Le dossier « Entre le Web et la littérature » arrive à point pour nourrir la réflexion sur un milieu en profonde transformation : enjeux de la diffusion en ligne, possibilités créatives des plateformes Web, apparition de nouvelles formes littéraires comme la « twitterature »… autant de sujets qui piquent la curiosité par leur brûlante actualité. La section didactique poursuit sa thématique de la diversité culturelle en éducation en abordant notamment les approches du plurilinguisme, l’arrivée de nouveaux enseignants issus de l’immigration et la notion de communication interculturelle. Deux nouvelles chroniques font aussi leur apparition : « Fiche de lecture – théâtre » par Christian Beaucage et « Éducation interculturelle et linguistique » par Françoise Armand.
Dans ce numéro, un dossier est consacré à l’auteur de science-fiction Isaac Asimov. Les collaborateurs s’intéressent tant à l’influence d’Asimov sur l’imaginaire des écrivains québécois de science-fiction qu’à l’état du genre au Québec. Le thème fournit aussi l’occasion de faire un survol de cinquante ans de production (1960-2010) en science-fiction en faisant ressortir l’évolution des préoccupations des principaux écrivains du genre. Quant au dossier didactique, il a pour thème «Enseignement et diversité culturelle». Comment tenir compte de la diversité culturelle dans l’enseignement du français? Comment favoriser l’inclusion des élèves issus de l’immigration? Voilà autant de questions qui orientent la réflexion pédagogique du dossier.
La presse écrite ainsi que ses représentations fictionnelles ont longtemps été exclues du champ de la recherche littéraire. Les dernières années de recherche ont toutefois contribué à remettre en question ce clivage entre champs médiatique et littéraire. Le présent dossier s’intéresse justement aux rapports entre littérature et journalisme tant en France qu’au Québec, du XIXe siècle à nos jours. Les médias retiennent aussi l’attention des collaborateurs au volet didactique de ce numéro qui porte sur la littératie médiatique. Quelles compétences les élèves natifs du numérique doivent-ils développer et maîtriser pour être capables de lire l’information, de l’analyser et d’en produire? À lire également, un éditorial et un texte d’humeur sur le conflit étudiant.
L’apocalypse et sa version la plus inconcevable, la fin du monde, voilà un fantasme bien enraciné. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une pluie diluvienne ou un désastre financier ne réveille cette référence. Le dossier de ce numéro se veut un retour aux sources littéraires et historiques de l’apocalypse et un échantillon de ses versions modernes, du texte biblique à la Shoah, en passant par le roman Tarmac, de Nicolas Dickner, et par la poésie contemporaine. En didactique, Québec français rassemble une dizaine d’articles sur les productions orales et écrites. Enfin, hors dossier, plusieurs commentaires de lecture et diverses chroniques.
Le mythe est-il encore actuel? Le dossier de ce numéro montre qu’il se manifeste toujours dans notre imaginaire collectif. Entre autres, Bertrand Bergeron situe le mythe parmi les genres de l’orature, avec le conte et la légende ; Isabelle L’Italien-Savard survole les principaux thèmes du mythe québécois et Pierre-Paul Ferland suit sa trace dans le voyage initiatique en prenant pour exemple Chercher le vent de Guillaume Vigneault, Le joueur de flûte de Louis Hamelin et La foi du braconnier de Marc Séguin. Quant au volet didactique de ce numéro, il porte sur la compréhension de textes à l’oral et à l’écrit.
Depuis le dossier «Réjean Ducharme» que Québec français publiait en 1983, qu’est devenue cette œuvre phare de la littérature québécoise des années soixante-dix? Comment la lire et la faire lire aujourd’hui sans éroder sa dimension subversive, sans édulcorer sa tension tragique, en prenant toute la mesure de la culture singulière dont elle est pétrie? C’est à ces questions que répondent les auteurs réunis ici, en spécialistes, mais surtout en lecteurs. Dans la section «Didactique» de ce numéro, on aborde le français langue seconde au Québec, dans le but de répondre aux besoins des praticiens en proposant des pistes concrètes.
Le dossier de ce numéro laisse la parole aux Amérindiens. Ils viennent y dire tout leur amour et leur fierté pour leur culture forte et riche d’histoire. D’autres auteurs offrent ensuite un regard extérieur sur la littérature amérindienne. Jean Sioui aborde le passage d’une littérature orale vers l’écrit; Daniel Sioui présente son café-librairie Hannenorak; Florent Vollant, en entrevue, aborde sa relation avec la musique; on reproduit, avec sa permission, un texte du jeune rappeur métis Samian; Megan Lukaniec témoigne de la renaissance de la langue wendat; Michèle Leduc traite de la représentation de l’Amérindien dans la littérature pour la jeunesse et Martin Hébert s’intéresse au roman de Virginia Pésémapéo Bordeleau, Ourse bleue.
Ce numéro présente «Peinture et littérature», un dossier qui sollicite l’œil et l’âme, et qui révèle quelques-uns des liens étroits entre ces arts complémentaires. Parmi les contributions, Roland Bourneuf traite du rapprochement entre une œuvre littéraire et un tableau dont elle est issue; Mathilde Labbé se penche sur les artistes Rouault et Matisse, qui ont créé des œuvres pour accompagner Les fleurs du mal de Baudelaire; et Isabelle L’Italien-Savard propose de se servir de la peinture pour faciliter l’enseignement de trois grands courants littéraires du 19e siècle français (le romantisme, le réalisme et le symbolisme). Quant à la section «Didactique», elle est consacrée au texte documentaire.
