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numéro 63 - printemps 2013

Rencontres virtuelles, fantasmes exaltés, rendez-vous manqués, espoirs déçus… Le thème de ce numéro de printemps, intitulé « Amour.com », explore les multiples facettes que peuvent prendre nos histoires d’amour au temps d’Internet, des sites de rencontres et du clavardage. Numéro dirigé par Véronique Tomaszewski, cette dernière signe aussi un texte captivant sur ses péripéties en ligne, nous décrivant ses efforts pour déjouer les faux-semblants, risquant la rencontre dans le monde réel et se laissant emporter dans une flot d’émotions aussi intenses qu’inattendues. Un thème plein d’actualité qui en dit long sur la solitude et l’incommunicabilité entre les êtres que l’ère virtuelle semble exacerber. Ayant participé à ce numéro, entre autres: Mario Boucher, Stéphane Croenne, Guillaume Durand, Marie-Ève Fortin, Olivier Gamelin et Gilles-Mathieu Laberge.

numéro 62 - hiver 2012

Alors que le froid s’installe et que les jours se font courts, le plus récent numéro de Virages, sous la direction de Marguerite Andersen, accompagne nos méditations de fin d’année d’une mélancolie certaine. En passant par les sinistres matins d’hiver de l’Icare de Marie-Josée Charest aux douloureux souvenirs d’une amante perdue dans Le pot aux langues de Sylvie Gendron, des textes tels que Le Poète crapaud de Xavier Loukas ou celui d’Édith Bourget et son Miroir, miroir… parlent de fatalité avec une lucidité teintée d’humour noir. Aussi dans ce numéro, quatre récits gagnants au concours de création littéraire CYBER TEXTE 2011-2012 écrits par des jeunes du secondaire.

numéro 61 - automne 2012

Piloté par Suzanne Myre, ce numéro ayant pour thème « L’horreur » assume pleinement son côté morbide. Alors qu’un psychopathe dépeceur de Montréal faisait récemment les manchettes, Virages en rajoute. Aucune des nouvelles n’occasionnera de mauvais rêves, mais on pourra, entre autres, savourer le feuilleton Harlequin gore de Laurence Gough, goûter l’horreur existentielle du texte de Paul Kawczak, être témoin des cauchemars pédiatriques de Camille Deslauriers et s’aventurer dans le monde des jeux virtuels risqués de Cyril Deydier. Ces textes et tous les autres qui composent ce recueil parlent de cette horreur qui est humaine et que le lecteur a peut-être déjà secrètement imaginée.

numéro 60 - été 2012

Seulement douze textes parmi les soixante reçus ont été sélectionnés pour composer ce numéro à thème libre de Virages, illustré par le Rêve éveillé de Louise Richard. L’éditrice Marguerite Andersen s’est ensuite demandé, en relisant les nouvelles, quel était le sous-thème qui pouvait s’en dégager. Il lui a semblé que c’était peut-être la survie. «Notre époque est-elle donc tellement difficile? Même les textes des jeunes sont teintés de désespoir, d’un désespoir qui, la plupart du temps, ne peut être vécu que dans la solitude.», écrit-elle en ouverture du numéro. Mais la période estivale est peut-être toute désignée pour les moments solitaires de lecture. Question de survie.

numéro 59 - printemps 2012

On dit souvent que notre vie ne tient qu’à un fil. Mais elle tient aussi et surtout à un geste, à un mot, à un acte ou un train manqué, à une décision mal prise, par nous-mêmes ou par ce qu’on appelle le sort. Une vie qui bascule, c’est souvent du mauvais côté, comme si cette expression elle-même s’était figée pour frapper d’une absolue irréversibilité l’instant où on franchit, sans le savoir ou le vouloir, la ligne Maginot ou tout autre repère personnel au-delà duquel plus rien ne sera jamais comme avant. C’est là le propos des nouvelles rassemblées dans ce numéro qui a pour thème: «Point de bascule».

numéro 58 - hiver 2011-2012

Quel est le regard que les nouvellistes posent sur le monde, sur ses bonheurs et malheurs infiniment petits ou infiniment grands? Ce numéro 58, soi-disant sans thème, présente sous sa couverture éléphantine quelques exemples de ce que l’écrivain découvre par le balayage oculaire qui lui est naturel: des bizarreries, de petits enchantements et de pesantes rancunes, bref, des histoires à lire avec intérêt et plaisir. Ont participé à ce numéro: Marguerite Andersen, Jo Belley, Ginette Bernatchez, Hélène Bughin, Catharine Chantilly, Caroline Désy, Cédric Gagnon, Yves Hébert, Céline Labrosse, Yoan Lavoie, Josette Noreau, Anne Brigitte Renaud et Patricia Ubeda.

numéro 57 - automne 2011

Sous la direction de Suzanne Myre, ce numéro de Virages rassemble des nouvelles ayant pour thème «Papa, p’pa, père, vieux con…» Le père qui a déçu, le père dont on se souvient avec plaisir ou son contraire, le père qu’on n’a pas eu et qu’on aurait aimé avoir, celui dont on se souvient vaguement ou violemment. Qui revient à travers une petite voix d’enfant ténue ou celle de l’adulte qui ne l’a pas encore digéré, ce père dont on se serait passé. Ils sont dans ce numéro, ces papas fantastiques ou merdiques, dans les textes de Christian Mistral, Francine Bertrand, Monique Michaud, Suzanne Myre et plusieurs autres.

