro 10 - hiver 1998

Espace de création et de liberté, Exit s'ouvre à une poésie résolument contemporaine "rien ne nous permet plus d'affirmer/quoi que ce soit d'autre/que notre certitude d'être/ici maintenant/comme autant d'incroyants". Dans ce numéro : Yan Giroux Muse à temps partiel, Nancy Labonté Poème pour Mademoiselle Vivien, Carl Lacharité Petite suite labiale, Fernand Durepos Condamné après tant d'ouate, Stéphane Despatie (sans titre), Patrick Léveillé Je suis trop cochon pour castrer mon frère, Jean-Pierre Gaudreau (des extraits de Novembre Val d'ombres), Anne Brunelle Rouge et raide et, sur invitation, Robbert Fortin Insomnie Montréal.

numéro 9 - automne 1997

Vous trouverez au sommaire de cette nouvelle parution : "Insectes" de Tony Tremblay; "Petit monde" de Muriel Bédard; un texte poétique (sans titre) d'Alain Ayotte; "Le froid et le chaud" et "Les armes" de Mireille Poirier; "Musique de chambre" de Stéphane Picher; "Peindre ce qu'il reste" de Fabien Kaltenbacher; "Nuits blanches" de Nancy R. Lange; "No sea no sex no sun" de Stéphane Poirier; "Dans les nuits de Kill City" de Fernand Durepos et "Invitation" de Carl Norac. Bonne lecture!

numéro 6 - janvier, février, mars 1994

Le directeur d'EXIT, Tony Tremblay, signe le texte d'ouverture de cette récente livraison : "LA POÉSIE ME REND MALADE (essai simple et concis sur la vacuité poétique)". Le numéro se poursuit avec "On va vivre jusqu'à tant qu'on meure", d'André Lemelin; "Rochester devant", de Marc Vaillancourt; "Silencieux manège", de Mylène Catel; "Un salon au fond du lac" suivi de "La tentation du graffiti", par Éric Roberge. Au sommaire également, des textes signés par Yves Robitaille, Nancy Labonté, Martin Thibault, Alain Ayotte, Annick Perrot-Bishop, Robbert Fortin et Serge Patrice Thibodeau.

revue à l'honneur

Le dossier "Danse hybride" s’intéresse aux œuvres émergeant des collaborations entre danseurs, chorégraphes et artistes qui ont donné lieu à de nouvelles formes ou à de nouveaux objets.

Le printemps des revues