Depuis le XIXe siècle, la nouvelle a joui d’une grande popularité car, de par sa longueur, elle se prêtait bien à la publication dans les périodiques, alors que les éditeurs se montraient plutôt réticents à publier des œuvres d’imagination. Plusieurs auteurs, Germaine Guèvremont, Anne Hébert, Gabrielle Roy et Yves Thériault, par exemple, se sont fait la main en la pratiquant et ont accédé ensuite à la renommée. Le dossier que propose Québec français avec ce numéro, qui marque le 40e anniversaire de sa fondation, regroupe six textes préparés par autant de spécialistes du genre.
Dans son dossier littéraire, Québec français met en évidence l’apport considérable de ce monument littéraire qu’est Jorge Luis Borges, alors que la ville de Québec vibrera au rythme du festival «Québec en toutes lettres», portant sur le maître argentin. Également dans ce numéro, des textes qui permettent aux enseignants de se familiariser avec les technologies de l’information et de la communication. You tube, Skype, Wikipedia, le tableau blanc interactif et les écoles en réseau sont autant de concepts devenus réalités dans la salle de classe. Diverses situations d’apprentissage, aussi motivantes qu’originales, sont proposées.
Québec français a voulu connaître les intérêts et motivations qui poussent des professeurs et des étudiants étrangers à faire de la littérature et de la culture québécoises leur champ de recherche et de spécialisation. La revue a voulu savoir quelles couleurs prenait le Québec dans l’œil de l’étranger. De là, un dossier intitulé « Le Québec dans l’œil de l’Autre ». Dans la section « Didactique » sont présentées différentes situations d’apprentissage (SA) et situations d’apprentissage et d’évaluation (SAE) toutes plus inventives les unes que les autres. Également au sommaire, un éditorial bien senti sur la loi 103 et les écoles passerelles, et des hommages à Charlotte Guérette et Françoise Lepage.
Depuis les douze travaux d’Hercule relatés par Homère, la littérature a consacré au sport une place de choix. L’équipe littéraire de Québec français a souhaité, dans ce numéro, revisiter ce tandem populaire. Entre autres, Georges Desmeules ouvre ce dossier en traitant des trois romans de Philip Roth, lesquels mettent en évidence l’impérialisme américain mais aussi la judaïcité dans le sport professionnel. Maude Mainguy brosse un tableau efficace de la présence du sport dans plusieurs des œuvres de Jacques Poulin. Isabelle L’Italien-Savard montre, quant à elle, comment le hockey peut contribuer à enseigner l’analyse littéraire dans les cours de littérature au cégep.
Après avoir consacré des numéros au théâtre (no 146), à la chanson (no 147) puis au conte (no 150), Québec français réunit sept passionnés de poésie contemporaine. Les articles visent, dans certains cas, à explorer l’état des lieux dans la poésie québécoise d’aujourd’hui; dans d’autres, à tracer les contours souvent flous de ce genre en constante mutation; d’autres fois, enfin, à fournir des pistes quant à l’enseignement d’un genre qui, trop souvent, effraie étudiants… et enseignants. Également au sommaire, un dossier didactique sur l’enseignement de la grammaire, d’hier à aujourd’hui; un vibrant éditorial sur l’invalidité de la loi 104; et une recension des nouveautés littéraires.
Dans ce numéro, le dossier intitulé « Le livre mis à nu » permet de voir réunis deux plaisirs indiscutables de l’existence et d’entendre dialoguer le corps et l’esprit. Sont présentés quelques auteurs qui ont dit les pulsations, les fascinations et les troubles liés au corps, et la relation parfois charnelle que la littérature entretient avec lui. Les chroniques habituelles de Québec français abordent le même thème : la Fiche de lecture est consacrée à Bordeline de Marie-Sissi Labrèche ; la chronique Fantastique s’attarde à la place de la pornographie dans quelques œuvres fantastiques québécoises, et la chronique Cinéma explore le complexe d’Œdipe.
Intitulé « La francophonie dans les Amériques », le dossier littéraire de ce numéro comporte trois sections. On y présente d’abord les concepts et les enjeux de la francophonie dans les Amériques, on en cartographie le territoire et l’on rend public le carnet intime d’un vagabond instruit à la conquête des vastes espaces de la Franco-Amérique. Suivent les buts, les objectifs et la mission du Centre de la francophonie des Amériques, de même qu’un article sur le français parlé dans ces Amériques. La seconde partie est consacrée à la culture et à la littérature francophones : chansons, dramaturgies, conte, littératures québécoise, acadienne et franco-ontarienne, louisianaise, antillaise et haïtienne. Enfin, la troisième partie est consacrée à l’enseignement du français au Mexique, au Brésil et dans d’autres milieux minoritaires.
Le dossier littéraire du présent numéro se penche sur les écrits politiques au Québec. André Gaulin, ancien député, ouvre le dossier avec la présentation des Médisances de Pierre Baillargeon et des Insolences du Frère Untel de Jean-Paul Desbiens. Jean-Luc Vézina aborde les manifestes ayant marqué diverses étapes du parcours politique du Québec. Pierre-Luc Bégin nous fait découvrir l’impact du groupe Parti pris sur la société québécoise. François Côté-Vaillancourt brosse un portrait de la pensée de Charles Taylor. Enfin, David Gagnon propose une lecture de quelques slogans politiques… Le dossier didactique, quant à lui, propose des pistes de réflexion au sujet de la réalisation du bilan des apprentissages. Comment se vit cette expérience? Quels sont les avantages de ce genre d’évaluation? Et bien d’autres questions.