numéro 56 - été 2011

Bien qu’il soit officiellement sans thème, ce numéro rassemble des nouvelles inspirées de thèmes similaires, dont celui de la révolte, que Mohammed Laouti, jeune écrivain tunisien et suisse, illustre en terminant sa nouvelle «Processus de paix» par cette phrase: «Partout dans le monde une vague de protestation se soulève contre l’injustice et pour la dignité…» Le thème de la rébellion est repris par Cassie Bérard qui, dans «La sonnette», s’inculpe de crimes imaginés. Le fonctionnement de la mémoire est un autre thème récurrent du numéro, de même que les nouvelles consacrées à l’amour et à l’amitié.

numéro 55 - printemps 2011

Sous la direction de Marguerite Andersen et de Nathalie Fave, ce numéro de Virages s’ouvre sur l’inconnu. L’inconnu voyage, cherche, interroge le monde et les sens. Il est exil intérieur et évasion vers l’ailleurs. Dans les textes ici rassemblés, l’inconnu se dessine comme une île, prend la forme d’une paire de jambes époustouflantes, se croise au détour d’un lac ou habite Amsterdam. On participé à se numéro Danielle Amyot, David Bélanger, Ginette Bernatchez, Marie-Christine Boyer, Véronique Clusiau, Jean Grignon, Carl-Keven Korb, Isabelle Millaire, Bernard Mollet, Blanche Saint-Roch, Emmanuel Pinget, Moïse Piuze, Francine Surprenant, Martine Théberge et Marité Villeneuve.

numéro 54 - hiver 2011

Dans ce numéro athématique, l’écrivaine et dessinatrice franco-ontarienne, Michèle Laframboise, a créé dans les couleurs de la francophonie universelle une image pleine de rebondissements, qui illustre bien les thèmes variés. Parmi les nouvelles, on retrouve le sujet de la mère, le plus souvent la mère disparue, puis le père, souvent moins sympathique. Les textes parlent de blessures et de baisers, d’amour hétérosexuel ou non, quelques-uns contiennent des éléments de violence, et la beauté de la nature est aussi au rendez-vous. Le numéro se ferme sur des commentaires de lecture à propos de Celle qui manque, de Camille Allaire, et de Dans sa bulle, de Suzanne Myre.

numéro 53 - automne 2010

« Est-ce qu’on rêverait en monochromie en ce début de XXIe siècle? », se demande Aurélie Resch qui a piloté ce numéro de Virages, ayant pour thème le Rêve. De l’île de la Réunion à Yellowknife, en passant par la France, elle a reçu une soixantaine de textes dans lesquels la perte et l’amour étaient récurrents. Un symptôme de la solitude? Treize nouvelles ont été sélectionnées, d’auteurs débutants ou confirmés, suivant le rêve sur des océans illimités. Le lecteur curieux plongera dans des méandres et des univers oniriques qui bercent ou suscitent des questionnements.

numéro 52 - été 2010

Ce numéro 52, sans thème, de quoi y parle-t-on? Malgré tout, des sujets se dessinent. L’enfance d’abord: Marie-Catherine Daniel revit l’inceste, Jonathan Goyette crée un drame de jalousie fraternelle, Pierrette Denault parle avec discrétion d’adoptions réussies, Ginette Bernatchez met en scène une mère sans limites, et s’approche de plusieurs textes évoquant le troisième âge. L’artiste visuelle Édith Bourget peint son jardin, Michèle Bourgon nous amène dans des musées. Il y a des histoires d’amour, amour déçu mais surmonté. Il y a ce grand désir d’évasion et, finalement, la solitude. Quatorze nouvelles intéressantes, dont deux écrites par des élèves du secondaire.

numéro 51 - printemps 2010

Pilotée par Richard Raymond, cette édition printanière de Virages s’entoure de mystère. Les auteurs de nouvelles, ici réunies, ont tous fait du « tiroir secret » le ressort dramatique de leur œuvre. Qu’un tiroir apporte un message du futur, la preuve d’une trahison, une promesse d’amour, ou qu’il renferme un personnage inquiétant, nul autre élément de décor ne peut s’ouvrir ou se fermer sur autant d’intimité. Nico Bally, Francine Bertrand, Chantal Bertrand-Jennings, Lysette Brochu, Odile Brunet, José Claer, Julie Conseil, Hans Delrue, Chantal Gevrey, Isabelle Lauzon, Loïse Lavallée, Nicole Paré, Chris Simon et Ketty Steward révèlent les secrets du tiroir.

numéro 50 - hiver 2009-2010

Ce numéro célèbre les fêtes de fin d’année ainsi que la 50e parution de Virages, fondée en 1997. Seize nouvelles ont été sélectionnées parmi cinquante soumissions, portant sur un thème au choix. Avec des textes sur l’ordinateur, la fin du monde, la solitude ou l’amour, cette livraison a de quoi plaire à tous. Quant à la rubrique « Nous avons lu », elle est ici remplacée par un sketch tragicomique écrit pour le théâtre.

numéro 49 - automne 2009

En vous apprêtant à lire ce numéro, vous venez rejoindre quelques auteurs et auteures des Cantons de l’Est et de l’Outaouais pour y danser, pleurer, rire et vous souvenir. Dès le départ, vous vous arrêterez sur un pont au cœur de la Chine du Sud pour lancer des boules de riz aux poissons. Plus loin, vous verrez glisser des jonques imaginaires sur les eaux troubles du Mékong, puis vous avancerez à petits pas sur des ponts de dentelles et des passerelles de soie pour y surprendre des aveux. Ailleurs, vous vous demanderez s’il existe une différence entre le vide et la vie, puisque les deux vous font si peur. Les drames passés ressurgiront, tous les écrivains ont leurs chagrins… Mais c’est finalement sur un ponceau que nous finirons notre voyage, bercés par un moment de grâce.

numéro 48 - été 2009

La lecture de ce numéro peut s’avérer fatale. Intitulé « Hypocondrie », il est contaminé de microbes purulents, il grouille de larves venimeuses prêtes à s’infiltrer sous votre peau, de parasites pouvant corrompre votre système immunitaire en une syllabe, il risque de provoquer des éruptions d’urticaire, d’acné juvénile, de zona, de lupus, de faire naître dans vos yeux cataractes, glaucomes et conjonctivites. Il semblerait que le thème des maladies en ait effrayé quelques-uns, que l’idée d’écrire sur les bébites pouvant nous ronger par le dedans les a fait craindre d’en attraper! Bande de peureux hypocondriaques! Le lecteur est invité à s’immerger dans les textes des braves auteurs qui ont fait fi de leurs peurs bactériennes, confiants dans le fait que l’écriture a le pouvoir de guérir.

numéro 47 - printemps 2009

Le collectionneur est-il maître de son destin, de sa collection? Est-ce lui qui exerce son pouvoir sur les objets? Est-ce lui qui glane, qui repère, qui soupèse, qui choisit, qui y inscrit l’objet unique, celui qui lui manquait? N’est-il pas plutôt piégé, prisonnier de son vice? Le collectionneur piqué au vif par un objet à démultiplier dans toutes ses combinaisons, pour le seul plaisir de le posséder dans sa plus grande variété possible. Y a-t-il une fatalité liée à la collection? Des textes rassemblés ici, certains le laissent croire, d’autres donnent à réfléchir sur les dangers de cette manie. Et pas seulement pour le collectionneur; pour le collectionné aussi. Quand il est une proie vivante, car vivre sans collectionner ne signifie pas, loin de là, qu’on échappe à une collection… C’est du moins ce que pensent plusieurs auteurs de ce recueil.

numéro 46 - hiver 2009

Le fric n’a pas d’odeur, ne fait pas le bonheur. Mais il en faut, comme Geneviève Jannelle le montre dans ce numéro. Daniel Soha, l’humoriste, y critique les méfaits d’une richesse mal gérée, Paul Laurendeau calcule comment on pourrait dépenser une fortune, Jean Grignon s’aventure dans une salle de jeu, Nathalie Fave nous entraîne dans un rêve clinquant, Christine Klein-Lataud se rappelle son père lui inculquant des méthodes pour économiser et Hélène Carrier explique comment les jeunes Montréalais essaient de gagner un peu d’argent. Maurice Henrie, pour sa part, questionne la sagesse des fonctionnaires et du clergé, Cristina Montescu évoque les difficultés financières des immigrés, Georgette Bertrand nous dit que ce n’était pas mieux dans le passé et Luc Martin affirme que ce ne sont pas les meilleurs artistes qui gagnent les prix. Enfin, Johanne Mathieu démontre qu’on peut très bien ne jamais penser à l’argent…

numéro 45 - automne 2008

Officiellement, ce numéro n’a pas de thème. Toutefois, sans même trop chercher, on découvre assez facilement un thème sous-jacent : le voyage. Les textes ici réunis sont par ailleurs peu conventionnels quant à l’écriture et au contenu. Ils tendent tout à tour vers la prose poétique, la fragmentation, le dialogue imaginaire et le monologue intérieur. Des voix d’enfant parlent d’injustice, un immigrant belge exprime sa crainte de devoir aller vivre à Toronto, un jeune Nord-Africain nous entraîne à Londres, une femme suisse questionne l’existence de Dieu, une jeune Franco-Manitobain nous fait pénétrer dans le milieu intellectuel et politique de cette province. Un autre texte analyse les pensées d’un nouvelliste, un autre encore rend hommage à Raymond Queneau. Puis il y a la nature : un coin des Plaines d’Abraham et les marées de la Côte Ouest.

numéro 44 - été 2008

« Étonnez-moi », aurait dit Diaghilev à Jean Cocteau en lui commandant un livret de ballet. C’est la requête implicite que tous les spectateurs et lecteurs adressent aux créateurs : le plaisir de la surprise. S’agissant de nouvelles, la forme elle-même la requiert, car, comme le sonnet, une bonne nouvelle se termine classiquement par une « pointe ». Mais les nouvellistes ont plus d’un tour dans leur sac : cette surprise peut être celle du personnage ou celle du lecteur, elle peut se situer au niveau de l’intrigue comme à celui du style. On trouvera ici aussi bien une nouvelle policière, une nouvelle de science-fiction, une nouvelle fantastique que des nouvelles psychologiques. Il en est de courtes, il en est de longues. Il en est de drôles, il en est de graves. Certaines sont diaprées comme un pétale d’iris, d’autres ont la noirceur d’un cachot...

numéro 43 - printemps 2008

Intitulé Animaux inc., les textes de ce numéro nous font réaliser que notre vie est peuplée d’animaux, que nous en sommes entourés, de près ou de loin, et que c’est fantastique. Si votre animal fétiche est le chat, après avoir lu le texte de Silvie Brouillette, vous aurez un doute. À la lecture de la nouvelle intitulée Les bottes, de Yannick Ethier, vous aurez peut-être un attachement particulier pour l’âne. Puis, Bonheur d’or, de Pierre René Langevin, vous ramènera en ce recoin de l’enfance peuplé de perruches toutes aussi folles les unes que les autres. Sylvie Scurti, pour sa part, connaît des gens pour qui la proximité de leur chien compense l’absence d’une chaleur humaine. Joachim Luppens approuve et prétend que, parfois, faire empailler cet être aimé se révèle une solution au vide qu’a laissé sa mort...