Littérature et musique : voilà deux arts majeurs qui se nourrissent l’un l’autre de différentes façons. Sont réunis ici quelques spécialistes qui se penchent sur le sujet. On y explore les difficultés du langage musical ainsi que les possibilités d’interaction entre littérature et musique, on s’attarde aux rapprochements entre Wagner et Baudelaire, on nous parle des tendances qu’on remarque dans plusieurs romans des vingt dernières années, on examine la parenté entre le surréalisme et la musique. Enfin, on nous invite à explorer l’univers de Paul-Marie Lapointe, influencé par le jazz, de Marguerite Duras, dont l’œuvre est parcourue de résonances sonores, et de Bertrand Gervais, dont le roman Gazole a des accents de rock and roll. Le volet didactique est consacré à la littérature migrante, et comprend notamment un entretien avec Émile Ollivier.
Le volet littéraire de ce numéro nous donne à lire la fascination qu’exerce la ville de Québec sur ceux qui la fréquentent, la marchent, la vivent et l’écrivent. On revit le début du 18e siècle à travers les yeux d’un historien jésuite et on explore les imaginaires des écrivains des 19e et 20e siècles qui se sont penchés sur la ville. Plongée, ensuite, dans l’œuvre de Jacques Poulin, qui a su faire de Québec un personnage à part entière. On suit les pas du romancier Alain Beaulieu et de Pierre Morency, on arpente les hauts et les bas de cette ville et l’on vit une journée dans le quartier Limoilou. Enfin, on peut lire quelques pages où Québec est vue par Robert Lepage, Charles Dickens, André Trottier et Geneviève Robitaille. Dans le prolongement du numéro précédent, le dossier didactique poursuit une réflexion sur la littérature jeunesse en classe.
Le volet littérature du présent numéro présente une sorte de panorama du conte et de la légende en partant des origines, puis en faisant un court arrêt en région pour laisser ensuite la place aux conteurs et à ceux qui ont pour mission de diffuser la parole conteuse à travers les festivals et le monde de l’édition. Entre autres univers : l’imaginaire algonquien, le pays du célèbre conteur Fred Pellerin, les contes de Jacques Ferron et le phénomène du conte urbain selon Yvan Bienvenue. Le livre occupant une place de plus en plus importante dans les milieux scolaires au Québec, le dossier didactique réunit des articles qui permettent de présenter des livres à des enfants d’âge préscolaire, primaire et secondaire, et qui laissent entrevoir de nouvelles avenues d’exploitation du livre de littérature jeunesse.
La bande dessinée, ce 9e art, serait-elle sur le point de conquérir un des derniers bastions qui lui résistent encore, celui du monde de l’éducation? Dans ce numéro, des spécialistes ont imaginé différentes activités où la BD devient un outil pour le professeur de français, mais aussi d’histoire, de géographie ou de sociologie. On s’attarde à l’évolution qu’a connue la BD québécoise au fil des ans. Suivent une analyse et quelques suggestions de lecture, un texte sur la mauvaise réputation de la BD en classe, ainsi qu’une réflexion sur le lien entre BD historique et fantastique. On explore ensuite quelques possibilités d’exploitation pédagogique d’un genre qui n’a pas fini d’étonner. Enfin, le volet didactique de cette livraison se penche sur la conception de l’apprentissage qui sous-tend les écrits et les oraux.
Le dossier du présent numéro porte sur la corrélation entre science et littérature. Jean-François Chassay traite des dérives de la science, alors que Michelle Chanonat présente la Société pour la promotion de la science et de la technologie et son programme «La science se livre». Jean-Louis Trudel, pour sa part, examine la place de la science dans la science-fiction. Pour les férus de polar, Geneviève Ouellet a rencontré l’écrivain Jacques Côté, qui parle du rôle qu’occupent les sciences judiciaires dans son œuvre. Enfin, Steve Laflamme s’intéresse au roman fantastique «La maison des feuilles» et Thomas De Koninck livre son point de vue sur la place de la littérature, de la science et de la philosophie dans l’enseignement actuel. Le volet didactique se penche quant à lui sur l’enseignement des genres littéraires au primaire et au secondaire.
Le titre La chanson québécoise, voix d’hier et d’aujourd’hui chapeaute un dossier sur les rapports de la chanson avec l’histoire culturelle et l’industrie. On y trouve un article sur les valeurs collectives dans la chanson, une étude sur l’apport des femmes à la chanson populaire, (d’Alys Robi à Céline Dion, en passant par Diane Dufresne et Ginette Reno), une analyse littéraire de pièces de notre répertoire, un pamphlet contre l’industrie et un article sur la genèse de l’Osstidcho. Autre grand dossier proposé : Enseigner la poésie. Comment accompagner l’élève dans son appropriation du texte poétique? Des pistes et des activités sont proposées pour dynamiser l’enseignement de la poésie et favoriser aussi bien la lecture que la rédaction de poèmes par les étudiants.
C’est à un tour d’horizon du théâtre québécois récent et de ses représentations que nous convie ce numéro. On nous propose quelques cas de figures qui constituent les forces vives de ces écritures en privilégiant trois tendances : les ferments corps, objet et technologie. Intrusion, tout d’abord, dans l’univers de Daniel Danis et de Michel Marc Bouchard, dont les œuvres mettent en scène des conflits familiaux débouchant souvent sur la marginalisation des personnages; plongée ensuite dans l’univers de Wajdi Mouawad, dont les principaux thèmes sont l’identité, le mal de vivre, la mort, la souffrance, la méchanceté des hommes. Enfin, on présente les portraits de dramaturges ayant marqué notre théâtre : Gélinas, Dubé, Tremblay, Loranger, etc. Le volet didactique pose la question suivante : quels rapports la culture entretient-elle avec la langue?
Le présent numéro propose un dossier sur la littérature québécoise de 1970 à nos jours. On y présente tout d’abord un panorama des romans parus depuis 1970, qui privilégient clairement le discours intime. Suit un article sur le nouveau paysage poétique québécois, fait de reliefs inattendus et d’espaces apparemment infinis. Un texte se penche sur les changements radicaux qu’a connus le théâtre à partir des années quatre-vingt. On aborde également la question de la littérature migrante et l’évolution de la littérature fantastique, de la littérature jeunesse, de la chanson et du conte. Quant au volet didactique, il aborde l’intégration des trois compétences en français, ce qui veut dire apprendre à lire et à apprécier des textes littéraires, écrire des textes variés et communiquer oralement selon des modalités diverses.