numéro 42 - hiver 2008

Il y a soixante ans, le «Livre des fantômes» du nouvelliste et maître du fantastique belge Jean Ray (1887-1964) s’ouvrait sur une curieuse historiette en forme de témoignage intitulée «Mon fantôme à moi», qui décrivait l’apparition, sporadique et inquiétante, d’un tout petit homme surnaturel. Ces manifestations incongrues résument bien le souffle drolatique jaillissant du présent numéro. Spectres saltimbanques, esprits taquins ou vengeurs, petit papa vétillard ou vaste univers enquiquineur, voix de notre bonne ou mauvaise conscience, souvenirs obsédants, amis imaginaires, camarades d’enfance perdus, enfants morts nés ou à naître, colère, frustration ou culpabilité rentrées, incarnations ectoplasmiques d’émotions : nos fantômes sont parmi nous. Ils sont modernes, ordinaires, feutrés, subjectifs, mais terriblement obsédants et envahissants...

numéro 41 - automne 2007

Chacune à sa façon, les nouvelles de ce numéro expriment l’ambiguïté du choix chez les êtres humains. Sommes-nous aussi libres que nous le pensons? Avons-nous vraiment le pouvoir d’accepter ou de refuser ce que la vie nous propose? Attention! Les réponses à ces questions devront être données en évitant l’utilisation de la négation grammaticale, petite contrainte oulipienne proposée à tous les auteurs de cette livraison intitulée Ni non, ni pas, ni rien, ni jamais… L’un des buts de l’exercice? Viser la positivité. Réfléchir sur l’emploi des formes négatives. Affirmatiser les textes, « sans nul doute » devenant « c’est certain », et « qui n’a pas son pareil », étant remplacé par « qui excelle ». Parmi les auteurs ayant accepté de se prêter totalement au jeu (ou presque) : Suzanne Myre, avec Non, je le veux.

numéro 40 - été 2007

À l’occasion du 10e anniversaire de la revue, ce numéro publie des textes qui ont pour thèmes la nouvelle, l’anniversaire et le nombre 10. La nostalgique Salah Benlabed se rappelle les leçons de sa mère qui lui apprit à lire et à écrire. Évelyne Heuffel se souvient de sa première bicyclette et de la liberté de son enfance. Claudette Gravel cherche la liberté en voyageant et nous relate son séjour en Thaïlande, là où elle a pris la photo d’un mannequin qui, sur la couverture de Virages 39, arbore un sourire éclatant. Aurélie Resch invente un roi apprenant à régner sur ses dix doigts, Paul Savoie médite mélancoliquement sur l’amour, Geneviève Quillard conte la fin d’une histoire d’amour, Pierre Léon se fait conteur grivois, Édith Bourget peint amour, soleil, diversité, et Stefan Psenak s’en prend aux universitaires...

numéro 39 - printemps 2007

Tout comme le rire, dont il est l’extension la plus large, le fou rire a ses déclinaisons hétéroclites, que les nouvelles de ce numéro parcourent à leurs diverses façons. Edith Green rigole éperdument dans les alcôves. Ginette Bernatchez nous donne du rire-complicité pour lutter contre le temps. Paul Laurendeau nous convie à visiter un monde fantastique où le rire réside dans les objets. Françoise Lepage met en scène le rire des autres, qui demeure incompris. Céline Cyr observe de loin un rire émouvant. Maryline Vallières oppose son rire au passage des années. Aurélie Resch essaie de prouver qu’Henri Bergson avait tort quand il estimait qu’« il n’y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain », et Marité Villeneuve nous présente un défilé de personnages qui font déjanter

numéro 38 - hiver 2007

Ce numéro sans thème présente des textes plutôt courts. On peut y lire vingt-huit nouvelles qui se rencontrent parfois par leurs thèmes : elles ont affaire avec l’hiver, les rapports hommes-femmes, la mère, la maladie et la mort, les tourments et l’injustice, la lecture et l’écriture, le tout suivi de quelques histoires typiquement canadiennes. Ces textes sont arrivés de l’Ontario, du Québec, du Maroc et de la France; par leur grande variété d’écriture et de pensée, ils permettent à chacun et chacune de trouver de quoi s’émouvoir, réfléchir, rire peut-être. Parmi les auteurs, on retrouve notamment Sonia Ammar, Mehana Amrani, Marguerite Andersen, Patrick Guay, Pierre Karch, Daniel Marchildon, Sylvie Massicotte, François Melançon, Serge Muscat, Rachelle Renaud et Jean-Louis Trudel.

numéro 37 - automne 2006

De bougie en bougie, la clarté est le témoin vivant depuis l’enfance du fil conducteur de toutes destinées, même les plus tordues. Les nouvelles sélectionnées ici, en rapport avec la clarté, relèvent le défi d’un thème à la fois vague et circonscrit. De la lumière à l’idée lumineuse, en passant par leurs opposés, noirceur et idées ténébreuses, comment offrir une unité constructive qui laisse la joie de l’encre noire jaillir en beauté sur la page blanche? Voilà qui résume bien le dilemme de la clarté : elle expose et révèle, mais par contraste crée de l’ombre. En fin de compte, cependant, la clarté rayonne. Il est donc naturel que les textes de ce numéro reflètent un optimisme emprunt de lucidité. Ils sont signés, notamment, Marguerite Andersen, Emmanuel Bouchard, Suzanne Myre, Claudine Paquet et Michèle Tremblay.

numéro 36 - été 2006

On trouve dans ce numéro des portraits de femmes, des histoires de chiens, de rhinocéros, de transports publics et de transports d’âme. Les nouvellistes viennent de l’Ontario, du Québec, de la Colombie-Britannique, du Brésil, de la France, de la Suisse, et leurs histoires se déroulent au Canada, en Europe, en Afrique et dans l’Île Maurice. Dans un minuscule village, l’aurore, plus fureteuse, laisse entrevoir une silhouette isolée; ailleurs, un monstre est là, caché dans un miroir, tapi dans les reflets glacés; à la Rivière Noire, dans les Mascareignes, un chalet abrite un spectre mystérieux; dans un autobus, nous faisons la rencontre d’un homme qui, la cinquantaine bien entamée, réalise à quel point la vie ne tient qu’à un fil, tandis qu’un autre regarde la sienne sans voir grand-chose à quoi il tient vraiment...

numéro 35 - printemps 2006

Sous le thème : Les transports en commun. Allez, vite, pressez-vous, montez dans ce véhicule, déposez votre billet et allez vous asseoir pour observer ces personnages colorés qui feront un bout de chemin avec vous et qui ont pris place sur les banquettes de ces pages de Virages! Alors surveillez-vous, pas moyen d’échapper à cette règle. Maquillez-vous, déguisez-vous, et joignez vous à la grande assemblée des transportés en commun, et que le spectacle commence. Des textes de Suzanne Myre, Claudine Ducasse, Roman Pavlic, Pierre Léon, Jérémie Bélot, Michèle Baly, Monique Michaud, Philippe Pilato, Christian Milat, Céline Cyr, Laurent Theillet, et Racine Bertrand.

numéro 34 - hiver 2006

L’amour est encore une fois à l’honneur dans ce numéro. L’amour pour les êtres, les idées, les principes, les pays, les métiers, et pour soi-même aussi. Les amours plus ou moins heureuses, plus ou moins durables. Une quinzaine d’auteurs nous offrent ainsi leur point de vue sur le sujet, leurs expériences de vie. Marguerite Andersen nous présente un court poème sur l’amour heureux d’un été lointain, suivi d’un texte en prose, tous deux tirés d’un recueil sur la Tunisie, où elle a vécu pendant huit ans. Avec Anna Tagal, c’est au Brésil que nous nous transportons, mais un Brésil assombri par le départ d’un amant. Enfin, Nicolas Silvius raconte les derniers moments d’une union désastreuse, Leslie Piché évoque les amours que l’on grignote entre deux passions et Monique Michaud parle des liens que renoue la rencontre des corps.

numéro 33 - automne 2005

Cette livraison constitue le premier volet de deux numéros consacrés au thème des Amours; amours vécues, rêvées, inventées, gravées dans la chair et les sens. Ces Amours qui continuent de faire craquer les cœurs, frémir les corps, vaciller la raison. « Aimer, aimez. Tout le reste n’est rien », écrivait Jean de La Fontaine il y a quelque quatre cents ans. Les auteurs rassemblés ici ont aimé, et ils en ont gardé des images, des sensations, des parfums et des éclats de vie. À les lire, on pourrait être tenté de songer aux Exercices de style de Raymond Queneau. Réaliste, lyrique, fantastique, rêveur, absurde, philosophe, tactile, désinvolte, presque tous les tons y sont. Des textes, entre autres, de Marguerite Andersen, Ginette Bernatchez, Estelle Bérubé, Luc LaRochelle, Pierre Léon et Julia Pawlowicz.

numéro 32 - été 2005

Ce numéro est parfumé des effluves du numéro précédent, dans lequel il était question du « royaume évanescent des odeurs ». Une dizaine d’auteurs, dont Ginette Bernatchez, David Dorenbaum, Chantal Gevrey, Évelyne Heuffel, Élodie Martinez, Anne Brigitte Renaud et Daniel Soha ont emprunté la route parfumée menant à ce royaume, chacun à sa façon bien particulière. On peut y humer les odeurs de l’été, avec ses incontournables senteurs de crème solaire, de viande grillée sur le barbecue ou d’asphalte fraîchement étendue sur la chaussée; on y sent aussi un parfum masculin au souffle de lilas, les exhalaisons plus musquées des jeux équestres, l’arôme étrange et sucrée d’un bain moussant au cidre de pomme, ou l’odeur du vin, d’un beau rouge grenat, dont les effluves nous chatouillent le nez...

numéro 31 - printemps 2005

Les treize textes retenus pour ce numéro, alignés comme des croissants littéraires qui sortent fumants du four de la création, nous font parcourir dans tous les sens. Miasme, phéromones, bouquet, parfums, effluves, toutes les variantes olfactives se rencontrent et se bousculent dans ces textes en provenance de l’Ontario, du Québec et de la France. On passe des longues aspirations aux très courtes, haletantes. On y découvre aussi, comme lorsqu’on se promène dans la foule, des effluves capiteux et des senteurs malodorantes. On peut également humer dans ces pages la gamme complète des parfums, du sérieux au plus loufoque, sentir de toutes nouvelles essences et reconnaître des odeurs familières, réconfortantes, qui nous reviennent à la mémoire.

numéro 30 - février 2005

La formule des contes urbains, initiée par Yvan Bienvenue en 1991 sur une scène montréalaise, a fait son petit bonhomme de chemin à travers le Canada. Afin de contribuer au développement d’un genre littéraire qui s’affirme de plus en plus, ce numéro publie les séries 2002 et 2005 des Contes urbains, contes torontois, qui reflètent tant la diversité des auteurs que celle d’une ville devenue un véritable creuset multi-ethnique et multiculturel où la francophonie se fait plurielle. Des textes signés, notamment, par Marguerite Andersen, Sébastien Bertrand, Alain Boisvert, Aristote Kavungu, Glen Charles Landry, Anne Nenarokoff, Louise Nolan et Martin-David Peters, qui ont en commun de dresser le portrait de notre société, de nos peurs et de nos valeurs, dans un monde urbain et moderne.