Ce numéro met le cap sur la littérature québécoise au cours des années 1940 à 1970. Tout au long de cette période des changements politiques et sociaux ont un impact sur les écrits. Aurélien Boivin établit, par exemple, une corrélation entre eux et la typologie des genres romanesques. Jacques Paquin met à jour les réseaux littéraires à l’origine d’une plus grande prise de parole chez les poètes et Caroline Garand dresse un portrait de la dramaturgie de plus en plus populaire et sociale. Yolaine Tremblay analyse les essais de la période qui rendent compte de l’évolution des idées et Steve Laflamme étudie le renouveau fantastique depuis les Contes pour un homme seul. Gilles Perron écrit sur la chanson, fertile à cette époque, alors que Marie Fradette s’intéresse à deux pionnières de la littérature jeunesse : Paule Daveluy et Monique Corriveau. Le volet didactique aborde le thème de l’éducation des adultes et ses différentes facettes.
Le dossier littéraire de ce numéro interroge la littérature du XIXe siècle et du premier tiers du XXe siècle. C’est la période où triomphe le régionalisme, ce mouvement littéraire et idéologique qui défend la réalité canadienne en opposant l’espace campagnard à l’espace urbain, à la ville, présentée comme un lieu de perdition. Maurice Lemire s’intéresse à ce mouvement, latent depuis La terre paternelle de Patrice Lacombe, mais qui connaît ses heures de gloire avec des écrivains comme Adjutor Rivard, Damase Potvin et Lionel Groulx. Aurélien Boivin, pour sa part, se penche sur le roman du terroir, alors qu’André Gaulin commente Octave Crémazie, Émile Nelligan et Hector de Saint-Denys-Garneau. On nous propose également deux articles sur l’essai. Le volet didactique aborde la compréhension et l’appréciation des œuvres littéraires.
Les écrits de la Nouvelle-France occupent les devants de ce numéro. Maurice Lemire ouvre le bal en présentant les récits des explorateurs et des missionnaires. Michel Bideaux poursuit en s’intéressant à Jacques Cartier alors que Alain Rathé propose une nouvelle lecture de l’oeuvre de Samuel de Champlain. Isabelle Lachance dresse un portrait de Marc Lescarbot. Chantal Théry et Julie Roy se penchent sur les écrivaines de l’époque, de Marie de l’incarnation à Élisabeth Bégon. Enfin, Bernard Émont nous met au parfum de l’Ordre du Bon Temps et Marie Fradette étudie l’image de la Nouvelle-France dans le roman jeunesse. Le volet didactique traite de la différenciation, une manière d’envisager l’enseignement selon la conviction qu’une classe est un ensemble d’individus ayant des perceptions, des modes de pensées, des comportements intellectuels qui varient.
Le dossier littéraire de ce numéro est consacré à la littérature policière. Remontant jusqu’au XIXe siècle, Norbert Spehner retrace l’histoire du polar au Québec. Pour sa part, Francine Tremblay traite du rôle de l’antagoniste dans la littérature policière et de son importance dans le récit. Steve Laflamme s’intéresse quant à lui au personnage du tueur en série. Gilles Perron se penche sur le parcours particulier de Daniel Pennac, dont les œuvres ont d’abord été publiées chez un éditeur à tendance paralittéraire. Benoît Bouthillette, en entrevue, explique pourquoi il a choisi de confier son premier roman aux éditions JCL, au Saguenay. Enfin, quelques enseignantes partagent leur expérience en classe de l’étude d’un roman policier. Sous le volet didactique : qu’en est-il, aujourd’hui, de la formation des enseignants?
Le dossier littéraire porte sur le roman historique. Un article aborde quelques ouvrages de la fin du XIXe siècle au Canada français et s’intéresse à l’écriture des femmes, cette fois, en présentant des romancières méconnues. On présente ensuite une analyse d’Au cap Blomidon, second roman historique de Lionel Groulx, une entrevue avec Pauline Gill, auteure de plusieurs romans à caractère historique, où l’auteure aborde plusieurs questions à propos de la création et de la réception du roman historique contemporain. Enfin, le volet didactique pose la question : pourquoi constatons-nous tant de difficultés, chez les jeunes, en lecture et en écriture?
Ce numéro consacre un dossier à la littérature fantastique. Un premier article collige les éléments de définition du genre et nous convainc, si ce n’était déjà fait, que la littérature fantastique a une valeur esthétique indéniable. Suit un texte qui se penche sur les effets de fantastique, en s’appuyant sur des phénomènes culturels récents. Deux praticiens du genre, Serena Gentilhomme et Claude Bolduc, puisent dans la psychologie et la sociologie pour justifier la raison d’être du fantastique, tant au cinéma qu’en littérature. On s’intéresse aussi à la tradition gothique dans le roman fantastique québécois, on nous fait découvrir des œuvres et des parcours d’auteurs, et on se penche sur la façon d’aborder ce genre au collégial. Un dossier didactique suggère quant à lui des romans de tous genres qui intéresseront les jeunes.
On inaugure ici une série de quatre livraisons où seront observés différents types de récit, leurs frontières génériques, leurs caractéristiques et leurs plus célèbres représentants. Le présent dossier est consacré à la question du « récit de soi » qui, dans la nébuleuse du récit autobiographique, naviguent entre le réel et la fiction. On nous propose tout d’abord un itinéraire à travers les différentes espèces qui composent la grande classe des récits de vie. André Vanasse commente ensuite son expérience à la direction de la collection « Les grandes figures » des éditions XYZ. Enfin, on s’intéresse au cas du journal intime et on recense l’essai de Vincent Colonna intitulé Autofiction & autres mythomanies littéraires. Le volet didactique se penche quant à lui sur les défis de l’évaluation renouvelée de l’apprentissage.