numéro 29 - hiver 2005

Dans ce numéro sans thème précis, plusieurs des nouvellistes se questionnent sur la souffrance de l’artiste, Kafka leur servant de grand exemple. D’autres parlent de l’enfant mal à l’aise à l’école ou tourmenté lors de la séparation d’avec sa mère. Les variations sur le thème de l’amour reviennent également, ainsi que la question du temps qui passe et celles de la mort et de l’au-delà, thèmes éternels qui ont inspiré des milliers d’auteurs à travers les âges. Les textes réunis ici sont signés Sonia Ammar, Marguerite Andersen, Patrick Guay, Christiane Lahaie, L’Amère Michèle, Colette Larose, François Mathieu, Dominique Millette, Serge Muscat, Jacques Poirier, Alain Raimbault, Chantal Robillard, Jeanine Thomas et Julie Turconi. On peut aussi lire les comptes rendus des deux récents recueils de nouvelles de Sylvie Massicotte.

numéro 28 - automne 2004

Les nouvelles réunies dans ce numéro analysent l’œil, ce précieux instrument de travail de l’écriture. Rachelle Renaud signale qu’il est possible d’avoir un triangle dans l’œil. La cécité préoccupe par ailleurs Anne Brigitte Renaud, ainsi que Gina Létourneau, lauréate du prix Micheline-St-Cyr, décerné chaque année par la Société des écrivains de Toronto. Julie Turconi analyse le problème de l’invisibilité qui risque souvent de dominer notre existence, la voyageuse dans le texte de Françoise Lepage rencontre un fantôme plus ou moins invisible, Jean Lebatty tourne son regard vers une belle et vieille maison proche du cimetière où repose Emily Carr, Suzanne Myre s’étonne du regard masculin, fasciné par la pornographie, et Arash Mohtashami-Maali profite de la contemplation de la lumière pour entreprendre un voyage.

numéro 27 - été 2004

Ce numéro contient des textes sur la guerre, sujet décidément inépuisable et, malheureusement, combien actuel... Une douzaine d’auteurs, dont Marguerite Andersen, Salah Benlabed, Benoît Bertrand, Jennifer Brunet, Aurélien Dupuis, Nadia Ghalem, Luc LaRochelle, Paul Laurendeau et Yolande Vendette se sont laissés inspirer par ce thème qui engendre tout à la fois l’horreur, la terreur, un sentiment d’injustice et d’impuissance. Mais la guerre peut prendre différents visages, survenir n’importe où : dans les souvenirs de réfugiés perdus dans un pays indifférent aux bruits du lointain, dans la révolte face à la perte d’un être cher, un père mort au combat ou une fille qui, un certain jour de septembre 2001, a vu son rêve s’écrouler en quelques secondes, dans une tour de New York.

numéro 26 - printemps 2004

Les textes publiés dans ce numéro s’inscrivent dans le mouvement de dénonciation des conflits répétitifs qui secouent la planète. Une quinzaine d’auteurs dénoncent, chacun à sa manière, le fléau destructeur de la guerre qui, depuis 1945, a frappé à peu près cent cinquante fois, faisant quelque vingt millions de victimes. S’inspirant d’un rapport sur la violence sexuelle contre les femmes et les filles dans l’est du Congo, Béatrice Nday Wa Mbayo ouvre le bal en signant un texte percutant qui se veut un soutien moral à ses sœurs victimes de la guerre en République démocratique du Congo. Les voix, entre autres, de Marguerite Andersen, Arthur Z. Baloch, Francine Bertrand, François Mathieu, Monique Michaud, Bruno Vallée, Érik Vigneault et Lélia Young se joignent à ce concert pour la paix.

numéro 24 - hiver 2004

Si le précédent numéro était consacré au thème du lieu, celui-ci poursuit sensiblement dans la même veine en publiant de nombreux textes sur ce thème. Le voyage et l’amour (toujours l’amour...), ont par ailleurs inspiré d’autres nouvellistes. Robert Dôle compare avec humour la culture parisienne à celle de Chicoutimi, Anne Brigitte Renaud nous fait entrer dans l’univers de deux enfants de la rue Querbes, à Montréal, qui rêvent devant un grand livre d’images d’Irlande, Geneviève Quillard imagine ce que diront d’elle ses enfants le jour où elle quittera ce monde, Francine Bertrand prolonge ce moment délicieux que représente la matinée, moment où elle écoute ses pensées et Alain Raimbault nous transporte à Halifax, où un professeur de français revoit, au son d’un violoncelle, une ancienne et belle élève.

numéro 23 - automne 2003

Lieu : le thème est vaste comme le monde. Six hommes et trois femmes issus de l’Ontario français nous offrent un lieu de leur choix. Lieu de passage, lieu où il fait bon vivre, lieu d’insécurité, lieu qui donne lieu à une remise en question, lieu-dit, lieu anonyme, lieu de tous les possibles, lieu secret et dernier lieu, final et mystérieux, sans issue. Lieu, aussi, en tant qu’espace en tout genre associé à tant d’expressions, depuis si longtemps, jusqu’à ce qu’on en fasse des lieux communs. Ce thème a fait jaillir des étincelles fécondes chez les auteurs réunis ici, dont Marguerite Andersen, Mirella Circosta, Amélie Crosson, Jean Mohsen Fahmy, Jean-Louis Grosmaire, François Jobin, Gilles Lacombe, Denyse Mageau, Pierre-Raphaël Pelletier, Richard Poulin et Andrée Thouin.

numéro 22 - été 2003

Une dizaine de nouvelles inédites composent ce numéro. La vie se raconte, au fil de ces pages, avec son cortège de douleurs et de courage, d’impatiences et de frustrations face à la vie moderne, de déceptions amoureuses aussi, de beauté, de sagesse, de libertés chèrement conquises, de « romances d’aujourd’hui » et de vertiges qui, parfois, poussent certains êtres à se donner la mort. Des textes, entre autres, de Marguerite Andersen, Andrée Casgrain, Sébastien Fevry, Julie Fournel, Dominique Lavallée, Jean Lebatty, André Phaneuf et Marie-Josée Rinfret. On y recense également deux receuils de textes courts, soit Les yeux de l’exil d’Aurélie Resch, et Douces délinquances, un livre dans lequel Jean Grignon nous invite à partager son amour de la nature.