Le dossier littéraire proposé ici pose la question du regard que l’on peut porter aujourd’hui sur la littérature écrite par des femmes. Un premier article fait le point sur la diversité des approches en études féministes. On s’interroge ensuite sur la valorisation et la distribution des valeurs véhiculées dans les œuvres, selon le sexe des personnages. On pose par ailleurs les premiers jalons d’une histoire littéraire des femmes au Québec, en montrant le parcours littéraire des Québécoises depuis leur confinement à la sphère privée du journal intime. Enfin, des articles se penchent sur l’histoire du théâtre au féminin, sur la représentation de la mère dans les romans de la première moitié du XXe siècle, de même que sur les œuvres de Lise Tremblay et de Patricia Rozema, respectivement romancière et cinéaste contemporaines.
Cette récente livraison propose une réflexion sur les rapports entre littérature et psychanalyse. Raymond Joly, spécialiste de la question, nous invite à nous familiariser avec la lecture psychanalytique tout en nous mettant en garde contre les obstacles qu’il faut vaincre pour qu’une telle lecture soit profitable et efficace. Arianne Gagné interroge quant à elle le roman de Julien Gracq, Au château d’Argol, pour découvrir la quête d’un état primordial de l’être humain, antérieur à l’intervention du Nom-du-Père, et Marylène Cossette analyse l’expression de la personnalité inconsciente dans Aurélia de Nerval et L’amoureuse initiation de Milosz. Le volet didactique examine pour sa part la problématique des bibliothèques scolaires, donnant la parole aux bibliothécaires, aux enseignants et à une écrivaine.
Le phénomène de la lecture peut s’approcher de bien des façons : sémiotique, sociologique, didactique, textuelle. C’est à un coup d’œil sur plusieurs de ces avenues que nous convie ce numéro. On y brosse tout d’abord un portrait complet et concis du vaste champ d’études sur la lecture en présentant les théories et approches qui se sont développées au cours des années. Un article s’attarde ensuite à dessiner le profil des lecteurs étudiants pour connaître les habitudes et pratiques de leurs lectures. On nous présente également une méthode pour aborder la lecture littéraire en classe de français. Enfin, on se penche sur des œuvres précises dont l’analyse enrichit la réflexion autour de l’acte de lecture, et on nous propose un questionnement sur le pouvoir du livre dans nos sociétés de consommations.
Ce numéro consacre un dossier sur la sociologie de la littérature. On y examine tout d’abord la pièce futuriste de Michel Monty, Cyberjack,qui reflète les problèmes d’une société dépossédée de ses biens et de sa culture. Toujours côté théâtre, les œuvres de Gratien Gélinas, Marcel Dubé et Michel Tremblay sont analysées à la lumière du drame identitaire, générationnel et psychologique du peuple québécois. On se penche ensuite sur le monde des sorciers dans la série Harry Potter, une société fonctionnant selon trois principes régulateurs : le capitalisme, le gouvernement et les médias. Enfin, on nous propose une incursion dans l’œuvre de Jean-Jacques Pelletier et dans l’univers social de quatre romans québécois. Le volet didactique présente pour sa part une réflexion sur l’enseignement du lexique et du vocabulaire.
Le dossier littéraire du présent numéro porte sur les artisans de la relève. On y aborde le regard féminin que posent Monique Proulx, Brigitte Caron et Marie-Sissi Labrèche sur la société québécoise contemporaine. L’œuvre de Patrick Sénécal, auteur en voie de s’établir comme chef de file de la littérature d’horreur, fait également l’objet d’un article, de même que celle de Guillaume Vigneault, dont les romans Carnets de naufrage et Chercher le vent sont très prisés par les cégépiens. La relève musicale est également abordée avec quelques nouveaux visages, plus particulièrement Arianne Moffat, Ginette, Martin Léon et Pépé. Enfin, un article traite des façons possibles d’enseigner les jeunes auteurs en classe. Le volet pédagogique est par ailleurs consacré à l’oral comme objet d’apprentissage à l’école.
La section Littérature de ce numéro se penche sur l’art de raconter. Isabelle L’Italien se demande si la vie est un roman, et si les romans sont la vie. Stéphane Desrosiers, pour sa part, propose une lecture des procédés narratifs : variations sur une même phrase, jeux oulipiens ou rédactions orientées vers la reconnaissance d’un genre littéraire donné. Gilles Perron élargit la définition du récit à partir d’une chanson de Richard Desjardins intitulée « Buck ». Enfin, Simon Bouliane s’attarde aux procédés narratifs récurrents dans les romans policiers destinés à la littérature jeunesse et Steve Laflamme fait une lecture narratologique de L’homme à qui il poussait des bouches, de Jean-Jacques Pelletier. La section Pédagogie est entièrement consacrée à l’enseignement du français comme langue seconde.
Les articles du volet littéraire de ce numéro proposent des lectures d’œuvres qui situent quelques écrivains québécois dans la trajectoire de l’engagement. Un premier texte cerne ce qu’est la littérature engagée, dans ses diverses nuances. Suivent des articles qui examinent la vision sartrienne de l’engagement, de même que la présence d’une réflexion sur l’écriture et sur le langage dans les œuvres de Jacques Godbout, Roch Carrier, Victor-Lévy Beaulieu et Jacques Poulin. On s’intéresse également à la place de Miron dans la filiation des poètes québécois qui tentent de faire advenir le poème, ainsi qu’à l’œuvre de Paul Chamberland, dont l’engagement se situe à la hauteur de l’universel. Enfin, le volet didactique se penche sur la très attendue réforme de l’éducation au secondaire.