numéro 21 - printemps 2003

Le titre de la revue constitue le thème de ce numéro. Les auteurs qui y sont réunis ont trouvé les changements de cap, qu’il s’agisse de déplacements ou de changements de circonstances, souvent néfastes, dangereux ou même mortels, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. Parfois bienfaisants aussi, comme une sorte de libération. On nous invite ainsi à passer du mortel ennui aux rêves les plus fous, à retrouver la route de souvenirs enfouis dans la mémoire, à arpenter une œuvre muséale avec les mains, à réfléchir à l’éternelle bêtise qui fait naître les guerres, à accompagner un être cher dans son ultime passage vers la mort, à affronter des cataclysmes qui bouleversent tout sur leur chemin, et même à engager une conversation avec les dieux de l’Olympe...

numéro 20 - hiver 2003

Ce numéro n’a pas de thème particulier : les nouvelles qui le composent parlent du plaisir d’observer la nature, de l’amour, de la mort, de la violence, de la mémoire, de l’intimité, du travail et des petits ennuis du quotidien. Elles évoquent les miracles, font de la philosophie, nous incitent à observer davantage notre environnement. Écrites par des auteurs de l’Ontario, du Québec et de la Roumanie, elles sont d’écritures différentes, traditionnelles ou modernes, parfois simples et claires, parfois plus complexes. On pourra lire également les recensions de deux recueils de nouvelles : Fruits de la passion, de l’auteure-peintre Claudette Gravel, et Zig-Zag, de Laurette Lévy, qui nous transporte de l’Europe à l’Amérique, d’un âge de la vie à un autre, de la frustration au contentement.

numéro 19 - automne 2002

Le thème de ce numéro est celui des murs et, en écho, des murmures, des mûres et de ce qui est mûr... Certains nouvellistes parlent de ce sujet éternel qu’est l’amour; d’autres, de la mort, dévoilant leurs craintes existentielles, comme Sartre le faisait dans son recueil intitulé Le mur. On peut y lire des textes explorant les amours, heureuses ou malheureuses, les mariages difficiles, les cimetières, les fruits, de même qu’une nouvelle à saveur politique traitant du rideau de fer et un texte plus joyeux sur l’été et les mûriers qui bordent quelques rues torontoises. En tout, une quinzaine d’auteurs se sont prêtés à l’exercice, dont Jean Grignon, Marie-Josée Rinfret, Chantal Robillard, André Hamelin, Nadia Ghalem, Véronique Bessens, Florent Poinsot et Marguerite Andersen.

numéro 18 - été 2002

Une dizaine de nouvellistes ont joint leurs voix à l’éclosion de ce numéro estival : Francine Bertrand, Katana, Dominique Lavallée, Andrée Thouin, Jean-Louis Trudel, Marie-Ève Belzile, Sylvie Dufour, la Belge Évelyne Heuffel, l’écrivaine australienne Gail Jones, Stanley Péan et Yolande Vendette. Autant d’univers, de tons et de styles qui font honneur à l’art de la nouvelle. On peut y lire, entre autres, le récit des souvenirs d’enfance jaillis d’un certain printemps d’après-guerre, la troublante chronique d’une mort désirée, la vision particulière d’un enfant noir face à la probable existence de Martiens verts, et une réflexion sur le mystérieux pouvoir des mains et des livres. Deux ouvrages sont aussi recensés, soit La Mue de l’hermaphrodite, un roman signé Karoline Georges, et Anthologie de nouvelles francophones de la Côte-Pacifique du Canada.

numéro 17 - printemps 2002

Pas moins d’une dizaine de nouvelles ont été réunies dans ce numéro, composant ainsi un recueil foisonnant qui donne à réfléchir tout en faisant rêver. Des nouvelles sur la mémoire et l’oubli, les désirs rompus par le temps, les réminiscences apportées par le tintement du mot «vague», la féroce ténacité qui caractérise la haine, et plus encore. Ces textes sont signés Marguerite Andersen, Karoline Georges, Maurice Henrie, Katana, Pierre Léon, Pierre Nofal, Claudine Paquet, Geneviève Quillard, Chantal Robillard, Ghislaine Sathoud et Andrée Thouin. La rubrique «Nous avons lu» propose par ailleurs une incursion virtuelle dans le site Web «Nouvelles Cuentos Short Stories», où l’on peut lire les textes de soixante-treize auteurs issus de vingt-et-un pays à travers le monde.

numéro 16 - hiver 2002

On présente ici quelques nouvellistes d’ici et d’ailleurs. Alors que Jean-Jacques Lefebvre et Aurélien Dupuis, deux auteurs de la Colombie-Britannique, sont portés davantage vers un monde envahi par les technocrates de tout acabit, Dan Lungu, de Roumanie, nous transporte dans la cachette secrète d’une petite enfant qui regarde le monde de ses yeux innocents. Du Québec, Bruno Vallée et Steve Jourdain nous permettent de considérer les liens qui existent entre le monde des morts et celui des vivants, alors que Jean Grignon et Suzanne Myre réfléchissent sur quelques frustrations et déceptions. Enfin, Marguerite Andersen se penche sur le plus récent ouvrage de Jean Grignon, un roman intitulé Identité provisoire, qui scrute la relation entre l’être humain et son environnement.