La littérature américaine est à l’honneur dans ce numéro, qui propose un regard sur certains auteurs marquants à la lumière de deux grands mythes, soit celui de la frontière et de son corollaire, le voyage. Cooper, Twain, Melville sont les pionniers qui posent les balises de l’écriture de la frontière. Cent ans plus tard, Paul Auster, Jack Kerouac et E. Annie Proulx sont parmi ceux qui s’inscrivent dans cette tradition. Le thème du voyage est par ailleurs central dans l’œuvre de Robert Louis Stevenson et de Jack London. On explore également l’écriture de quelques auteurs américains contemporains dont l’influence sur la littérature mondiale suit un rythme croissant (Auster, Banks, Delillo). Le volet pédagogique de ce numéro traite des nombreux aspects de l’apprentissage de la création littéraire en milieu scolaire.
Le volet littéraire présente une introduction au roman sud-américain. On peut lire une présentation historique du genre narratif à la manière hispano-américaine, où le merveilleux y a bien des visages. Cet article est aussi un guide de lecture éclairant, dans lequel on trouve des notes biographiques et bibliographiques sur les principaux auteurs mentionnés. Également, un article sur le roman de l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa : Pantaleón et les visiteuses. Le voyage se termine par une incursion dans le monde fabuleux de Jorge Amado, le romancier brésilien le plus connu et le plus apprécié à travers le monde, et par un entretien avec José Luis Thénon, metteur en scène d’origine argentine. Le volet didactique propose un bilan de l’enseignement de la grammaire à l’école.
Le dossier littéraire de ce numéro braque ses projecteurs sur quelques auteurs français dont la carrière est bien engagée et qui occupent l’avant-scène à chacune de leur parution. Il s’agit de Christian Bobin, écrivain polygraphe qui affiche les couleurs de sa pensée catholique, de la prolifique Amélie Nothomb et de Jean-Claude Izzo, un auteur moins médiatisé que les précédents, mais tout aussi connu auprès des afficionado du roman policier. Pour clore ce dossier, on présente des femmes qui prennent l’écriture à bras-le-corps et signent des textes provocateurs où l’érotisme, sinon la pornographie, n’est plus le domaine réservé des hommes. Enfin, le dossier didactique propose une réflexion sur la cohérence textuelle, un notion difficilement transmissible et souvent mal comprise.
De l’Afrique aux Antilles, ce numéro propose une passionnante visite guidée en des pays souvent peu fréquentés, mais dont l’intérêt est indéniable. On y découvrira une littérature négro-africaine placée sous le signe de la diaspora et porteuse de revendications sociales et politiques, le concept de négritude élaboré par les auteurs antillais, diffusé par Aimé Césaire en particulier, les romans de trois auteures contemporaines provenant du Sénégal et du Cameroun, les œuvres d’écrivains qui témoignent du génocide rwandais, et la littérature francophone du Maghreb, où les noms connus (comme Tahar Ben Jelloun) côtoient d’autres auteurs qui le sont moins, mais dont les ouvrages sont autant de voies pour parcourir le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie.
On convie ici les lecteurs à un véritable festin : la cuisine dans l’imaginaire. Geneviève Sicotte, auteure du Festin lu, s’intéresse aux repas et à leurs symboles dans les œuvres de Flaubert, Zola et Huysmans. Chantale Gingras, quant à elle, a relu Boule de Suif de Maupassant, célèbre nouvelle dans laquelle le corps de la femme est perçu comme un mets capable d’éveiller et de combler les appétits… Un peu dans le même ordre d’idées, Catherine Paradis nous entraîne du côté du vampirisme et du cannibalisme en littérature. Enfin, Guillaume Nicole revisite l’œuvre de Jacques Poulin afin de démontrer que la nourriture peut nous éclairer sur la personnalité des protagonistes et Christiane Lahaie s’attarde aux rapports entre cinéma et cuisine. Aussi dans ce numéro : la pédagogie de projet.
Dans un dossier sur l'autofiction, on cherche tout d'abord à approcher ce "je" fuyant et les genres qu'il fréquente. Les articles réunis autour de cette question offrent une réflexion qui tombe à point, alors que les dernières années ont vu s'épanouir le succès du récit personnel ou à saveur autobiographique. On peut lire, notamment, trois articles qui proposent une plongée dans l'univers d'auteurs actuels - Huguette O'Neil, Gilles Archambault, Nelly Arcand, Michel Tremblay, Maxime-Olivier Moutier -, dont les oeuvres font voir les formes multiples qu'épouse le récit de soi, qu'il soit assumé ou déguisé. Un second dossier se penche sur la littérature jeunesse, ces "fragments de culture" qui, à la fois, jouent le rôle de miroirs, d'instruments de découverte de l'Autre et d'ouverture sur les potentialités du récit et de la langue.
De quelles façons doit-on enseigner l'écriture pour que les élèves remettent des textes "corrects"? Comment peut-on les amener à s'auto corriger? Quels types de questions peut-on poser pour qu'ils reconstruisent les sens d'un texte? Que peut-on apprendre du point de vue cognitif, affectif, social et intellectuel en écrivant? Ce sont ces questions, et bien d'autres, que pose ici un court dossier portant sur les défis de la pédagogie en matière d'apprentissage de l'écriture. Un second dossier propose une réflexion sur la représentation de l'homosexualité dans la littérature : figure de l'homosexuel dont la présence littéraire suit un parcours parallèle à l'évolution de la société, présence des personnages homosexuels dans la dramaturgie québécoise, amours lesbiens à l'écran et rareté de la réalité homosexuelle dans la chanson.
Un premier dossier se penche ici sur la nécessité, maintes fois réitérée par les intellectuels et les divers intervenants en éducation, de donner une place prépondérante à la lecture et à l'écriture dans l'univers scolaire. Quatre articles témoignent ensuite de l'intérêt et de l'actualité du mythe dans une perspective pédagogique et littéraire : un plaidoyer pour "la formation du mythonaute" à partir de l'omniprésence des références aux mythes gréco-romains dans notre quotidien, un regard sur la figure mythique par excellence pour les Nord-Américains, soit celle de l'Indien, et une lecture de Petit homme tornade de Roch Carrier, qui développe une image originale du mythe de l'Indien, et du roman Le ciel de Québec de Jacques Ferron, qui recourt à la mythologie grecque pour désigner des personnages appartenant à l'imaginaire québécois.
Un dossier sur le préscolaire. Un article sur l'apprentissage de l'écrit dans la petite enfance, dans lequel l'auteur propose certaines interventions didactiques, un texte sur la capacité du parent à accompagner son enfant dans cet apprentissage, un regard sur la maternelle Montessori et un article qui soulève l'importance de la compréhension du récit par le jeune enfant. Un dossier sur la littérature propose ensuite une réflexion sur le personnage de l'enfant dans l'univers de nos écrivains. On pourra y lire des réflexions sur la narration que l'adulte confie à l'enfant dans une oeuvre, sur quelques personnages d'enfants dans notre littérature, et sur cette présence de l'enfant dans Le torrent d'Anne Hébert, dans les oeuvres de Ducharme et dans le roman de Gaétan Soucy, La petite fille qui aimait trop les allumettes.
Quel sens donner au mot "culture" pour qu'il soit porteur de sens, déclencheur intellectuel et instrument d'enrichissement? Le premier dossier de ce numéro se penche sur la question et tente de définir le phénomène. On peut y lire, entre autres, un article qui fournit aux enseignants un cadre de réflexion pour accompagner l'élève dans la culture de l'écrit; suit une réflexion sur la place que devrait occuper la culture dans l'esprit et les actions de tout individu; viennent ensuite un article qui établit le lien à fixer entre les jeunes et ce qu'on veut leur imposer comme produits culturels, un texte sur l'importance de l'enseignement de la langue, un regard sur la dimension culturelle dans le nouveau programme de formation et des suggestions d'activités et de lectures à proposer aux jeunes. Le second dossier, pour sa part, présente quelques cas limites en littérature : notamment, les oeuvres de Claude Gauvreau, de René Crevel et de Victor Barbeau.
Ce numéro explore la censure littéraire au Québec. La contribution de Pierre Hébert, spécialiste de la censure littéraire québécoise, ouvre le dossier par un survol de la censure religieuse, du XIXe siècle aux débuts de la Révolution tranquille. Pour sa part, Élise Salaün traite du nu littéraire et montre comment les auteurs d'une certaine époque devaient rivaliser d'astuce. Dans une perspective plus contemporaine, Julie Roberge s'intéresse à la question de la liberté académique dans le choix des oeuvres que l'on met à l'étude. Georges Desmeules discute des liens potentiellement dangereux qui peuvent unir humour et censure, et ce à la lumière des récentes querelles autour de certains humoristes. Enfin, Jean-Denis Côté nous offre le témoignage de quelques auteurs de littérature jeunesse, dont Dominique Demers et Robert Soulières. Aussi dans ce numéro : une réflexion autour du phénomène Harry Potter.
Cette dernière édition vous propose deux dossiers. Le premier, COMPÉTENCES TRANSVERSALES, aborde l'approche par compétence et la réforme du ministère : on y trouvera, entre autres, deux articles qui tentent de clarifier les grandes lignes de la réforme, un texte expliquant les concepts théoriques qui la sous-tendent et une réflexion sur ses objectifs. Dans le second dossier, CHANSON ET LITTÉRATURE, Gilles Perron se penche sur l'accréditation littéraire de la chanson et sur les liens qui unissent chanson et poésie; Roger Chamberland s'intéresse pour sa part à l'historique du hip hop, un mouvement musical de plus en plus présent au Québec; on peut lire également l'article de Nadia Beaudoin, qui montre l'intérêt que représente la chanson dans les cours de littérature au niveau collégial; enfin, Claude Légaré, auteur-compositeur-interprète, raconte comment se fait l'écriture d'une chanson.
Ce numéro vous propose quelques articles sur la communication orale, compétence que doivent acquérir les élèves à la fin de leur cursus scolaire. Le dossier Pédagogie jette ainsi un éclairage nouveau sur un certain nombre de questions entourant l'apprentissage et la qualité de la langue parlée à l'école. Après avoir évoqué les problèmes que soulève l'oral, Réal Bergeron propose au lecteur des suggestions pour faire face à son enseignement. L'article de Mario Moisan porte, entre autres, sur les dominantes de la communication orale, soit l'exploration et la communication de la représentation. Astrid Berrier s'intéresse quant à elle aux différents genres oraux privilégiés en classe. Lizanne Lafontaine parle du modèle des séquences didactiques de Dolz et Schneuwly et Guylaine Martel démontre que, avec un vocabulaire adéquat, on peut mener une réflexion sur l'argumentation.
Cette dernière édition vous présente deux dossiers : l'un pédagogique, "L'écriture créative", et l'autre littéraire, "Solitudes rompues", où il est question de littérature canadienne. Comme son titre l'indique, le premier s'intéresse aux différentes techniques de la créativité dans l'apprentissage des élèves de tous les niveaux. Vous y trouverez notamment une entrevue avec Jean-Noël Pontbriand, professeur à l'Université Laval, et auteur de L'écriture comme expérience, de même qu'un article signé Louise Bouchard sur la poésie comme vérité. Le second dossier vous propose, entre autres, une réflexion sur les problèmes que constitue l'étude des littératures canadiennes comparées, un regard sur le théâtre canadien-anglais au Québec, un article sur le thème du couple chez quatre nouvellières et une analyse du roman de Suzanne Jacob, Laura Laur.