numéro 15 - automne 2001

L'auteure Julie Dugal livre ici une nouvelle écrite à chaud, peu de temps après les attentats du 11 septembre. Les autres textes de ce numéro constituent un éventail qui va d'un extrême à l'autre, du repliement sur soi quasi intégral à la sensualité développée et, qui plus est, présentée comme spectacle. Entre les deux, on retrouve la capacité de jouir de ce qui meuble l'ordinaire ou l'extraordinaire de la vie. Certains auteurs ont gardé leurs sens éveillés, d'autres les ont éteints, émoussés ou carrément déréglés. Également dans ce recueil, une seconde collaboration de l'auteure belge Gwenaëlle Stubbe, qui nous présente des extraits du Héros, le texte gagnant de la médaille d'argent dans la catégorie création littéraire lors des Jeux de la Francophonie 2001, à Ottawa.

numéro 14 - été 2001

Comme dans le numéro précédent, c'est le thème de la distance qui parcourt cette récente livraison. Une douzaine de nouvelles signées, entre autres, par Luc Durocher, Jean Grignon, Dominique Lavallée, et Michèle Matteau. On y lit l'expérience de la distance face à ses propres peurs ou à l'égard de ceux qu'on aime et qui ne nous ont pas donné signe de vie depuis longtemps; face, aussi, aux objets témoignant des vies passées, à la fois si présentes et si lointaines, à la difficile quête de soi dans l'acte créateur, à l'amour tant désiré, presque conquis et aussitôt ravi, à la peur de la mort, enfin, qui noue la gorge et paralyse le bonheur. Également dans ce numéro, une nouvelle de Gwenaëlle Stubbe et un article de Arash Mohtashami-Maali sur l'oeuvre de cette auteure belge qu'il a eu l'occasion de rencontrer aux Jeux de la Francophonie.

numéro 13 - printemps 2001

Ce numéro réunit des nouvelles qui ont pour thèmes les distances. La plupart des textes sont liés au voyage ou à l'absence : ils nous promènent ainsi de l'Italie à la Floride, en passant par la Tunisie, le Népal, l'Australie et la Mongolie. Les absences dont il est question sont dues à la mort ou aux difficultés des relations humaines. Une des nouvelles, signée Chantal Robillard, a été écrite selon les principes de l'Ouvroir de Littérature Potentielle (OULIPO) et propose une alternance entre une contrainte graphique, la "contrainte du prisonnier" (pas de hampes ou de jambages) et une contrainte formelle, la "sextine en prose" (forme poétique inventée par les troubadours provençaux du Xe siècle et redécouverte par Queneau et les oulipiens). À ces contraintes formelles se joignent des contraintes sur les personnages, bien connues de la littérature ancienne et contemporaine ou de l'opéra.

numéro 12 - hiver 2001

Une douzaine de nouvellistes franco-ontariens et de la francophonie sont encore une fois réunis dans ce numéro, qui propose des textes écrits sur tous les tons, dans tous les styles, et abordant des thèmes variés. De courtes nouvelles qui nous parlent, entre autres, de la beauté émergeant d'une grande tristesse, sous "La pluie d'été", de l'inquiétude que peut ressentir une "Mère agitée", de ces rencontres extraordinaires qui peuvent parfois se produire lors d'un voyage, d'une étrange bête tapie, dit-on, au fond d'un lac, du vertige métaphysique d'un astronaute, et de "L'attente" qui suit une rencontre amoureuse. Suivent les comptes rendus d'ouvrages récents : Incidents de parcours, un recueil de nouvelles de la romancière Simone Chaput, dont l'oeuvre "vise à interroger les illusions réconfortantes", et Terre sur mer, un recueil signé par le poète Mario Thériault.

numéro 11 - automne 2000

Un numéro sur les gestes. En guise d'ouverture, on trouvera un court extrait du livre Geste, d'Anne-Marie Alonzo, femme remarquable qui, envers et contre tout, a créé les Éditions TROIS, est l'auteure d'une thèse de doctorat sur Colette et d'une vingtaine de recueils de poésie ou de prose poétique. Paralysée à la suite d'un accident de voiture qui s'est produit alors qu'elle n'avait que quatorze ans, elle nous parle de ce manque de mobilité qui, pour nous, est si difficile à imaginer. Viennent ensuite des nouvelles inspirées par le vaste domaine que représentent les gestes. Les auteurs explorent ainsi l'inceste, la boulimie, la violence, l'acceptation de la mort, l'euthanasie, etc. Des textes signés, entre autres, par Monique G. Bédard, Hédi Bouraoui, Mireille Desjarlais-Heynneman, Luc Durocher, Karoline Georges, Jean Grignon, Pierre-Charles Kaladji, Dominique Lavallée, Annie Molin Vasseur et Claudine Paquet.

numéro 10 - été 2000

Une douzaine de nouvellistes de l'Ontario français et de la francophonie vous proposent dans ce numéro de brèves rencontres d'une incomparable densité et d'un très grand plaisir. D'un côté, il y a les histoires d'amour, tragiques pour la plupart, violentes aussi parfois, un peu sentimentales peut-être, et de l'autre côté il y a les réflexions teintées d'ironie sur l'écriture et la vie en général. Parfois, les deux se rencontrent. Des nouvelles signées, entre autres, par Céline Forcier, qui nous invite à jeter un regard tendre sur la vie et les ombres d'une femme sans âge, Pierre-Charles Kaladji, qui nous fait partager les vertiges d'un homme errant dans un monde étrange et irréel, Anna Rosner, qui regarde, tel un miroir, la vie et les gestes de La femme d'en face, et Nathalie Stephens, qui nous raconte un petit conte qui finit plutôt mal. Les nouvelles sont précédées de courtes phrases empruntées à divers écrivains.

revue à l'honneur

Le dossier "Danse hybride" s’intéresse aux œuvres émergeant des collaborations entre danseurs, chorégraphes et artistes qui ont donné lieu à de nouvelles formes ou à de nouveaux objets.

Le printemps des revues