MILLE ET UNE FAÇONS DE LIRE. La lecture joue un rôle primordial dans notre société. L'école doit donc sans cesse chercher des moyens efficaces pour la rendre accessible à tous les élèves et promouvoir le plaisir de lire, ce qui est impossible si la lecture est ardue et que les techniques de lecture ne sont pas maîtrisées. CONTES ET LÉGENDES. Deux professeurs de collège, Bertrand Bergeron et Nicole Guilbault, témoignent ici de leur expérience au moment où le nouveau programme de français (la Réforme Robillard) a écarté de sa grille l'étude du folklore, discipline pourtant essentielle pour connaître le passé d'un peuple et mieux préparer son avenir.
Dans ce numéro, un dossier littéraire sur nos VALEURS ET REPRÉSENTATIONS SOCIALES, qui se penche sur les valeurs sociales mises de l'avant par quelques auteurs québécois. Il n'est évidemment pas question d'affirmer que les valeurs identifiées dans ce numéro sont celles qui dominent la littérature aujourd'hui, ou qu'elles sont les seules représentatives du Québec contemporain. Mais nul doute que le lecteur qui entrerait dans les oeuvres que nous avons parcourues saurait déjà un peu plus ce que nous sommes... ou ce qu'il est. Aussi, un dossier pédagogique sur LE COMMENTAIRE DANS LA CORRECTION DES TEXTES.
Québec français consacre son dossier littéraire à ÉCRITURE ET SPORT AU QUÉBEC. On y trouvera les collaborations de quelques spécialistes comme, par exemple, Renald Bérubé, Aurélien Boivin, Georges Desmeules, Jean-Denis Côté, David Homel, Luc Dupont et Suzanne Laberge. Le dossier pédagogie, intitulé NOUVELLES TECHNOLOGIES ET ENSEIGNEMENT, traite de l'intégration des technologies de l'information et de la communication (TIC) en milieu scolaire, dans l'acquisition des savoirs de l'élève et dans le perfectionnement des maîtres; des environnements extranet; des centres de ressources multimédias.
DU BON USAGE DES MANUELS SCOLAIRES. Dans le milieu scolaire, on accepte le manuel comme un mal nécessaire ou un bien. Ce dossier se propose d'en soupeser les avantages et les inconvénients avec une petite enquête et plusieurs entrevues à l'appui. Aussi, D'UNE DÉCADENCE À UNE AUTRE, un dossier littéraire préparé et présenté par Georges Desmeules. La dernière décennie de ce siècle ressemble-t-elle à celle du siècle dernier? En effet, les années que nous vivons, celles de la dernière décade non seulement du siècle mais du millénaire, rappellent à bien des égards celles qui conclurent le siècle précédent.
Notre dossier pédagogique porte sur la notion d'explication. Avec notre dossier littéraire sur les GÉOGRAPHIES DE L'IMAGINAIRE, nous avons l'intention de vous proposer deux trajets, les deux touchant de près ou de loin au voyage, à la vie rêvée, imaginée. D'abord, nous avons voulu en faire une sorte d'initiation au récit de voyage en tant que genre qui possède des règles précises, mais aussi en tant que corpus méconnu et pourtant fascinant de la littérature mondiale. Ensuite, nous voulons vous inciter à parcourir avec nous les lieux de la fiction, des horizons imaginaires mais qui cherchent, paradoxalement, à revêtir tous les atours de la réalité.
Ici comme ailleurs, le phénomène humoristique occupe une place de choix dans la sphère culturelle comme dans tous les domaines de l'activité humaine. À quoi sert l'humour québécois? De quoi l'humour nous fait-il rire et comment? Les chroniqueurs se sont intéressés à Sol, le personnage de Marc Favreau, Plume Latraverse et son cliché ironique sur les pauvres et le comique intégré dans la bande dessinée. Côté pédagogie, on ouvre à nouveau le dossier sur L'ÉVALUATION. Dans une série d'articles, on y soulève des questions où "sa réelle signification, sa portée, son application continuent de faire l'objet de discussions interminables et d'interprétations multiples".
C'est dans "la vie" que les livres trouvent un monde; c'est dans les livres que "la vie" prend figure. Cette conviction, que la lecture d'oeuvres littéraires est une nécessité, doit bien sûr être transmise aux élèves. Dans les dossiers "pédagogie" et "littérature" de ce numéro, on trouvera des articles de réflexion sur les différents types de lecture, des contextes scolaires dans lesquels les jeunes sont encouragés à lire, des cahiers pratiques riches de propositions de lecture ainsi que des approches méthodologiques mettant en valeur certains des multiples aspects qui permettent de LIRE AU-DELÀ DE L'INTRIGUE d'un texte littéraire.
Dix ans plus tard, Québec français nous reparle de la nouvelle en tant que genre littéraire, ceci afin de convaincre le corps enseignant de l'utiliser afin d'initier leurs élèves à la lecture, à l'analyse et à l'écriture. Sous le titre D'ÉCRIRE LA NOUVELLE, on explique comment ce genre de récit, par sa brièveté, se prête bien à une foule d'expériences pédagogiques. Ce numéro comporte un autre dossier important... PROCESSUS DE LECTURE ET D'ÉCRITURE contient des articles de Françoise Armand, Sylvie Viola, Réal Bergeron et Bernard Harvey ainsi qu'un cahier pratique créé par Godeliève de Koninck et Evelyne Tran.